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 Be together {Mercy}

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Aiden Landley

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MessageSujet: Be together {Mercy}   Jeu 4 Mai - 19:52

Be together
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C’est Abe, ton cousin, qui a vendu la mèche, un peu maladroitement d’ailleurs, sur la présence de Mercy ici, sur le sol américain et plus largement dans la zone géographique de Virginie, dans laquelle tu évolues toi aussi. Tu vis, même. Tu te souviens être resté en arrêt un moment devant cette nouvelle, comme le souffle coupé par un coup trop grand ou un choc trop violent. Choc à la suite d’un dépit visible quant au fait de la revoir un jour. De la retrouver un jour. Bien sur tu aurais pu utiliser divers moyens détourner pour ça, mais non, tu ne voulais pas tricher. Tu ne voulais pas forcer le destin, même si tu commençais à te dire qu’il faudrait que tu commences à songer à tourner la page, à un moment ou à un autre.
Te voilà donc, assis sur ton canapé, prêt à partir. Le blouson de cuir sur les épaules, le casque de moto posé à côté de toi. Prêt à partir pour la rejoindre et affronter ton destin. Ton cœur bat à tout rompre alors que ton regard se perd dans le vide. Sur un point fictif, devant toi. Tu ne sais pas si tu dois le faire. Tu ne sais pas si tu en as les tripes alors que pourtant, c’est ce à quoi tu as toujours songé. C’est ce que tu as toujours voulu, depuis que tu t’es engagé. Servir ton pays, certes, mais la retrouver, avant tout. Quitte à parcourir le monde, en long en large et en travers. Pourtant, il était difficile, vu du ciel, de pouvoir apercevoir sa chevelure brune. Tu as commencé à te faire une raison, au fil des années. À quoi bon continuer d’espérer ? À quoi bon te raccrocher à ce souvenir passé, presque effacé, par les années et les épreuves ? Plus d’une fois, on t’a traité d’idiot, on t’a dit de tourner la page. Mais lorsque tu te perdais dans les bras des unes et des autres, femmes de passages ou de quelques mois, c’était à elle que tu pensais. C’était elle que tu voulais, vraiment. Le gout amer dans la bouche. Celui de la défaite. Tu l’as laissé filer, glisser, comme du grain de sable entre tes doits et aujourd’hui, tu t’en veux. Tu aurais peut-être dû te battre, un peu plus. Essayer, un peu plus fort.
Tu soupires, longuement, bruyamment, avant de finalement te lever. Tu n’as rien à perdre. Tu n’as plus rien à perdre. Si le rejet est trop intense, si elle a refait sa vie, tu n’auras qu’à tourner la page. Tu auras une raison valable de le faire. Une raison d’enfin laisser partir cet amour trop fort, trop viscéral.

Il ne te faut guère longtemps pour rejoindre Norfolk et son adresse sur la base. Un appartement, dans une résidence dédiée aux militaires. Tu te gares en bas, laisse là ton casque et ta moto, avant de passer machinalement une main dans ta tignasse blonde. Tu te sens nerveux, comme si tu allais affronter une cour martiale. C’est même peut être pire, car ce jour là, tu l’as rêvé plus d’une fois. Tu l’as imaginé, en long, en large et en travers. Tu as fabulé, de façon plus ou moins poussé, alors que tu étais à l’autre bout du monde, à fixer une vieille photo de vous. Certains t’ont trouvé pathétique, à te rattacher à ça, après toutes ces années. D’autres, au contraire, ont admiré ta détermination. Mais quand bien, tu savais que seul ton ressenti comptait. L’avis des autres t’importent peu. Après tout ce temps, tu as le droit à une réponse. Tu as le droit à un peu de certitude. Tu as le droit de rêver d’un futur ou au contraire, d’abandonner le passé.

Tu finis par gagner la résidence dans laquelle tu entres aisément. Préférant les escaliers, tu grimpes les étages, le cœur battant la chamade alors que déjà, tu arrives devant sa porte en un rien de temps. La condition physique oblige, une montée de quelques étages n’est qu’une gêne minime que tu ne ressens même pas dans ton souffle. Tu t’immobilises devant la porte blanche au numéro doré. Tu reste là, un instant. Quelques secondes, quelques minutes peut être, hésitant. Hésitant, mais pourquoi ? C’est ce que tu as toujours voulu Aiden, la retrouver, et maintenant que tu peux l’avoir en face de toi, tu vas te défiler ? Tu penches la tête en arrière avant de te mordre l’intérieur des joues. Puis, n’écoutant que ton courage, peut être ta témérité, tu frappes trois coups à la porte, et attends, rabattant tes bras le long de ton corps. Ca y est, tu ne peux plus reculer. Tu ne peux plus faire marche arrière. Tu dois juste affronter ton destin.

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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Mar 9 Mai - 3:14

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Depuis que Lukas est venu t’apprendre le décès de votre mère, tu as l’impression de te laisser porter par les jours, par la vie. Tu te lèves, tu t’entraînes à la base, tu te couches. Quand tu n’es pas à la base tu es soit dans un bar, soit avec Josh ou alors tu t’occupes avec Lukas de toutes les différentes démarches pour l’enterrement et la succession. Enfin la succession… c’est un bien grand mot, il n’y a rien à récupérer de toute façon. Ce qui n’empêche pas toute cette histoire de beaucoup te fatiguer nerveusement. Tu as la sensation de perdre pied, la mort de ta mère ne fait que te rappeler tous les choix que tu as dû faire à cause d’elle, les sacrifices que ça t’a couté. Les études que tu n’as pas pu faire, la relation avec tes frères et sœur qui n’a jamais vraiment été ce qu’elle aurait dû être, puis ta vie amoureuse qui a été très chaotique parce que tu ne t’autorisais plus vraiment à aimer. Du moins jusqu’à ce que tu apprennes le cancer de ta mère…

Il n’est pas spécialement tard quand tu gares ta moto dans le garage associé à ton appartement. Tu y laisses aussi ton casque et ta combinaison, ce qui te laisse en jeans avec un débardeur noir et tes rangers aux pieds. Tu passes ta main dans tes cheveux coupés à la garçonne pour éviter qu’ils ne ressemblent à un joyeux bordel, tu ne voudrais pas effrayer les éventuels voisins que tu pourrais croiser. Tu montes les escaliers tranquillement, tes clefs dans les mains, en réfléchissant à ce que tu vas te faire livrer ce soir, tu n’as pas envie de cuisiner ces derniers temps, ça te rappelle beaucoup trop ton adolescence à cuisiner pour tout le monde.

Alors que tu arrives à ton étage tu entends qu’on frappe à une porte, alors tu ne fais plus un bruit, tu ne veux pas déranger, néanmoins tu continues à avancer jusqu’à arriver devant chez toi où tu te figes, laissant échapper tes clefs qui s’écrasent dans un tintement au sol. Cette silhouette, cela fait peut-être huit ans que tu ne l’as pas vu, mais tu reconnaîtrais ce dos -et ce fessiers- n’importe où, n’importe quand. Ton cœur manque un battement, avant de repartir à mille à l’heure, tu as le souffle court, tu n’aurais jamais pensé que ce jour arriverait, tu avais espéré que ça n’arriverait pas. Des milliards de questions se bousculent dans ta tête. Comment t’a-t-il trouvé ? Pourquoi maintenant ? Depuis quand était-il à Virginia Beach ? Pourtant un seul mot s’échappa de tes lèvres. « Aiden. » souffles-tu dans un quasi murmure. Tu revois encore ce jour où tu lui as dit que c’était fini, que vous ne pouviez pas rester ensemble, pas alors que tu t’engageais, tu sentais encore ce goût amer dans la bouche alors que ton cœur se serrait à en crever dans ta poitrine, tu te rappelais encore l’odeur de son parfum, le goût de ses lèvres contre les tiennes, la sensation de son corps contre le tien… Tout ce que tu avais abandonné il y a huit ans parce que tu te refusais à lui imposer le sacrifice que tu faisais de ta vie pour prendre soin de ta famille. Après huit ans, tu n’avais rien oublié, c’est comme si c’était hier. Huit ans et il était là, sur le pas de ta porte.

Tu reprends tes esprits et te baisses pour ramasser tes clefs, en profitant pour tâcher de te recomposer un masque impassible. Tu es douée pour ça, tu as appris très jeune à contrôler tes émotions, à ne rien laisser paraître, tu voulais être l’opposé de ta mère. Quand tu te relèves pour lui faire à nouveau face ton visage n’exprime pas la moindre émotion. « Qu’est-ce que tu fais là ? » lui demandes-tu d’un ton neutre et calme alors que tu contournes son corps pour atteindre la serrure de ta porte pour l’ouvrir, si vous devez faire une scène tu préfèrerais encore que ça se fasse à l’abris des oreilles de tes voisins…


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Aiden Landley

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Dim 14 Mai - 22:51

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C’est le moment de vérité. Celui dont tu as tant rêvé, perdu à l’autre bout du monde. Une nuit de pleine lune, de pluie ou simplement d’été. Beaucoup disaient que tu n’étais qu’un utopiste, un rêveur, qui se raccrochait à une relation perdue, abandonnée, depuis bien trop longtemps. Mais toi, tu as toujours voulu y croire. Dans le fond, sous ton imposante carrure, tes sourires et ta force de caractère, tu es un romantique. Un romantique qui croit au grand amour, au coup de foudre, à cette lueur douce et enivrante, au fond des yeux de Mercy. Son départ, tu n’as pas voulu y croire. Déni de la fin d’une époque, d’une partie de ta vie. Ce gout amer de la défaite. Du fait que vous n’aviez pas fini de vivre, tout ce que le destin avait prévu pour vous.
Ton cœur tambourine contre ta poitrine, alors que tu attends, patiemment. Sauf que tu n’as pas le temps d’attendre bien longtemps, qu’un bruit attire ton attention. Un bruit et ton prénom, une voix. Féminine et affligée de quelques années et peut être de quelques clopes. Tu tournes le visage, immédiatement, pour la voir. Elle. Celle que tu attends comme le messie, celle qui doit décider, de l’avenir de vos vies.

Tu en restes silencieux, figé, un instant. Comme si en une fraction de seconde, tu rattrapais des années de vie. Tu détailles ta silhouette, un instant, brièvement, furtivement, parce que définitivement, ton regard reste perdu dans le sombre de ses prunelles. « Mercedes… » Parviens tu à murmurer, doucement, presque évasif et encore surpris. C’est elle, c’est bien elle. Tu pourrais dire qu’elle n’a pas changé, pourtant en huit ans, vous avez eu le loisir de devenir adulte. Le loisir de voir les horreurs de la guerre et les joies des victoires. Tu n’arrives même pas à s’approcher, alors qu’elle, bouge, se penche pour ramasser ses clés. Tu restes là, silencieux et presque idiot. Le chef d’escadron qui perd tout ses moyens, tu sais que les gars de ton équipe en riraient, mais là, toi, tu te sens simplement perdu. Tu ne sais plus comment réagir alors que ce jour là, dieu sait que tu l’as imaginé.
Sauf que lorsqu’elle se redresse vers toi, s’approchant, son visage n’affiche plus la surprise. Son visage n’affiche plus rien. Plus aucune émotion, plus aucun ressenti. Plus qu’un d’autre qu’un masque glacial et froid. Impassible. « Je suis venu te voir… Enfin quand… Quand j’ai su que tu étais ici, je… Je devais venir te parler » Réussis tu à balbutier, un peu difficilement, parce que tu te sens idiot à être si intimidé par cette situation. Tu fronces les sourcils, baissant un instant le regard alors que déjà, elle te contourne pour ouvrir sa porte et pénétrer chez elle. Appartement dans lequel tu entres à sa suite, refermant derrière toi, derrière vous. Tu imagines qu’elle ne veut pas que vous parliez dans le couloir, à la vue de tous. Offrant une scène intime aux oreilles indiscrètes.

Tu fais quelques pas, t’avançant chez elle, presque timidement alors que pourtant, tu ne l’es en rien. Tu observes sommairement, avant de caler tes prunelles claires sur ton visage. Est-ce que c’est le moment où tu dois lâcher tout ce que tu as sur le cœur ? Peut être a t-elle refait sa vie ? Peut être a t-elle quelqu’un, qui partage son quotidien, ses joies et ses peines. Peut être que tu arrives trop tard, avec ton envolé romantique transpirant de vérité. Mais maintenant que tu es là, devant elle, tu ne peux plus reculer. Tu dois lui dire, tu dois lui avouer, ne serait-ce que pour le salut de ton âme. Ne serait-ce que pour réussir à passer à autre chose, si elle est heureuse, ici, loin de toi et de ta vie. « Toutes ces années, je n’ai pas été capable de t’oublier, tu sais… Ce n’est pas faute d’avoir essayé, après que tu aies disparu » Lâches-tu avec un sourire amer. Tu ne dis pas ça pour les escapades d’un soir, mais bel et bien pour tes voyages à travers le monde, tes missions, ton équipe. Autre chose. « Alors je suis désolé de débarquer comme ça, pas loin de dix ans après mais… J’ai trop de choses à te dire Mercedes ».

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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Jeu 18 Mai - 4:18

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Tu rentres dans ton appartement, comme tu l’as fait des dizaines de fois déjà depuis que tu es à Virginia Beach, mais cette fois tu es accompagnée d’un homme, et pas celui dont tu as l’habitude. Non cette fois c’est un homme que tu aimais pendant trois longues années, et qu’au fond tu n’as jamais vraiment cessé d’aimer : Aiden. Dans ton petit trois pièces, rien ne laisse penser que tu sois avec quelqu’un, il n’y a que des photos avec ta famille ou tes différentes équipes SEALs. Il y en a avec Josh évidemment, mais de l’époque où il avait pris ton entraînement et ta formation en main, rien qui ne puisse déceler autre chose qu’une amitié et un profond respect entre vous. Même si vous n’êtes plus instructeur et élève depuis longtemps, que vous n’êtes pas dans la même faction, vous êtes désormais dans la même base et ce depuis l’annonce du cancer de ta mère, soit le même moment où Josh et toi avez fini par passer un cap dans votre relation autrefois purement amicale. Raisons pour laquelle vous ne souhaitez pas que votre relation soit découverte par vos supérieurs, vous craignez les sanctions et répercutions que cela pourrait avoir sur vos carrières, ou plutôt sur celle de Josh, toi tu te fiches pas mal de ta carrière au fond. Tu ne t’es engagée que pour supporter financièrement tes frères et sœur.

En entrant tu balances tes clefs dans la petite corbeille en osier posé sur le meuble à chaussures de l’entrée, comme tu en as l’habitude, tu essayes de te rattacher à ta routine habituelle pour garder une contenance. Tu ne peux pas te laisser aller à ce que tu ressens, c’est trop dangereux, pour tout le monde. Tu es chez toi et pourtant tu te sens prise au piège lorsqu’il referme la porte de ton appartement. C’est stupide au fond, c’est toi qui l’a, tacitement, invité à entrer. Tu te retournes pour pouvoir lui faire face et commencer cette conversation qu’il semble désirer si ardemment. Tu n’as pas la moindre idée de ce que tu fois faire, tu ne t’es jamais préparée à l’éventualité de le revoir, encore moins parce qu’il te cherchait. Tu sens ton cœur battre à tout rompre dans ta cage thoracique, tu te demandes comment il fait pour y rester. Tu te mords la lèvre quand Aiden reprend finalement la parole. Tu n’as pas envie d’entendre ça, tu ne veux pas savoir que tu l’as empêché d’être heureux en le quittant, tu n’éprouves pas le moindre désir de te faire dire qu’il a été incapable de passer à autre chose après toi. Tu ne veux pas être celle qui a détruit sa vie alors que ce que tout ce que tu voulais était justement de l’épargner.

Tu avales difficilement ta salive pour tâcher de répondre à ton tour, mais répondre quoi exactement ? Si seulement tu savais. Lui dire que tu n’as pas la moindre envie d’écouter ce qu’il a à te dire ne te parait pas la meilleure solution, au fond tu lui dois bien ça… C’est sans doute ce qu’il te dirait d’ailleurs, qu’après l’avoir quitté sans lui laisser le temps de dire quoique ce soit, tu dois au moins l’écouter… Même si ce qu’il a à te dire va très certainement te déplaire et te faire mal. Le problème ? C’est que tu n’as jamais vraiment été du genre à rendre les armes sans te battre, même quand lutter est la pire des solutions. « Tu l’as dit, ça fait presque dix ans. » persiffles-tu d’une voix dure. « Je ne comprends pas bien ce que tu espères ou ne serait-ce ce que tu attends de ça. » ajoutes-tu, cinglante, sur la défensive, ou plutôt à deux doigts de lancer l’offensive. Cette conversation ne vous mènera à rien, si ce n’est vous faire plus de mal encore à tous les deux. Tu es presque prête à abattre la carte du décès de ta mère pour qu’il s’en aille, certains jours tu as déjà suffisamment de mal à garder ton calme et ton sang-froid tu n’as pas besoin d’en rajouter, pas maintenant. Ni  jamais en fait. « Mais puisque je suppose que de toute façon cette conversation aura lieu, tu m’excuseras si je bois en t’écoutant. » siffles-tu en te rendant dans la cuisine -américaine pour optimiser l’espace- où tu prends une bouteille de Chardonnay et deux verres avant de repasser de l’autre côté du bar américain qui sépare la cuisine du salon/salle-à-manger. Tu t’affales nonchalamment au fond de l’un de tes fauteuils, tu ne veux pas lui donner l’occasion de s’asseoir à côté de toi en choisissant le canapé. « Voilà. J’écoute. » lances-tu avec une pointe de sarcasme dans la voix alors que tu tends ton verre largement rempli de cette ambroisie qui, tu l’espères, t’aideras à supporter la douleur que tu te prépares déjà à endurer.


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Aiden Landley

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Mar 30 Mai - 11:04

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Tu la sens bien sur la défensive. Son attitude est froide, presque détachée. Comme si ta seule présence n’est qu’un agacement supplémentaire dans une vie probablement stressante et souvent difficile. Vie que tu embrasses toi aussi depuis quelques années. Depuis que tu as choisi l’armée et son lot de difficultés. Evidemment, la meilleure chose à faire pour toi aurait simplement été de l’oublier. De tout oublier. De tirer un trait épais sur le passé et ce que vous avez pu être. Mais dans tes pensées, revient sans cesse vos joies et vos bonheurs. Tout l’amour que tu lui as donné et qu’elle t’a rendu, pendant trois longues années. C’était idiot, mais tu te sentais plus léger, presque voleter dans une bulle qui n’appartenait qu’à vous. Tu aspirais à une normalité presque décevante et qui pourtant entre vous, n’était que beauté.
Tu essayes d’affronter son regard, mais elle se veut fuyante. Comme si être proche de toi n’est que douleur et affliction. Tu penches un instant la tête en arrière lorsqu’elle parle de boire en t’écoutant. Est-ce une si bonne idée, finalement ? D’être là et de vouloir lui balancer tes quatre vérités au visage ? Plus elle te répond froidement, plus tu doutes de toi et de tes sentiments, de toi et de ton envie, après toutes ces années, de lui dire en face ce que tu as toujours pensé. Ce qui t’a obsédé. « Vas-y je t’en prie » Lâches-tu simplement, accompagné d’un geste évasif de la main, même si elle n’attend pas réellement ton approbation pour s’élancer vers la cuisine. Tu la regardes faire un instant, avant de perdre ton regard sur son appartement dénué d’un trop-plein d’effets personnels. Tu viens machinalement mettre tes mains dans tes poches, comme pour essayer d’adopter une posture plus détendue alors que dans le fond, tu n’es que nervosité.

Mercy prend place sur un fauteuil et tu la rejoint en prenant place sur le canapé à côté. Tu imagines que là encore, elle te fuit, mais tu ne préfères pas te poser trop de questions. Qu’importe, tu es là pour lui offrir une vérité enfouis, soulager ton cœur et ton âme. Si elle décide de te rejeter après cela, tu auras au moins la conscience tranquille. Tu auras soulagé ton cœur et ton esprit d’un trop-plein de pensées et de ressentiment. Tu auras offert les non-dits qui pendant des années, n’ont fait que te hanter. Mercy partit trop vite pour que tu lui offres réellement une réponse. Tu n’as fait que subir, à cette époque, à son départ. Aujourd’hui, tu veux être l’acteur de ton destin. Tu veux décider et prendre les choses en main. Tu cales donc tes coudes sur tes cuisses légèrement écartées, frottant un instant ton menton comme pour chercher les mots justes. Tu as le regard un brin fuyant, incapable de totalement la fixer. « Je ne sais pas ce que j’espère, je crois que je n’ai pas d’attentes particulières, mais tu es parti tellement vite à l’époque que je n’ai pas eue le temps de te dire tout ce que j’aurais voulu te dire. Ne t’en fais pas, je ne vais pas te harceler après ça, tu seras libre de vivre ta vie comme tu l’entends » Tu fixes la table basse, le cœur gros. Oui, en vérité, ton égoïsme ne veut pas la laisser vivre sa vie loin de toi, mais tu n’as aucun pouvoir sur ses décisions. Comme déjà à l’époque. Tu te sens si vulnérable là devant elle, toi le chef d’escadron respecté et confiant. Ici, tu n’es qu’un pauvre adolescent amoureux, le cœur encore brisé par les épreuves. Mais tu redresses la tête finalement, le regard clair vers elle, qui sirote son verre un peu trop vite. Probablement pour noyer cette conversation dans les effluves de l’alcool.

« Je… » Tu marques une pause, ne sachant pas trop par où commencer. « On avait quelque chose de bien, de réel, à l’époque. Je ne dirais pas que tu as tout foutu en l’air, parce que tu avais tes raisons mais… M’abandonner pour que je sois plus heureux, ça n’a pas marché » Tu marques une pause, insistant sur ce dernier mot alors que ton regard brille légèrement face à cette déclaration. « On n’avait pas fini de vivre tout ce qu’on devait vivre, on avait encore de beaux jours devant nous et j’aurais pu rester, j’aurais pu tout supporter pour toi, t’attendre même » Oui tu l’avoues, tu aurais pu. Tu peux tout faire, pour elle. « Je n’ai jamais pu t’oublier parce que tu es l’amour de ma vie Mercedes. Même si tu ne veux plus l’être, même si tu as probablement refait ta vie » Tu déglutis à cette dernière parole, le cœur au bord des lèvres. L’imaginer avec un autre ne te met pas en colère, mais te fait simplement de la peine. « Je sonne peut-être comme les vieux films romantiques que tu n’aimais pas mais… Je crois que j’avais besoin de te dire ça. Je t’ai cherché toutes ces années pour te dire ces quelques mots probablement ridicules, mais j’crois que j’avais besoin de ça » Tu baisses de nouveau le regard, une partie de toi se dit qu’elle va probablement te rejeter, te balancer que tu es pitoyable de l’avoir attendu, en un sens, tout ce temps. Ca te fait mal d’avance, mais peut être as-tu besoin de ça pour tourner la page.
Tu n’oses pas encore te lever pour partir, pour la laisser. Tu as besoin d’une réponse, même acerbe. D’un quelque chose, qui influera probablement sur ton futur, même si dans le fond, tu doutes pouvoir tirer un trait sur tout ça, aussi facilement. Après tout, tu n’as jamais été capable de le faire, en presque dix années de vie.

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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Jeu 1 Juin - 0:47

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Tu fais mine de l’ignorer alors qu’il s’assoit sur le canapé près de toi, pourtant tu ne peux t’empêcher de jeter un regard en coin sur lui. Sa présence t’électrise toujours autant, sa vue te fait toujours battre le cœur plus fort même si à présent ce sentiment s’accompagne d’un léger pincement. Tu n’as jamais pu l’oublier complètement, tu as longtemps porté le deuil de votre relation bien que le choix fût le tien. Aujourd’hui encore, alors que tu as commencé à te reconstruire avec un autre, une part de ton cœur continue d’appartenir à ton premier amour. Tu sirotes ton vin pour tenter de te donner une contenance, sauver les apparences et faire croire que tu maîtrises parfaitement cette situation quand tu es, en vérité, à deux doigts de lui demander de partir.

Tu l’écoutes en silence, laissant échapper un ricanement quand il te dit qu’il te laissera vivre ta vie comme tu l’entends. Quelle blague… tu n’as jamais été libre de vivre ta vie comme tu l’entendais, tu as toujours dû prendre en charge ta famille avec l’aide de Lukas. Vous deux, les aînés, vous n’avez jamais vraiment pu faire ce que vous vouliez, vous avez sacrifié vos vies et vos désirs pour que les jumeaux et Mia n’est pas à le faire. « Je n’ai jamais été libre. » ne peux-tu t’empêcher d’ailleurs de grommeler entre deux gorgées de vin. La mort de ta mère n’y changera rien d’ailleurs, tu te sens toujours responsables pour tes cadets malgré qu’ils soient tous en âge de se prendre en charge seuls.

Tu continues à le regarder en coin, tournant le regard dès que tu le vois faire mine de relever la tête vers toi, tu refuses de croiser son regard, car tu sais qu’il pourrait voir l’amour que tu éprouves toujours pour lui dans les tiens. Tu ne peux pas te permettre de le laisser voir à quel point ton cœur bat encore pour lui, ce ne serait juste ni pour lui, ni pour Josh, ni pour toi. Ton cœur se serre un peu plus quand tu l’entends parler de ce que vous aviez, tes yeux se mettent à briller quand il finit par te dire ce que tu craignais, qu’il n’a jamais réussi à trouver le bonheur sans toi. Tu ne voulais pas lui faire de mal, tu souhaitais qu’il soit heureux, quelque chose que tu ne pensais pas être capable de lui offrir à l’époque et que tu restes persuadée de ne pas être celle qui puisse le rendre heureux encore aujourd’hui. Tu n’es plus la femme qu’il a aimé depuis bien longtemps et tu ne penses pas pouvoir la redevenir un jour.

Des gouttes salées finissent par s’échapper de tes yeux jusqu’à rouler sur tes joues, que tu essuies discrètement avant de finir ton verre et t’en resservir un. Si la conversation durait trop longtemps, il y avait des risques que tu ne t’en rappelles pas dans son intégralité, ou que tu finisses par dire ou faire une connerie… « Tu ne méritais pas de passer ta vie à m’attendre… » souffles-tu dans un murmure avant de reprendre une gorgée de vin puis de t’essuyer rageusement les yeux. Aiden a toujours su t’atteindre avec ses mots, le fait que tu sois constamment sur le fil du rasoir émotionnellement depuis que tu as appris la mort de ta mère il y a quelques jours n’arrange rien.
Tu soupires en hochant la tête quand il mentionne les films romantiques, ce n’était pas que tu ne les aimais pas, c’est que tu n’avais pas le temps pour croire aux contes de fées. Pour toi ces histoires de grand amour, de l’âme-sœur unique ça n’était bon que pour celles et ceux qui avaient toujours tout eu dans leur vie, pas pour toi qui devait te battre chaque jour pour la survie de ta famille. « Tu l’as dit, on avait. » siffles-tu d’une voix que tu essayes de rendre cinglante malgré les sanglots que tu caches au fond de ta gorge. « L’amour de ta vie est morte sur les champs de bataille, j’ai changé Aiden, je ne suis plus celle que tu as connu, celle dont tu te souviens. Et je ne le serais plus jamais… » assènes-tu avant d’avaler une autre lampée de vin. L’alcool t’aide à rebâtir tes barrières, enfouit ta douleur sous une montagne de colère qui te rend plus acerbe quand tu reprends la parole.  « Cela dit je me dois d’admirer le timing une fois encore. » persifles-tu en levant ton verre en direction de ton premier amour, sans pour autant lui jeter un regard. « On s’était rencontré peu de temps avant la mort de mon père, et tu reviens à peine quelques jours après le décès de ma génitrice. Si je croyais à toutes ces conneries de destin je dirais que l’Univers essaye de nous faire passer un message, comme quoi nous ne sommes pas faits pour être heureux ensemble. » soupires-tu presque tristement avant de finir ton second verre que tu t’empresses d’emplir à nouveau. « Qu’on s’aime ou non ça ne change rien, je ne pourrais jamais te rendre heureux Aiden. Plus maintenant. » termines-tu en laissant finalement tes larmes silencieuses rouler sur tes joues, ça ne sert à rien d’essayer de les cacher de toute façon.

Si tu voulais mettre un terme à votre conversation une bonne fois pour toute tu pourrais tout simplement lui dire qu’en effet tu as refait ta vie, que tu es passé à autre chose, que tu es tombée amoureuse d’un autre homme… Mais une part de toi a, en réalité, autant besoin que lui de cette discussion. Tu ne veux pas, déjà, le laisser repartir, tu ne le peux plus… Tu sais que vous allez en souffrir tous les deux, que Josh va en souffrir aussi, mais l’alcool commence à faire son œuvre et brouille ta perception de la situation, il noie les limites entre tes désirs et tes devoirs. Ce qui risque d’être très dangereux pour vous deux.


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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Mar 6 Juin - 23:34

Be together
Mercy & Aiden
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Tu lâches tout ce que tu as sur le cœur. Tout le ressentiment, la douleur, les peines, les questions, les doutes. Tout. C’est un peu bancal, un peu abrupt, peut-être. Un peu trop sentimental. Surement. Mais c’est toi, ce que tu es, ce que tu as toujours été, ce que tu as toujours ressenti. Tu ne relèves même pas lorsqu’elle crache, dans un murmure cependant, qu’elle n’a pas été libre. Ou encore lorsqu’elle déclare que tu ne méritais pas de l’attendre, toute ta vie. Mais si seulement tu avais été capable de contrôler tes sentiments. De dire à ton cœur d’arrêter de l’aimer, parce que ça aurait été tellement plus simple. Mais non, tu en as été bien incapable. Incapable de t’avouer vaincu, de baisser les bras, d’abandonner. Tenace. Déterminé. L’envie de pouvoir tout lui offrir, tout lui balancer, comme pour soulager ton âme et voir si finalement, tu pourrais, après ça, tourner la page. Après ton éventuel rejet.
Chose qui ne se fait guère attendre. Parce que ses paroles sont dures. Son ton est froid, détaché. Elle n’est plus celle que tu as connue, plus celle que tu as aimée. Juste une façade, peut être, qui te fait plus de mal qu’autre chose, même si tu demeures de marbre, le regard axé vers elle. Sur elle.

Plus jamais la même, elle ne sera plus jamais la même. Au fond, tu l’as toujours su, pour être toi aussi parti. Pour avoir toi aussi, risqué ta vie. Tu sais qu’après cette expérience, il est bien difficile de conserver un masque, de conserver l’insouciance et la légèreté de la plupart des gens. La perception du monde change, celle de sa propre vie, avec. « Je sais… Je sais ce que c’est » Parviens tu à murmurer un instant, avec un sourire amer au coin des lèvres, qui s’évapore aussitôt. Elle renchérit, en reprenant du vin. Tu vois bien qu’elle essaye de se saouler. Trop boire, pour tout oublier. Pour noyer ses sentiments et les tiens avec. Emporter par les vagues de votre passé, balayé, fracassé. En même temps que tes rêves de vous revoir ensembles, heureux, insouciants, comme avant. Tu déglutis, quand elle parle de timing, avant de lever les yeux vers elle. Ton regard azur ayant dérivé jusqu’à tes mains que tu tritures nerveusement. Ses explications jettent un froid, ton cœur s’emballe. Remords, regrets, de lui infliger tout ça. Probablement plus de mal que de bien, alors qu’elle vient de perdre sa mère. « Je suis désolé… Je ne savais pas » Tu te sens mal, foutrement mal. Si seulement tu avais pu le savoir tu aurais attendu. Tu ne serais peut-être même pas venu, lui balancer égoïstement ce que toi tu ressens. Toi, et peut être bien toi seul, finalement. Cette seule pensée te mine complètement, mais là encore, tu te contentes de déglutir. Ravaler tes sentiments. Ravaler tout ce que tu ressens. La dureté de ses paroles qui sont comme des lacérations sur ton âme.

« Peut être… » Lâches-tu lorsqu’elle parle du signe du destin. Oui, peut être qu’elle a raison. Tu avais surement besoin de ça, de l’entendre dire, pour tourner la page. Noyer une bonne fois pour toute ton chagrin et tirer un trait, droit et dur, sur le passé. Ce passé auquel tu t’es rattaché, refusant à ton cœur d’avancer.
Mais tu te dois de tenter encore un peu. D’essayer, encore un peu, pour ne pas regretter. Pour ne plus regretter. Pour ne plus avoir de regrets, de ne pas avoir tout dit. Alors tu te lèves pour t’approcher, poser un genou à terre pour équilibrer le poids de ton cœur, devant le fauteuil où elle est installée et lui prendre la main. « Tu n’en sais rien Mercedes. Je suis prêt à tout endurer, à t’attendre, à soigner les blessures de ton cœur et de ton corps. Je suis prêt à tout vivre pour toi, parce que putain, je t’aime » Ta voix a grimpé en intensité sur la fin, tu aurais pu lui crier ces derniers mots, mais non. Tu te contentes d’ancrer ton regard dans le sien, comme un désespéré. Perdu, raccroché à une faible corde pour ne pas quitter complètement le navire et te laisser engloutir par les flots agités de ta vie. Non, tu veux y croire, encore un peu. Tenter le tout pour le tout, ta dernière chance. Ta dernière carte à abattre. La vérité sur tes sentiments et ton cœur qui s’emballe à cette seule révélation. Oui tu l’aimes, comme un fou. Tu l’aimes, à en crever, même si à cause de ça, tu vas probablement devoir endurer le plus dur rejet de ton existence. Celui-là même que tu as refusé d’appréhender. Celui là même que tu as refusé d’évoquer. Trop aveuglé.

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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Ven 9 Juin - 0:00

Be together
feat. Aiden Landley


Tu as fini par abandonner les armes, laissant tes larmes couler sans même essayé de les cacher. Tu te dis qu’au pire tu pourras mettre ça sur le dos du décès de ta mère. Bien que tu doutes fortement qu’Aiden ne soit dupe. Tu enchaînes aussi les verres, noyant ta douleur. Tu roules des yeux quand tu l’entends arguer qu’il sait ce que c’est, tu ignores que lui aussi s’est engagé depuis, alors tu penses qu’il dit ça sans rien savoir en réalité. Et ça t’agace d’ailleurs, tu détestes les gens qui te disent comprendre ce que tu vis, ta douleur ou les démons qui te hantent. Tu balayes d’un mouvement de main ses excuses, vidant ton verre de vin, comment aurait-il pu savoir de toute façon ? Peut-être par Lukas éventuellement… Mais tu ne crois pas que lui, tout comme toi, n’ait pris la peine de prévenir quiconque, trop occupé que vous l’étiez à vous charger des obsèques.
Tu ne sais pas trop à combien de verres tu en es, pourtant tu t’es saisie de la bouteille, pour continuer à boire directement au goulot. Tant pis s’il pense que tu as viré alcoolique, c’est peut-être vrai d’ailleurs. Au moins il comprendrait à quel point tu n’es plus la même, il saurait que tu n’as plus rien à voir avec la Mercedes qu’il a aimé et qui l’a aimé. Tu l’aimes encore, c’est une évidence, tu ne penses pas être capable de pouvoir arrêter un jour, mais tu es trop différente aujourd’hui. Tu es brisée, chaque épreuve de plus que tu dois affronter ne fait que rendre plus difficile ta reconstruction, malgré la présence rassurante de Josh à tes côtés. Il a vu la vie te détruire peu à peu, il comprend ta douleur. Aiden ne pourrait pas comprendre quand bien même tu aurais la force de lui expliquer tout ce que tu as vécu depuis les huit dernières années, tu restes persuadée qu’il ne réussirait pas à saisir pourquoi tu as tant changé.

Tu n’as pas le temps de réagir que déjà il s’est posté à genou devant toi et que sa main s’est saisi de la tienne. Tu tressailles à son contact. Tu te sens comme un lapin pris dans les phares : piégée. Mais ses paroles te refont prendre vie, tu lui arraches cette main qu’il tient et tu t’extirpes du fauteuil pour t’éloigner de lui. Tu manques de te rétamer sur le sol, tu ne dois d’être encore debout qu’à une bonne dose de chance et à toutes ces années d’arts du combat. « C’est toi qui ne sais rien ! Tu ne sais rien de ce que j’ai vécu pendant huit ans, tu ne sais rien de ce qu’est l’horreur des missions à l’étranger ! » exploses-tu en pointant un doigt à la fois rageur et accusateur vers lui. « Il n’y a qu’un militaire qui pourrait avoir une vague petite idée ! » argues-tu tandis que son « Je sais ce que c’est. » quelques minutes plus tôt. Tu te forces à l’observer un instant, à la regarder vraiment. Cette droiture dans la posture qu’on finit par adopter, sans même sans rendre compte, en tout circonstance. Ce regard légèrement plus sombre, cette noirceur qui n’apparait que chez les militaires. « Ne me dis pas que… » souffles-tu horrifiée, tu l’as quitté parce que tu voulais le tenir éloigné de ce monde, du moins de ne pas l’y enfoncé plus qu’il ne l’était déjà par son grand-père. Et il avait foncé tête baissée dedans. C’est plus fort que toi, tu finis par éclater de rire. Un rire nerveux, sans joie, un rire à vous glacer le sang. « Quelle ironie. » marmonnes-tu avant d’avaler une rasade de vin. « Air Force je suppose ? Tu as suivi l’exemple de papy, évidemment, hein ? » grognes-tu à moitié.
Tu aurais presque envie de lui dire que deux militaires ensemble n’ont aucun avenir, mais tu serais bien trop hypocrite vu ta liaison avec ton ancien mentor. Alors tu préfères une autre approche, la vérité, ou du moins une partie. « Tu ne peux pas me sauver Aiden. Il n’y a plus rien à sauver. » souffles-tu tristement, avec résignation, comme si ça ne te faisait rien de te savoir morte intérieurement. « Peu importe l’amour qu’on puisse se porter l’un à l’autre, c’était il y a longtemps. Nous ne sommes plus ces deux ados qui s’étaient trouvés et se nourrissaient de leur amour pour se soutenir mutuellement. » te remémores-tu avec nostalgie et ton cœur qui se serre en se rappelant votre rupture, que tu avais choisi d’ailleurs. « Je n’ai plus rien à t’offrir Aiden… » soupires-tu en te frottant le bras de ta main libre, l’autre toujours fermement agrippée à la bouteille de vin qui pourrait presque être comparée au doudou d’un enfant qui vient de faire un cauchemar en cet instant. « Même si je t’aime toujours. » murmures-tu presque pour toi-même, sans réellement te rendre compte de l’avoir prononcé à voix haute.

Oh ça oui tu l’aimes toujours, à en crever. Mais tu aimes aussi Josh, d’un amour différent. C’est comme si Aiden entraînait un amour incendiaire, un grand feu qui brûle et vous enflamme, une passion brulante qui grandi jusqu’à son paroxysme et vous laisse essoufflée quand vous vous séparez l’un de l’autre. Josh est plus comme une coulée de lave, qui monte lentement, vous emplit, vous nourrit de sa chaleur, constamment. Une passion réconforte qui est toujours là pour vous soutenir, vous combler. Comme tout volcan lui aussi explose de temps en temps, vous emporte dans une frénésie incontrôlable. Mais ensuite sa chaleur réconfortante est là, elle ne vous quitte pas. Les deux ont toujours su t’apporter énormément, de manière différente, si tu devais vraiment choisir, de manière égoïste, en ne prenant compte que de ce que tu veux, tu serais sans doute incapable de savoir lequel tu aimes le plus. Alors tu es bien contente de ne pas avoir à prendre cette décision de cette manière. Tu as quitté Aiden il y a huit, tu voulais le protéger de celle que tu deviendrais et tu le veux toujours. Tu es avec Josh, un homme qui t’a entraîné et qui savait que tu changerais, que tu t’endurcirais, qui a été là quand Anya est morte il y a cinq ans, qui a su être présent aussi quand tu as appris pour le cancer de ta mère, aujourd’hui encore il est là pour toi, pour gérer le décès de ta génitrice. Tu as une dette envers ton mentor en plus de l’amour que tu lui portes, tu ne peux pas le quitter pour retourner avec ton premier grand amour pour la simple raison que ton cœur se languit toujours autant de lui après huit ans passé loin de l’autre.


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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Mar 18 Juil - 18:01

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Elle s’éloigne vivement et pendant un instant, tu te demandes si tu n’en as pas trop fait. Si tu n’y es pas allé trop fort, juste parce qu’au fond de toi, tout se consume. Tu peux sentir tes tripes nouées et ton cœur emballé. Tu peux sentir toute l’intensité des sentiments que tu lui portes et que tu lui balances en plein quelques dizaines de minutes après vos retrouvailles. Pendant, vos retrouvailles, finalement. Mais ce moment, tu y as trop songé pour prendre ton temps. Tu en as trop rêvé pour réfléchir outre mesure. Tu avais besoin de tout lui avouer, y compris tes sentiments, demeurés presque intact. Un amour jamais oublié, toujours là, dans un coin, malgré tes multiples tentatives pour un peu plus de sanité d’esprit. Son rejet, tu ne l’avais pas vu venir. Envisagé oui, mais de là à subir la violence de sa réaction… Tu ne voulais pas réellement envie d’y songer, de l’imaginer. Tu te redresses, pour ensuite te tourner, lui faire face, les mains qui viennent se greffer dans tes poches tandis que tu pinces les lèvres, baissant un instant le regard sur le sol. Bien sur que tu connais. Que tu ne connais que trop bien. Un engagement pris sur un coup de tête, poussé par ton grand père. Les missions à l’étranger à risquer toi aussi ta peau, ta carcasse. Tu n’étais peut être pas au milieu des balles, à manger la poussière et la boue, mais ton engagement n’en était pas moins dangereux. À voleter dans le ciel, entre les défenses anti-aérienne et les missiles. À perdre quelques frères d’arme, de mission, dont la survie était inenvisageable. La mort peut vous frapper si facilement, là haut dans le ciel, lancé à une vitesse bien trop impressionnante. Sujet à une pression constante où chaque faux mouvement peut vous couter la vie. Tu finis par relever les yeux vers elle lorsqu’elle se rend compte. Lorsque ton visage parle pour toi. Tu lui as dit, un peu plus tôt, que tu sais ce que sait, sans explicitement lui avouer que tu l’as vécu. Elle ne voulait de toute façon pas t’écouter, jusqu’en cet instant. Tu ne dis rien, tu l’observes, tu ancres un regard légèrement penaud dans le sien, baissant de nouveau la tête pour la relever un instant plus tard.

Le cinglant de ses mots, lorsqu’elle évoque ton grand-père, te sors finalement d’un silence presque pesant. Mais tu n’avais rien à dire, rien à renchérir. Tout à lui laisser comprendre. « Oui Air force, c’était une évidence » Avoues-tu finalement. Oui parce qu’au delà de son ton suffisant, l’aviation, le pilotage et de ce fait plus largement l’Air Force ont toujours été une passion chez toi. Passion bercé par ton grand père. Passion entretenu par ce dernier qui aurait pu en pleurer de joie lorsque tu lui as avoué t’engager, sans lui en offrir les véritables raisons. Le patriotisme en était une, pas complètement fausse, mais pas la principale en tout cas. Mercedes. C’était pour ça. Mettre un pied dans son monde avec comme espoir que cela vous rapprocherez. Il en aura fallut du temps, mais finalement, c’est grâce à ce choix là que tu te tiens dans son appartement aujourd’hui. Ce choix que tu n’as jamais regretté, pas une seule fois dans ta vie. Même durant les périodes plus sombre de ton histoire. Te campant sur tes pieds, légèrement écartés l’un de l’autre, tu gardes tes mains dans tes poches mais ancre de nouveau ton regard sur son visage, ses lèvres, ses yeux, chacune de ses expressions que tu parviens à capter. Elle n’en a pas terminé, tu le sais, mais ses mots, succédant au dédain des précédents, te font plus de mal qu’autre chose. Tu sens son désespoir, presque une certaine névrose face à elle même. Face à celle qu’elle est devenue et que tu ne peux apparemment plus sauver. Pourtant, derrière tout ça, tu peux sentir son attachement, réciproque. Tu ne dis rien, tu la laisses continuer, s’exprimer, te cracher toutes ces tristes paroles. Tu voudrais la prendre dans tes bras, l’entourer des tiens, la gratifier d’une étreinte rassurante. Mais tu sais que tu ne peux pas. Que tu n’en as pas le droit. Que tout réel contact semble prohibé. « Je ne veux pas croire qu’il n’y a plus rien à sauver. C’était peut être il y a longtemps, notre histoire, mais ce n’est pas pour autant qu’on n’a pas le droit à une seconde chance. Pour moi, lorsque tu es parti, tout n’était pas dit ou fait. J’ai eu ce sentiment d’inachevé toutes ces années. Je ne peux pas faire une croix sur toi, sur nous, aussi facilement… » Lâches-tu enfin en réponse, le regard presque implorant, brillant de l’intensité de l’instant. Tu sors enfin tes mains de tes poches pour t’approcher un peu plus d’elle, la surplombant de ta haute stature. « Si tu m’aimes toujours, pourquoi ne nous laisses-tu pas une chance ? Recommencer. On le mérite, avec tout ce qu’on a vécu, ce qu’on a enduré… On le mérite Mercedes, vraiment. » L’émotion transparait dans ta voix et tes prunelles légèrement humide d’émotion. Tu l’aimes, tu l’aimes à en crever et tu es prêt à tout pour elle. Tout lui donner, tout vivre, tout endurer. Absolument tout. Tu as vu la guerre, tu as perdu des amis, des frères d’arme. Tu as frôlé la mort. Tu as été témoin de l’horreur des hommes et des joies de la vie. Torrents de sensations toujours animé par une seule pensée, la revoir, l’aimer. Encore. À nouveau. Lui offrir la vie qu’elle mérite. « J’ai loupé bien trop de choses dans ta vie, je ne veux pas en louper d’autres » Finis-tu par conclure. Oui, tu aurais aimé l’épauler à la mort de sa mère, à ses retours de missions. Dans ses peines, comme dans ses joies. Tu aurais aimé être là et maintenant qu’elle se dessine face à toi, tu comprends que tu veux être là pour la suite, plus que jamais. Refaire partie de sa vie.



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MessageSujet: Re: Be together {Mercy}   Ven 11 Aoû - 0:32

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Tu le vois, la violence de ta réaction le blesse et ça te fait mal aussi. S’il y a bien une chose que tu ne veux pas c’est lui faire plus de mal encore que ce que tu lui as déjà fait. Mais c’est plus fort que toi, tu sais que tu ne peux pas rester près de lui, tu sais que ce serait trop risqué. En cet instant tu te demandes si, à la mort de ton père, tu n’aurais pas mieux fait de mettre un terme à votre relation. Vous n’étiez pas ensemble depuis longtemps, vous vous en seriez sans doute mieux remis l’un comme l’autre… Au lieu de ça tu t’étais égoïstement raccroché à votre amour pour puiser ta force dedans. Pendant trois ans, trois ans où vos sentiments n’avaient fait que grandir pour que tu finisses par choisir de l’épargner du choix de vie que tu venais de faire. Alors tu étais partie, sans un regard en arrière sur votre vie ensemble, persuadée que c’est ce qu’il y avait de mieux pour vous deux et surtout pour lui. Tu n’aurais jamais imaginée qu’il finisse par rejoindre l’armée et encore moins qu’il reste prisonnier de son amour pour toi. Ce qui est assez paradoxal puisque toi non plus tu n’as jamais réellement cessé de l’aimer, tu t’es juste forcée à faire le deuil de votre histoire et peu à peu ton cœur s’est ouvert à un autre.

Tu roules les yeux quand il te confirme qu’il a bien rejoint l’Air Force. Une part de toi est soulagée de penser qu’il n’est pas au cœur des combats, qu’il vole à des kilomètres au-dessus. Ça reste tout aussi dangereux, là n’est pas le problème, mais tu te dis qu’il voit sans doute un peu moins d’horreur que ceux qui sont au sol, que toi. Au fond les pilotes ne voient pas réellement qui ils tuent, ils ne croisent pas leur regard quand la vie les quitte. Tu as beau savoir que tous les morts que tu as à ton actif étaient justifiés, tu revois encore leur visage dans tes cauchemars, leur regard accusateur qui pèse sur toi dans ton sommeil. C’est d’autant plus dur quand il s’agit d’enfants, les adultes qu’ils soient hommes ou femmes, ça revient au même pour toi, mais les enfants… Au moins de son avion, Aiden ne voit pas qui il touche, ou en tout cas tu l’espères pour lui.
À défaut de pouvoir continuer à jouer la carte de l’armée, tu tentes de lui faire comprendre que tu n’es plus celle qu’il a connu il y a dix ans, les coups durs de ta vie t’ont changée, l’armée t’a changée, Josh t’a changée… Mais pour ce dernier tu n’arrives pas à l’avouer, à lui dire que tu n’es pas seule. Pas encore. Peut-être parce qu’une part de toi ne veut pas vraiment qu’Aiden sorte de ta vie, or tu sais que si tu lui dis que tu as quelqu’un dans ta vie il s’en ira pour de bon.
Ses mots te foudroient le cœur, tu prends la pleine mesure du mal que tu lui as fait quand tu as rompu après t’être engagée. Quand tu y repenses tu te dis que tu as imposé ton choix avant de fuir pour t’assurer qu’on ne te ferait pas changer d’avis. Tu savais qu’il en aurait été capable, tu l’aimais tellement, tu l’aimes toujours tellement… Lorsqu’il s’approche de toi, cette fois tu ne recules pas. Tu lèves tes yeux brillant de douleur vers lui, doucement, comme par hésitation, tu lèves ta main qui ne tient pas la bouteille vers son visage. Légèrement, presque comme une caresse, tu poses tes doigts sur sa joue alors que ton regard emplit de larmes contenues s’ancre au sien. « Je suis désolée pour le mal que je t’ai fait… » souffles-tu, des remords sincères dans la voix. Tu bois une nouvelle rasade de vin, finissant la bouteille, avant de la lâcher sur le sol. « Je ne voulais pas te blesser… Je voulais te protéger de celle que j’allais devenir… » poursuis-tu alors que tu te perds dans l’intensité de son regard sur toi, de son amour pour toi. « Tu ne peux pas imaginer ce que j’ai vécu pendant ces années, ce que j’ai vu, ce que j’ai fait… » tentes-tu d’expliquer sans pour autant te résoudre à lui raconter en détails, ça n’a pas d’importance de toute façon. « On ne se connait plus Aiden, je n’ai plus rien à voir avec la Mercedes que tu as connu il y a onze ans… Elle n’est plus qu’un lointain souvenir, si lointain que j’ai parfois l’impression que c’était dans une autre vie… Peut-être est-ce le cas… » argues-tu en haussant les épaules. Tu es sans doute un peu fataliste mais tu as fait le deuil de celle que tu étais il y a bien longtemps. Parfois tu te demandes même si tu as un jour pu être toi-même.

Ton cœur se fait lourd dans ta poitrine au fur et à mesure qu’il continue de parler, qu’il te demande pourquoi tu ne vous laisses pas une chance. Tes yeux s’emplissent de larmes une fois de plus, bien malgré toi. Tu sais qu’Aiden et toi c’est de l’histoire ancienne, mais le savoir n’atténue en rien la douleur et la force de tes sentiments. « Je ne peux pas… On se ferait plus de mal que de bien… » souffles-tu comme une justification à laquelle tu crois à peine, car tu sais que lui ne te feras jamais de mal alors tu te corriges. « Je te ferais plus de mal que de bien. Tu mérites mieux que celle que je suis devenue… » soutiens-tu ta paume toujours contre sa joue. Une affirmation que Mme Landley pensait déjà il y a onze. Elle n’a jamais approuvé votre histoire et a probablement fêter votre rupture. Si elle te voyait aujourd’hui, nul doute qu’elle voudrait éloigner son fils de toi à tout prix.

Tu laisses ta main glisser le long de sa joue pour venir la poser sur son torse, non loin de son cœur que tu sens battre sous ta paume. « Tu as raison… tu as loupé bien trop de choses, comme j’en ai loupé beaucoup dans ta vie. On ne peut pas reprendre notre relation où on l’a arrêté comme si de rien n’était. » poursuis-tu en évitant toujours soigneusement de révéler le seul argument qui mettrait un terme définitif à cette discussion. « J’ai bien plus de démons et de fantômes qui me hantent qu’avant. Il y a des blessures qui m’ont marquée bien plus profondément qu’une balle qui vous traverse de part en part. Je porte en moi certaines cicatrices que tu ne pourrais pas comprendre… parce que… parce que tu n’étais pas là. » souffles-tu alors que ta voix s’éteint peu à peu sur les derniers mots alors que tu penses plus particulièrement à Anya. Elle est ta cicatrice la plus profonde, la douleur dont ton cœur qui ne dort jamais. Aiden ne pourrait pas comprendre, il n’était pas là quand la mission de sauvetage a foiré, il n’était pas là quand tu as vu l’immeuble où elle était retenue s’effondrer sur elle. Ce n’est pas lui qui t’a serré dans ses bras pour t’empêcher de foncer tête baissée dans les décombres. C’est Josh qui l’a fait. Lui qui a pansé tes blessures avec son affection et son attachement pour toi. C’était ton mentor, il a vu le changement se faire en toi, entraînement après entraînement, mission après mission, mort après mort… Toutes ces épreuves qu’il t’a aidé à surmonter.

Tu sais que tu dois lui dire. Tu t’écartes légèrement et ta main retombe le long de ton corps, rompant le contact entre vous. « C’est trop tard pour nous deux. Je… » commences-tu alors que les mots restent bloqués au fond de ta gorge et que les larmes dans tes yeux s’écoulent le long de tes joues. « J’ai… quelqu’un… » murmures-tu comme si tu te sentais coupable d’avoir trouvé quelqu’un d’autre qui te fasse sentir un peu moins misérable. Tu aimes Aiden de tout ton cœur, de toute ton âme, mais c’est le souvenir de lui, de vous, que tu aimes toujours. Tu ne peux pas vivre dans le passé et il ne le doit pas non plus. Tu dois le libérer de son passé même si ça te fait mal de lui dire adieu pour la seconde fois de ta vie.


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