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 i hate that i love you | Jamie

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Toby M. Murray

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MessageSujet: i hate that i love you | Jamie    Dim 21 Mai - 19:25

I hate that I love you

Jamie & Toby
I miss you when I can't sleep, or right after coffee, or right when I can't eat. Just wanna feel your kiss against my lips; and now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why it hurts me every time I see you, realize how much I need you

« On se retrouve au débrief' une heure après notre atterrissage, 'Ray. » Son nom était toujours raccourci car il le demandait ainsi dès que possible depuis des années, le nom complet était une honte et quelque chose qu'il préférait oublier. Le regard du sergent Jones était appuyé. La mise en garde claire dans ses mots. Toby avait eu un comportement intolérable ces sept derniers jours. Il était déjà plutôt difficile à vivre en temps normal – même si avec le temps ses compagnons d'armes avaient appris à l'apprécier – mais il avait été là imbuvable. Depuis, en réalité, l'accident. La prise de risque inconsidérée et suicidaire de Jamie Davies et son rapatriement en urgence pour opération(s). 'Ray avait disjoncté. Ça avait surpris tout le monde. Toby et Jamie n'avaient jamais apparemment jamais été plus proches que ça. Jones n'avait jamais vu 'Ray dans un état pareil. Bien sûr, il avait un tempérament sanguin et impulsif et ça lui jouait souvent des tours, mais il ne l'avait jamais vu péter les plombs comme ça.

Le visage de Toby était fermé. Le regard fixe, la mâchoire contractée, il était resté imperturbable à l'intervention de son supérieur. Leur long vol touchait bientôt à sa fin, dans une dizaine de minutes ils atterriraient à l'aéroport Oceana. Toby n'avait pas décroché un mot de tout le trajet malgré les tentatives de son voisin de voyage, qui n'avait pas insisté très longtemps : Toby avait une tête à faire peur. « Ray. » Le ton était insistant. Toby avait enfin relevé son regard vers son supérieur et d'un imperceptible mouvement de tête, signifia qu'il avait entendu. Ce n'était pas pour autant qu'il n'allait pas faire ce qu'il voulait. La hiérarchie et les règles il en avait à cet instant précis encore moins quelque chose à faire que d'habitude, c'est à dire…. Vraiment rien à foutre.



L'aéroport était le même que celui qu'il connaissait bien. Les scènes qui s'y déroulèrent étaient les mêmes auxquelles il était habitué. Des retrouvailles, des larmes, des éclats de rire, des embrassades. Broyé sous le poids de l'inquiétude, il n'y avait dans le cœur de Toby pas une seule place, même infime, pour une quelconque joie. Voir autant de bonheur et de soulagement sur les visages de ses camarades lui donnait même envie de vomir. Il était égoïste : tout le monde appréciait Jamie. Tout le monde était touché par ce qu'il s'était passé, tout le monde était inquiet de savoir quel serait son état quand ils iraient lui rendre visite. Mais Toby ne comprenait pas comment ils pouvaient sourire – encore pire, rire – alors que l'état de Jamie était encore incertain. Ça lui donnait envie de hurler et de les cogner comme un fou furieux devant leurs proches et tant pis pour les conséquences. Mais il n'avait pas le temps pour ça. Il y avait plus important que ça. Il y avait Jamie.
Il s'était mis à courir comme s'il était en mission commando. Il avait pris le premier taxi qu'il avait trouvé, avait insulté le pauvre chauffeur qui n'avait rien demandé quand ils s'étaient retrouvés bloqués dans la circulation, puis il avait fini par sortir de la voiture et reprendre sa course jusqu'à l'hôpital à quelques kilomètres de là.

-

« Jamie Davies, comment il va ? Dans quelle chambre il est ?» Toby avait fait irruption avec fracas dans le hall de l'hôpital, balançant son sac dans un coin, effrayant toutes les personnes présentes. La pauvre standardiste avait sursauté mais ne s'était pas laissé démonter. Elle avait maintenant repris ses esprits et lui répondit le plus calmement du monde. « Bonjour. Je vous prierai de faire moins de bruit, vous êtes dans un hôpital. » répondit-elle avec désapprobation alors que Toby se contentait de faire les gros yeux et d'attendre la réponse à sa question. « Vous êtes ? » « Toby Murray. » « Je suis désolée, vous n'êtes pas sur la liste des personnes autorisées à rendre visite à Monsieur Davies et si vous n'êtes pas de la famille... » Toby leva les yeux au ciel, exaspéré. « C'est pas possible ces conneries, je suis de la famille. » « Vous avez un lien de parenté peut-être ? » « … Non mais puisque je vous dis que je suis de la famille. » « Je suis dés- » « DANS QUELLE CHAMBRE ? » Le poing de Toby s'abattit sur le comptoir avec une violence inouïe, la jeune femme sursauta de nouveau et une lueur de peur passa dans son regard. « Soit vous me dîtes dans quelle chambre il est et tout va bien soit je cherche dans tout l'hôpital et vous pouvez bien m'envoyer la sécurité sur le dos si ça vous chante ça changera rien. »


« Toby ? Qu'est ce que tu fais là ? » Adrien. Un de leurs amis communs. Toby l'ignora passant rapidement à côté de lui sans faire attention, seulement pour se faire rattraper quelques mètres plus tard par ledit Adrien. « Toby, je ne suis pas sûr que ça soit une bonne idée… Toby ! Faut que tu te calmes, c'est -  » « ME CALMER ?... j'ai pas le temps pour ces conneries, Laisse moi passer  » Il se défit rapidement de son emprise mais fut de nouveau rattrapé quelques mètres plus tard, ignorant les protestations de son ami. Ils luttèrent quelques secondes avant que le poing de Toby ne s'écrase sur la mâchoire d'Adrien violemment. « TA GUEULE »

Il s'arrêta brutalement une seconde devant la porte de la chambre seulement quelques mètres plus loin. Le cœur battant, les mains moites et l'envie de vomir ses tripes. Il prit une inspiration silencieuse et ouvrit la porte… pour voir un Jamie plus que convalescent en train de sortir de son lit. Toby ignora le soulagement lui comprimant le cœur de le voir vivant et éveillé pour se précipiter sur lui et, ses gestes précautionneux en décalage avec son humeur apparemment massacrante, le forcer gentiment à se rallonger. « Mais qu'est ce que tu fous ?! Ça va pas de te lever comme ça t'es pas sérieux?! » lâcha-t-il complètement affolé avant de remarquer la présence d'une infirmière dans la pièce et de hausser violemment la voix « et vous vous êtes complètement malade ou quoi de le laisser se lever comme ça ?! Faites votre boulot bordel vous êtes payée pour quoi !! »

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Jamie P. Davies

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MessageSujet: Re: i hate that i love you | Jamie    Mar 23 Mai - 23:10

I hate that I love you

Jamie & Toby
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Ses paupières sont terriblement lourdes, c’est si épuisant d’essayer de les ouvrir. Et la clarté de l’endroit où il se trouve ne l’aide clairement pas à sortir de sa léthargie. Jamie s’efforce de bouger ce qui lui arrache aussitôt un gémissement de douleur, alors qu’il porte instinctivement sa main à son abdomen. Quelque part il ne sait pas vraiment ce qui lui fait le plus mal, la douleur dans son ventre comme si on y enfonçait une lame avec une extrême lenteur ou la souffrance lancinante dans son crâne qui l’étourdit et l’empêche de penser correctement. Jamie ne comprend pas ce qui lui arrive, les souvenirs ayant bien du mal à faire surface à travers ces élancements permanents. Il ne sait pas où il est,  sa vision est trouble maintenant qu’il a réussi à ouvrir les yeux. Mais en se concentrant suffisamment sur son ouïe il peut entendre des bruits de machines autour de lui, et un bip régulier qui résonne à son oreille. Le mouvement d’une silhouette l’extirpe de sa concentration éreintante. « Mr Davies, ne bougez pas. Vous êtes à l’hôpital, tout va bien » lui susurre la voix douce et tendre d’une parfaite inconnue qui pause une main tendre mais ferme sur son épaule pour le maintenir allongé, certainement une infirmière qu’il en conclue. « Comment vous sentez-vous ? » Jamie cligne des yeux à plusieurs reprises, sa vue s’habituant petit à petit à cette luminosité trop forte dans cette chambre immaculé.  L’homme ne répond rien, observant un instant les traits de la femme d’un certain âge devenir plus précis, plus clair. Il tourne un instant la tête – trop vite, ça l’étourdi – essayant de comprendre les mots alors que son regard se pose sur cette machine bruyante qui semble visiblement émettre sa propre fréquence cardiaque. Il fronce les sourcils, dans l’incompréhension la plus totale. Comment a-t-il atterri ici ? Que s’est-il passé ? Il s’apprête à interroger Suzanne – d’après le badge sur sa blouse – mais sa bouche est bien trop sèche, comme s’il n’avait pas bu depuis des jours. Sa gorge le gratte également et il peine à sortir un son. « Soif… » Qu’il parvient à peine à articuler alors que, obéissante, la dame lui tend un verre d’eau avec une paille qu’il s’empresse de boire à grandes gorgées, même si avaler le liquide lui fait un mal de chien. « Doucement, doucement… » Qu’elle souffle avec inquiétude en lui retirant la paille d’entre les lèvres, Jamie lâchant un grognement désapprobateur. « Vous vous souvenez de ce qui s’est passé, Jamie ? Je peux vous appelez Jamie ? » A sa dernière question, il hoche légèrement la tête. Il s’en fiche pas mal de comment elle l’appelle, lui, il veut juste comprendre. Mais le soldat rencontre toujours de grandes difficultés à parler, malgré l’eau qui l’a finalement soulagé passées les premières douleurs. Et ça l’énerve autant que ça l’angoisse de ne pas pouvoir s’exprimer, et d’être dans le flou le plus total. Il essaye de se redresser à nouveau mais tout ce qu’il gagne c’est d’accentuer plus encore la souffrance de son abdomen, sur le côté droit. Il grimace, serre les dents pour étouffer ses gémissements plaintifs. La douleur peut parfaitement se lire sur son visage, à ce stade il n’est de toute façon pas capable de faire bonne figure. Il est bien trop épuisé pour ça. « Non, non, non ! Restez allongé, vous risquez de faire sauter les points de suture » qu’elle s’affole légèrement en  le plaquant cette fois un peu plus brusquement contre le matelas. Et Jamie plonge ses prunelles soudainement pleines d’angoisses et de peurs dans les siens. « Vous avez eu un accident. Votre hélicoptère s’est écrasé et vous avez reçu un sacré choc à la tête. Vous avez été dans le coma plusieurs jours, et on a dû vous intuber, c’est pour ça que vous éprouvez des difficultés à vous exprimer ou à avaler.  Mais ne vous inquiétiez pas, cette sensation désagréable va vite partir. » Elle a un sourire doux et rassurant l’infirmière, mais elle n’estompe pourtant pas la panique qui s’empare de lui alors que son cœur s’emballe, en rythme soutenu dans le moniteur cardiaque. Jamie ne se souvient absolument de rien, des raisons de l’accident, et c’est profondément terrifiant pour lui. « Je vais vous injecter une dose de calmants, pour la douleur. On a retiré une tige de métal dans votre abdomen, mais par chance aucun organe n’a été touché » C’est trop d’informations tout ça, et quelque part ce n’est toujours pas assez. Ça n’explique pas tout. Et être dans l’incompréhension, il déteste Jamie. L’infirmière appuie sur le bouton d’une petite manette reliée à une perfusion, elle-même reliée au bras du pilote. Comprenant ce qu’elle est en train de faire, il secoue vivement la tête. « Non ! » Sa voix est terriblement éraillée mais il parvient à exprimer son refus. Mais c’est trop tard. « Jamie, vous devez vous reposer maintenant. Votre corps a besoin de se remettre du traumatisme. Vous êtes en sécurité ici, alors dormez » Mais le Louisianais refuse, pas tant que ses questions restent sans réponse. Il se débat, grogne de douleur, pleure. Mais les médicaments font rapidement effet, la souffrance s’atténuant et le sommeil le gagnant à une vitesse fulgurante. Jamie dépose les armes.

*

Pendant plusieurs heures, Jamie vacille entre le sommeil et la réalité, les souvenirs revenant en force à chaque réveil, qui deviennent de plus en plus difficiles. Jamie voudrait ne plus jamais se réveiller, plonger dans un sommeil si profond que les remords qui l’assaillent ne pourraient plus l’atteindre. Si la douleur de ses blessures est devenue supportable, c’est qu’une toute autre souffrance lui remue les tripes. Parce qu’il se souvient de chaque instant, de chaque seconde dans cet hélicoptère entre le moment précis où Jamie a pris une décision à haut risque, refusant d’écouter la désapprobation de ses collègues dont il détenait la vie entre ses mains, et le moment où des tirs ennemis ont touché l’engin en plein vol. Il se souvient de la panique et de la peur qui régnait dans l’habitacle quand lui faisait de son mieux pour garder son sang-froid et limiter les dégâts en manœuvrant un hélicoptère totalement hors de contrôle. Il se souvient du sol qui se rapprochait à vive allure, et des cris de ses compagnons qui voyaient certainement leur dernière heure arrivée, comme Jamie.  Mais Jamie se rappelle surtout de la vague de soulagement qui l’a submergé, comme s’il accueillait la mort à bras ouvert. Depuis plusieurs mois déjà, le Louisianais a un comportement plus ou moins autodestructeur envers lui-même. S’il ne se plonge pas dans l’ivresse ou les drogues, il s’est trouvé une toute autre drogue en prenant des risques inconsidérés, que ce soit au travail ou dans sa vie privée. S’il a parfaitement conscience que cela va à l’encontre de tout ce qu’il a pu être auparavant, Jamie ne peut pourtant pas s’en empêcher : frôler le danger, la mort. En espérant qu’elle le prenne pour soulager la souffrance insoutenable de son cœur. Mais jusqu’ici il n’avait jamais qui que ce soit d’autre en danger, et encore moins ses collègues. Jamie a perdu le contrôle sur son esprit destructeur, et aujourd’hui la culpabilité l’accable avec véhémence, même en sachant que tous ont survécu. Ce jour-là, le pilote a eu une chance inouïe mais pour être honnête il aurait préféré ne pas s’en sortir plutôt que de vivre ce calvaire.

*

Des bruits provenant du couloir le sortent brusquement du sommeil dans lequel il s’était plongé après une énième dose de calmants dans ses veines. Fronçant les sourcils, il se redresse péniblement dans le lit en prenant appui sur ses mains, non sans une grimace de douleur. Quelques secondes seulement lui suffisent pour comprendre qu’une altercation a lieu juste derrière la porte de sa chambre, mais surtout pour reconnaître cette voix qui tonne avec colère. Mais bien rapidement, il chasse cette idée de sa tête, parce qu’il n’y aucune raison pour que ce soit lui. C’est tout bonnement impossible que Toby soit là, parce qu’après tout il ne veut plus avoir à faire à Jamie. Profitant que l’infirmier lui tourne le dos, le Louisianais tente une évasion de son lit en posant les pieds au sol, prenant appui sur celui-ci pour se mettre debout, très péniblement et avec une grande souffrance. Mais Jamie veut en avoir le cœur net, Jamie a besoin d’ouvrir cette porte. Mais il n’en a pas le temps alors que celle-ci s’ouvre brusquement, dévoilant le visage déformé par la colère de son ancien amant. Et à sa vue, son cœur se serre instantanément. Il est presque sous le choc alors que son corps vacille dangereusement, étant bien trop faible. Mais rapidement, sans que Jamie n’ait le temps de le repousser, Toby l’oblige à reprendre place dans ce lit qui l’emprisonne trop à son goût. Malgré l’extrême colère qui se dégage du mécanicien, ses gestes sont incroyablement tendres et prévenants, ce qui ne fait qu’accentuer le bouleversement du pilote. Jamie l’observe avec de grands yeux troublés en se calant sagement contre son oreiller. S’il peine à réagir face à la présence de Toby, qu’il n’aurait jamais osé espérer, les propos et le ton employé par celui-ci sur l’infirmière le font tiquer instantanément. « Elle y est pour rien Toby, laisses la tranquille. Si tu veux passer tes nerfs sur quelqu’un, fais le sur moi. Et pas sur ses pauvres gens qui ne t’ont absolument rien fait» qu’il lance d’un ton désapprobateur, mais calme. Son regard se pose sur l’infirmière, quelque peu apeurée face à la stature et à l’animosité de l’autre homme. « Ne vous inquiétez pas Suzanne, c’est juste un gros grincheux » qu’il essaye de la rassurer avec un petit sourire. Jamie prend tellement sur lui à cet instant pour ne pas montrer son désarroi profond et les émotions qui le submergent un peu plus à chaque seconde. Etre dans la même pièce que Toby, c’est douloureux. Beaucoup trop. Si sa souffrance est omniprésente depuis leur rupture, elle est mille fois plus violente lorsque les deux hommes se croisent sur la base, ou n’importe où.  Et ici dans cette chambre, sans aucune possibilité de prendre la fuite, c’est terriblement insoutenable. Il a les nerfs à fleur de peau Jamie, et il sait pertinemment qu’il ne parviendra pas à faire bonne figure bien longtemps et à garder le contrôle sur ses émotions. « Qu… Qu’est-ce que tu fais là ? » Parce qu’il ne comprend toujours pas les raisons de sa présence ici, et encore moins son comportement à l’encontre du personnel de l’hôpital. « C’est Adrien que j’ai entendu dans le couloir ? » prenant soudain conscience de l’autre voix qu’il avait entendu en plus de celle de son ancien amant. Jamie évite soigneusement de regarder le mécano, c’est trop difficile, mais l’infirmière prenant congé d’eux, ça devient compliqué de regarder ailleurs. Alors il se focalise sur ses doigts, qu’il triture nerveusement. Il est partagé entre le besoin de le faire partir au plus vite, et le besoin de le garder près de lui et plus proche encore. Et masochiste comme il est, le pilote choisit finalement la deuxième option, parce qu’à vrai dire la seule personne qu’il souhaite voir ; c’est lui. Rien que lui. Toujours lui.


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Toby M. Murray

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MessageSujet: Re: i hate that i love you | Jamie    Jeu 1 Juin - 13:43

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Jamie & Toby
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Les reproches de Jamie soufflent toute sa colère, le laissant vide, exténué et l'inquiétude chevillée au cœur. Il se dégonfle comme un ballon de baudruche, ses épaules s'affaissent, comme un gamin pris en faute. Il déteste pourtant qu'on le critique Toby, même quand il a tort. Mais à ce moment précis il sait pertinemment qu'il est profondément injuste et que les mots de Jamie sont justifiés. Pour autant, il ne s'excuse pas parce qu'à dire vrai, il n'en a rien à faire de ce que l'infirmière peut penser de lui. Tout ce qui l'intéresse à cet instant, c'est son ex amant. Le reste, il s'en bat les steaks. Jamie était bien la seule raison pour laquelle il restait dans cette armée de merde – c'était le seul moyen qu'il a trouvé pour le voir encore. Après leur rupture, il a failli tout laisser tomber, repartir dans ses histoires pas claires et retrouver ses anciens 'collègues', mais d'une part son engagement n'était pas arrivé à terme, et puis surtout… il n'a pas pu s'y résoudre. Il morflait déjà tellement tant Jamie lui manquait que créer encore plus de distance entre eux lui a été impossible. C'était masochiste aussi comme décision, parce que le croiser et l'apercevoir tout en sachant qu'il n'est plus sien est intolérable. Le pire sans doute dans toute cette histoire, c'est qu'il est à blâmer pour toute cette douleur qu'il ressent : il est à l'origine de cette rupture. Il ne peut s'en prendre qu'à lui même.

Jamie est sans doute la seule personne capable de le calmer directement en seulement quelques mots, comme il vient juste de le faire. Toby a toujours détesté voir la désapprobation dans le regard de l'autre homme, depuis qu'ils se sont rencontrés, depuis le premier jour. L'infirmière passe devant lui, rassurée par les propos de Jamie, et lui lance un regard hautain – du moins selon lui. Les traits de son visage se tordent dans une grimace dans le dos de Suzanne avant qu'elle referme la porte de la chambre derrière elle – bon débarras…. Vraiment ? Car à peine a-t-elle quitté la pièce que l'atmosphère se charge davantage encore, et le ventre de Toby se noue brutalement. Il semble réaliser pleinement à cet instant ses actions. Qu'est ce qu'il cherchait en venant ici ? Le silence retombe pour quelques secondes seulement mais qui semblent une petite éternité pour le mécano, incapable d'engager la moindre conversation. Pour dire quoi ? Heureusement, Jamie finit par briser le silence, mais sa question tonne dans l'air comme une sentence, et Toby baisse les yeux. Il en a tant, des choses à dire pourtant, mais aucune d'entre elles semble passer la barrière de ses lèvres, sa gorge nouée brusquement sous l'émotion. Ils en sont donc arrivés là. A ce que Jamie puisse vraiment lui poser cette question alors qu'il est dans un putain de lit d'hôpital. Toby se demande s'il est vraiment sérieux, mais il doit l'être. Sa question semble profondément sincère, sa voix teintée d'incompréhension. Toby sent ses muscles se tendre. Il voudrait hurler, il voudrait le secouer et lui dire que ça fait une semaine qu'il ne dort pas et qu'il devient complètement dingue à imaginer son état, à imaginer le pire, et c'est cette question qu'il lui pose ? Il croit quoi ? Qu'il n'en a plus rien à faire de lui ? Qu'il pourrait crever torturer par des connards de terroristes que ça ne lui ferait rien ? Qu'il ne l'aime plus ? …. Quel sombre idiot – l'insulte est-elle destinée à Jamie ou à lui-même, il n'en sait rien. « Mhm je sais pas tu as eu un accident grave y a une semaine, on vient de rentrer, je viens voir ton état. Ça me paraît logique. » Il a conscience qu'il fait l'autruche mais il est incapable de faire autrement. Le sarcasme dans sa voix n'est présent que pour cacher cette angoisse qui l'étouffe. Agir de façon nonchalante et désinvolte est beaucoup plus simple que d'assumer ses craintes. C'est plus simple que de prendre conscience que c'est la première fois depuis leur rupture qu'ils sont seuls dans la même pièce. C'est presque la première fois qu'ils s'adressent la parole aussi. Et Toby n'est pas prêt à réaliser tout ça. Pourtant il ne peut pas s'empêcher de l'observer en détails, cherchant à se rassurer sur son état sans y parvenir. Ses yeux parcourent le moindre de ses traits, à l'affût du moindre signe de douleur ou de blessure. Il voudrait se rapprocher, prendre sa main dans la sienne, entremêler ses doigts aux siens et porter sa main à ses lèvres pour y déposer un baiser. Il voudrait le garder contre lui et ne plus jamais le laisser partir. Il voudrait surtout savoir s'il reste un quelconque danger médical.

Il hoche la tête à la deuxième question de Jamie même si ce dernier ne le regarde pas, et c'est une vague de regrets qui l'envahit soudainement. Adrien, pour le coup, était loin de mériter sa colère, et il n'aurait jamais dû le frapper. Il ne répond rien d'autre. Il n'est pas prêt d'assumer ses actes devant son ex-amant et de toute façon il n'a pas besoin d'expliquer quoique ce soit. Si Jamie a entendu leur ami, il a aussi entendu leur accrochage. Jamie qui ne le regarde pas, semblant obnubilé par ses doigts, et Toby en profite pour le couver du regard. Une semaine qu'il l'imagine inerte et livide sur une table à la morgue que le voir si plein de vie lui fait tourner la tête. Le silence devient trop lourd et Toby finit par exhaler un soupir, se laissant tomber sur la chaise à côté du lit, passant une main sur son visage pour chasser les traces de sa fatigue. Sa tenue est lourde est étouffante, et il voudrait prendre une bonne douche et se changer – dormir aussi si seulement il y parvient – mais il est incapable de quitter cette chambre d'hôpital. Il sent subitement les yeux de Jamie posés sur lui et relève la tête. Il croise son regard et le soutient pendant quelques secondes, cherchant à lui faire comprendre tout ce qu'il voudrait lui dire sans y parvenir. « Comment tu te sens ? » parvient-il finalement à demander. « Qu'est ce que... » Il s'arrête – il a entendu les mots de leurs frères d'armes, il a entendu leurs commentaires, il a entendu que Jamie a apparemment pété les plombs, mais Toby ne veut pas le croire. Jamie est sans doute le militaire le plus droit qu'il connaît et celui qui place la sécurité et le bien-être de ses collègues avant tout. Et il ne veut surtout pas avoir confirmation de ce qu'il s'est passé. Pas encore. « Que disent les médecins ? » finit-il par demander enfin, la peur au ventre, craignant que son état soit pire ce qu'il n'y paraît.
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Jamie P. Davies

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MessageSujet: Re: i hate that i love you | Jamie    Lun 5 Juin - 22:43

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Toby est certainement la dernière personne qu’il s’attendait à voir ici, dans cette chambre d’hôpital. Bien sûr, dès son réveil Jamie a eu ce fol espoir de le voir faire irruption – comme à cet instant – parce qu’il est le seul dont Jamie ait réellement besoin, le seul qu’il désire avoir à ses côtés. Il n’y a que Toby qui soit capable de guérir ses maux, parce qu’il connait le pilote plus que n’importe qui. Malgré les zones d’ombres de son passé dont il a toujours été incapable de parler à cause de la souffrance que cela lui inflige, il n’y a que cet homme à qui il a pu se donner corps et âme sans réfléchir, sans aucune once de méfiance ni même de regrets. Il n’y a que lui qui puisse le soulager de sa détresse bien que Jamie ne pense pas le mériter après ce qu’il a pu faire à l’homme qu’il aime pourtant plus que tout. Comme il ne pense pas être digne d’être délivrer de sa culpabilité après avoir mis en danger ses compagnons d’arme. Et les heures ont passés, l’espoir s’envolant à  mesure que le temps s’écoule parce que la venue de son ancien amant était tout bonnement impossible à ses yeux. Alors la surprise, le choc même, est d’autant plus fort de le voir en chair et en os. Il ne semble pas réaliser pleinement la situation et c’est sans doute pour cela que Jamie réussi à garder son calme, qui pour être ne tient plus qu’à un fil désormais. Suzanne a quitté la pièce pour laisser plus d’intimité aux deux hommes – et aussi certainement pour s’éloigner de Toby le grincheux – mais très vite, alors que l’air ambiant s’alourdit, Jamie hésite presque à la rappeler parce qu’être seul avec lui, non seulement lui broie le cœur mais lui fait aussi terriblement peur. Bien sûr ce n’est pas du mécano dont il est effrayé mais plutôt de lui-même et de ses émotions qui le submergent un peu plus à chaque seconde. Le contrôle qu’il parvient à maintenir pour le moment, il le sait, ne va pas tenir bien longtemps. Qu’il suffira d’un mot ou même d’un geste pour que Jamie craque et perde tous ses moyens. Et ça il ne le veut pas, pas devant Toby. Alors, Jamie évite son regard. Non seulement le regarder est une véritable source de souffrance, mais aussi parce qu’il sait que son ancien amant serait capable de déceler la moindre de ses émotions sur son visage, dans son regard. Il le connaît par cœur, et Jamie a toujours été incapable de lui cacher quoi que ce soit.
Le silence qui s’est installé après le départ de l’infirmière était trop lourd, trop pesant pour le pilote si bien que très rapidement il a dû le rompre par tous les moyens, lui posant la première question qui lui venait à l’esprit. Parce qu’il est dans l’incompréhension la plus totale, un trouble puissant enveloppant son esprit. Il ne comprend pas la présence du mécano ici, quand il aurait pu tout simplement interroger des collègues sur son état, ou même les supérieurs. Toby aurait pu éviter cette peine de venir dans sa chambre s’il voulait simplement avoir connaissance de sa santé. A moins qu’il s’agisse d’autre chose, et que l’autre homme soit là pour que Jamie lui rende des comptes après ce qu’il a fait en Syrie. Et cette idée terrifie plus que jamais le soldat, car s’il redoute le regard qu’auront désormais ses compagnons sur lui, celui de Toby serait encore bien plus difficile à accuser. Et la réponse de celui-ci ne l’aide pas du tout à savoir si c’est bien l’inquiétude qui la conduit jusqu’ici ou si c’est plutôt la colère à son encontre. Bien évidemment c’est tout ce que mériterait Jamie, il en a bien conscience. « Ouai. Enfin t’étais pas obligé de venir tu sais, et juste prendre de mes nouvelles auprès des autres. Ça t’aurait évité de te déplacer, je… je suppose que tu as des choses plus importantes à faire maintenant que tu es rentré » Qu’il répond d’une voix aussi calme que possible, pour ne pas laisser transparaître son désarroi, et son agitation. Après cela, Jamie essaye de changer rapidement de sujet, craignant que Toby n’en vienne à lui poser des questions. Bien sûr il se voile la face, sachant pertinemment qu’il ne fait que repousser le moment fatidique mais s’il peut gagner quelques secondes ou quelques minutes, c’est toujours ça.

Mais quand il interroge son ancien petit ami à propos d’Adrien, celui-ci est plus qu’évasif ne répondant qu’avec un hochement de tête. Et le pilote fronce les sourcils un instant s’apprêtant à le pousser un peu plus dans ses retranchements, parce qu’il n’est pas idiot, il a bien compris ce qui s’est passé quelques minutes plus tôt dans le couloir et comme doit s’en douter Toby, il n’approuve pas du tout cet excès de colère et de violence. Mais finalement Jamie se ravise, n’ajoutant rien, parce qu’il n’a pas la force de se battre, ni le courage. Il est juste fatiguée, épuisée et le cœur terriblement lourd. Et puis un mouvement de l’autre homme lui fait subitement lever la tête, la peur soudaine que celui-ci ait finalement décidé de partir, et de la laisser là, seul. Son cœur s’est douloureusement emballé dans sa poitrine, le soulagement de le voir assis dans le fauteuil n’atténuant pourtant pas son rythme cardiaque. Ses pensées et ses émotions sont contradictoires, car une partie de lui voudrait que Toby s’en aille et pourtant une autre ne le souhaite absolument pas, il est même terrifié à l’idée qu’il l’abandonne là dans cette chambre, avec pour seule compagnie ses tourments et ses remords. Il en profite pour détailler un peu plus son ancien amant, décelant bien rapidement la fatigue qui déforme ses traits. « Tu as une sale mine… » Qu’il souffle instantanément, sans pouvoir contrôler l’inquiétude dans le son de sa voix. Il croise son regard. Troublant. Troublé. Son cœur se serrant plus encore qu’il ne l’est déjà. Ses yeux bleus… Jamie a toujours été bouleversé chaque fois qu’il y plongeait son propre regard. Intimidé parce ce qu’il pouvait y lire, par tout cet amour et cet admiration qui s’en dégageait et qui l’embarrassait parfois, mais surtout le faisait pour la première fois se sentir important et précieux. Mais aujourd’hui, il a bien trop peur de ce qu’il pourrait lire dans ses prunelles qui l’ont si souvent envoûté, alors rapidement il dévie de nouveau le regard. Le silence s’est de nouveau installé, étouffant presque le soldat, mais que Toby rompt cette fois-ci de lui-même. Et aux questions plus ou moins incertaines de l’autre homme, Jamie ne se sent que davantage mal à l’aise. Il ne veut pas aller sur ce terrain-là, il ne veut pas avoir à évoquer ce qu’il s’est passé. Mais il ne peut pas éluder les interrogations de son ancien amant. « Ça va… » Bien sûr Jamie ne dit pas tout à fait la vérité, non seulement il souffre physiquement mais psychologiquement aussi. Mais il ne veut pas avoir à inquiéter Toby, ne méritant absolument pas la compassion ou de quelconques inquiétudes. Cette souffrance, Jamie c’est tout ce qu’il mérite après tout. Il se redresse légèrement dans son lit comme pour se donner plus de contenance, mais à ce mouvement la douleur dans son abdomen lui tord le visage en une légère grimace de douleur. Jamie ferme les yeux aussitôt, se concentrant sur sa respiration durant quelques secondes comme lui a conseillé de faire son infirmière. « Ils disent… Ils disent que j’ai eu de la chance » qu’il souffle difficilement avant de laisser retomber sa tête sur l’oreiller. Bouger lui demande beaucoup d’effort et déclenche chaque fois de vive douleur au niveau de son ventre. C’est épuisant. « Je suis resté quelques jours dans le coma à cause du traumatisme crânien, et parce que j’ai perdu pas mal de sang. Mais la tige en métal n’a pas fait trop de dégâts, et n’a touché aucun organe… faut juste être patient le temps que ça cicatrise bien ».  Il soupire doucement en se passant une main derrière la nuque. Parler lui dessèche rapidement la bouche, cherchant alors des yeux son verre qui est finalement trop loin pour qu’il puisse l’atteindre de lui-même. Il hésite un instant, puis pose de nouveau son regard sur Toby.  « Tu… tu peux me passer de l’eau s’il te plait ? » Qu’il demande, détestant devoir dépendre des autres et de ne pas pouvoir se suffire à lui-même. Il se redresse à nouveau tant bien que mal pour ne pas à s’en mettre partout, mais lorsque Jamie prend le verre que lui tend Toby, ses doigts touchent malencontreusement ceux de son ancien amant. Sa réaction est immédiate, comme une décharge qui le prend par surprise, lâchant aussitôt le verre qui vient alors se fracasser au sol. « Merde ! ». Et sans pouvoir contrôler quoi que ce soit, ses yeux se chargent de larmes, la gorge serrée sous les émotions qui l’assaillent brutalement. Le voilà le geste, celui qu’il craignait et qui le ferait aussitôt perdre totalement ses moyens. Il se sent comme un idiot, ce n’est qu’un verre après tout, et pourtant cela semble représenter bien plus. Brisé. Comme eux. Comme son cœur depuis un an. Et Jamie tourne la tête à l’opposé, ne voulant pas que Toby assiste à sa pitoyable réaction. « Je suis désolé » qu’il marmonne, la voix tremblante, alors que les perles salées s’échouent sur ses joues.

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I dreamed so often that I was holding you, confessing to you all my anxieties and our love would save us. It was just a dream.

The heartache of your life dance forever under the ligths. This brutal love.
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