Partagez | 
 

 daisy a. cooper - when everything i do is wrong, you give me hope and consolation.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar


Daisy A. Cooper

♆ Messages : 150
♆ Avatar : carey mulligan
♆ Crédits : mourning dove // which witch

MessageSujet: daisy a. cooper - when everything i do is wrong, you give me hope and consolation.   Ven 14 Avr - 21:46



Daisy A. Cooper
When I fall in love, it will be forever.

Nom : Cooper. Elle a décidé de prendre le nom de son époux lors de leur union, mais elle reste tout de même attachée à son nom de jeune fille, celui qu'elle tient de l'autre homme de sa vie : Adams. Prénom(s) : Daisy. Elle aime bien ce prénom, il rappelle la douceur et le printemps, quelque chose qui l'a toujours encouragée à donner une image posée d'elle-même. Elle a bien un second prénom, mais elle l'utilise très rarement et ne sait pas vraiment d'où il vient, il s'agit de Felicity.Âge : vingt-neuf ans, et pourtant elle a l'impression d'en avoir dix ans de plus parfois. Date & lieu de naissance : 13 mars 1988 à Richmond, Virginia. Et elle y a passé presque toute sa vie, et si le métier de son mari ne les force pas à déménager, il est probable qu'elle y reste encore longtemps. État civil : mariée. Elle vit un peu son rêve d'enfant, elle aime et est aimée en retour. Mais si seulement la vie était aussi simple que l'Amour. Orientation sexuelle : hétérosexuelle, et elle n'a jamais vraiment pensé qu'elle pourrait aimer les femmes. Métiers/études : notaire, elle s'y est intéressée comme ça, sur un coup de tête. Elle aime bien son métier, mais ce n'est pas ce qui rend ses journées exaltantes. Peut-être changera-t-elle un jour de voie.  Groupe : love Scénario, PVs ou inventé ? inventé, il y a longtemps Avatar : Carey Mulligan Crédits : sundance




Caractère Selon les personnes qu'elle côtoie, Daisy pourrait être décrite différemment.

Il y a tout d'abord ses parents ; eux décriraient leur fille comme un petit ange. Depuis son plus jeune âge, Daisy a toujours été une enfant calme et appliquée. Elle n'élevait jamais la voix, préférant aller bouder dans sa chambre lorsqu'elle était contrariée. Mais ce qui arrivait rarement. Elle a très vite montré, en revanche, qu'elle était très têtue et qu'elle pouvait tenir tête s'il le fallait. Comme la fois où ils voulaient l'emmener faire de l'escalade, mais trop effrayée à l'idée de tomber de haut (malgré le harnais), elle leur avait tenu tête jusqu'à ce qu'il laisse tomber cette idée. Avec l'âge, elle développa une grande curiosité pour ce qui l'entourait et en particulier le monde.

Pour ses collègues ; Daisy est la maniaque du cabinet. Elle est pire qu'une machine lorsqu'il s'agit d'organiser les documents, de ranger les dossiers. Elle n'est jamais loin avec ses stabilos et post-its, et ils se moquent d'elle gentiment à ce propos. Ils apprécient également qu'elle soit si ponctuelle, faisant d'elle une collègue sur qui ils peuvent compter. Mais à part ça, ils ne sauraient trop comment la décrire tant elle se fait discrète sur sa vie privée. Ils la trouvent également très humble, ne cherchant jamais de louanges sur son travail.

D'après ses amis les plus proches ; c'est une jeune femme pleine de patience, toujours là pour rendre service. Elle se soucie toujours d'eux, peut-être même un peu trop. Ils aiment discuter avec elle, sachant qu'elle peut être très tête de mule. Mais ils la connaissent assez bien pour savoir qu'il ne faut pas se la mettre à dos, sous peine de ne plus avoir de nouvelles. Ils essaient parfois de la pousser hors de son petit cocon, juste parce qu'elle prend toujours les décisions les moins risquées depuis quelques années. Ils furent toutefois surpris par certains de ses choix, et ils sont parfois impressionnés par sa détermination dans ce qu'elle entreprend.

Et selon une autre personne ; Daisy serait parfaite. Mais à ça, elle répondrait en levant les yeux au ciel, tout en rougissant et ajoutant que c'est faux, car son mari n'est pas du tout objectif.

ponctuelle, organisée, maniaque, têtue, douce, réservée, patiente, déterminée, rancunière, attentive, prudente, romantique, rationnelle, engagée.
Anecdotes, tics, manies Elle se ronge les ongles dès qu'elle est stressée / Elle n'a jamais été très douée en cuisine, mais a essayé de faire des efforts auprès de son père, après le départ de sa mère / Elle a un chat qui s'appelle Elvis / Elle chante parfois sans raison / Sa famille a toujours été pour elle un exemple de perfection, et le divorce a quelque peu brisé cette image, elle aimerait retrouver avec Benjamin l'idée qu'elle se faisait d'une famille parfaite (du moins à ses yeux) / Elle déteste les confrontations, et en particulier élever la voix, mais lorsqu'elle est en colère son regard le montre suffisamment / Sa chanson favorite est Both Sides Now de Joni Mitchell / Son père est son héros, depuis qu'elle est toute petite ; et bien qu'effrayée à l'idée de le perdre à cause de son métier, elle a toujours été très fière de lui / Elle rêvait de visiter le monde, mais a mis ce rêve en suspens pour s'occuper de ce dernier / Elle a tendance à devenir taciturne lorsqu'elle ne va pas bien / Elle déteste tout ce qui concerne la guerre, et tente d'ignorer qu'il s'agit du métier des deux hommes les plus importants de sa vie  / Grande romantique, son roman favori est Pride and Prejudice / Elle regarde habituellement peu la télévision, mais a l'habitude de l'allumer pour faire un bruit de fond, surtout lorsqu'elle est seule / Elle aime beaucoup faire des listes, ça l'aide à y voir plus clair /

Derrière l'écran
Pseudo / prénom : Clémentine, Clemy pour les amis Âge : trop vieille Fréquence de connexion : tout dépend du travail et du reste, je dirai 4j/7 Comment tu as connu le forum ? par une personne un peu folle que je connais très bien (et qui est admin ici, d'ailleurs) Un dernier petit mot ? les chats sont les rois du monde  Chat   



_________________
are you shining just for me?
city of stars ✻ are you shining just for me? city of stars, there's so much that i can't see. who knows? i felt it from the first embrace i shared with you. that now our dreams, they've finally come true.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t72-daisy-a-cooper-when-everything-i-do-is-wrong-you-give-me-hope-and-consolation
avatar


Daisy A. Cooper

♆ Messages : 150
♆ Avatar : carey mulligan
♆ Crédits : mourning dove // which witch

MessageSujet: Re: daisy a. cooper - when everything i do is wrong, you give me hope and consolation.   Ven 14 Avr - 21:46


Tell me your story



« On veut être libres, A n'importe quel prix. On veut vivre, vivre, vivre, vivre libre à Paris. »


Elle s'étira au milieu des draps blancs, et d'un mouvement de main chercha son petit-ami. Elle se redressa lorsqu'elle se rendit compte qu'il avait disparu. Les yeux encore fatigués, elle chercha du regard si elle pouvait trouver ses affaires au sol. Mais son caleçon, son jean, son tee-shirt, et même ses chaussettes avaient disparu. Daisy fit la moue. Elle n'aimait pas trop être abandonnée le matin dans une maison qu'elle connaissait à peine. Ils n'étaient ensemble que depuis deux mois, et bien qu'elle soit déjà venue quelque fois chez lui, elle était toujours intimidée. Elle craignait de tomber su un des colocataires d'Henri, et de devoir faire la conversation. Elle se débrouillait plutôt bien en Français, mais elle préférait le parler avec son petit-ami.

Daisy n'était pas venue dans l'idée de trouver l'amour à Paris. Bien que ça fasse parti du rêve, car après tout qui n'a jamais rêvé de tomber éperdument amoureux à l'étranger avec une personne à l'accent si sexy. Mais elle avait fait la connaissance d'Henri par hasard, alors qu'elle était perdue dans le métro parisien. La famille pour qui elle travaillait en tant qu'au-pair lui avait bien donné une carte, mais elle ignorait tout à fait la sortie à prendre. Rien ne semblait avoir de sens dans ce grand labyrinthe sous terre. Alors elle avait fini par demander à la personne qui lui semblait la plus locale : un jeune homme avec des lunettes, les cheveux un peu ébouriffés et une tenue légèrement bobo. Il ressemblait à un étudiant, un qui aurait pu sortir d'un film de la Nouvelle Vague. Timidement, elle lui avait demandé son chemin et il avait décidé de l'accompagner, prétextant qu'il avait du temps à perdre. Puis il lui avait donné son numéro, et Daisy avait décidé de le rappeler pour le remercier avec un café.

Elle sortit du lit et un frisson parcouru son corps, elle s'empressa de se couvrir en attrapant une chemise d'homme qui pendait sur une chaise. Elle laissa traîner ses pieds contre le parquet, alors qu'elle faisait, pour la énième fois le tour de la chambre du Français. Daisy aimait y regarder les objets qu'il possédait, essayant de découvrir l'histoire qui se cachait derrière chacun d'eux et surtout sur leur possesseur. Elle attrapa un livre, forcément en français, avec une femme sur la couverture. Elle reconnu le nom de l'auteure : Virginia Woolf. Henri était si cultivé, si passionnant, si français qu'elle n'aurait pas pu rêver mieux. Elle reposa le livre, l'esprit un peu ailleurs, car elle savait que ce rêve finirait par prendre fin... Elle ne savait pas encore comment, mais fatalement cela finirait par arriver. Elle entendit la porte s'ouvrir et se retourna en souriant, pour accueillir un charmant jeune homme avec des croissants à la main. « Morning, petite voleuse de chemise. » Elle trottina jusqu'à lui et passa ses bras autour de son cou, approchant son visage du sien pour l'embrasser. « Je sais très bien que tu m'aimes dans tes chemises. » Elle attrapa le paquet contenant les croissants et en prit un qu'elle croqua avec gourmandise, elle leva les yeux et remarqua qu'il la fixa avec un air étrange. « Qu'est-ce qu'il y a ? » demanda-t-elle maladroitement en français. « Je pensais juste que je t'aime tout court, en fait. » Elle rougit. C'était la première fois qu'un garçon lui disait qu'il l'aimait, et elle pouvait sentir ce que tout le monde appelle "les papillons dans le ventre". Et elle répondit, presque certaine d'y croire : « Moi aussi, je t'aime ».


« In our family portrait we look pretty happy, we look pretty normal, let's go back to that. »


Un bagage sur le dos et une valise à la main, Daisy cherchait son père à travers la foule de l'aéroport. Elle était épuisée et triste. Elle venait de faire plus de dix heures de voyage, après avoir dit au revoir à son petit-ami parisien et elle ignorait lorsqu'ils auraient l'occasion de se revoir. Mais elle était aussi impatiente à l'idée de revoir son père. Elle l'avait toujours aimé plus que tout, son papa. Et comme il avait besoin d'elle, bien qu'il lui ait affirmé que non, elle était revenue. Seulement pour lui.

Lorsque Arthur et Martha l'avait appelée, elle ignorait qu'ils chambouleraient sa vie. Cette vie parfaite qu'elle avait toujours vécue. Daisy avait toujours imaginé ses parents comme le couple parfait, celui qui ne se disputait jamais, celui qui s'offrait toujours des présents aux anniversaires de mariage et parfois même des fleurs sans raison... mais les apparences peuvent être trompeuses. L'amour qu'elle voyait autour de ses parents n'étaient plus que factice, car il avait disparu... Et sa mère avait fini par aimer un autre homme. C'était comme recevoir une claque. Elle n'avait pas réagi au téléphone, obligeant ses parents à dire son prénom d'un ton inquiet plusieurs fois. Et Daisy avait finalement demandé « Pourquoi ? ». Oui, pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi l'amour s'était-il envolé ? Pourquoi lui dire maintenant alors qu'elle était heureuse ? Mais elle s'était juste contentée d'un pourquoi. Et ils avaient essayé de s'expliquer ; sa mère prenant toute la faute sur elle, son père se blâmant à son tour. La jeune femme en avait eu le tournis. Elle ne pouvait croire que ses parents allaient divorcer, et encore moins imaginer sa mère avec un autre homme que son père, lui qui était parfait en tout point aux yeux de sa fille chérie. Et le cœur lourd, elle avait raccroché. Quelques jours plus tard, elle avait appelé son père et cette fois il lui avait semblé si triste, qu'elle lui avait dit qu'elle prendrait le premier avion pour l'aider.

Elle l’aperçu enfin, et un sourire se fendit sur son visage fatigué. Elle l'appela et ils pressèrent tous les deux le pas pour se retrouver à mi-chemin. Daisy était habituée à ses scènes, avec un père si souvent absent pour le travail, mais cette fois-ci ça avait un goût différent. Cette fois-ci leur famille ne serait pas au complet pour se réunir autour d'un repas à discuter de tout et de rien. Elle serra son père contre elle, les larmes aux yeux. « Tu m'as tellement manqué, Papa ». Il l'embrassa sur la joue et sécha ses larmes. « Rentrons à la maison, ma chérie. » Elle acquiesça, le cœur un peu lourd et déjà plein de rancoeur contre la personne qui les avait trahis. Elle ne demanda pas une seule fois du trajet à propos de sa mère, préférant se concentrer sur son père et ses sentiments, certaine qu'il avait le cœur brisé. Mais il souriait, et cette image la réconforta car il restait son papa, celui qui tentait toujours de la rassurer.  


« Side by side with your loved one, You'll find enchantment here. The night will weave its magic spell, When the one you love is near! »


Elle se regarda pour la énième fois dans son miroir, et elle soupira en arrangeant les bretelles de sa robe. Daisy se trouvait actuellement des centaines de défauts, alors qu'elle attendait que son rendez-vous passe la chercher. Elle n'aurait jamais cru s'inquiéter autant pour son apparence, car elle ne s'était jamais autant prise la tête avant de sortir avec un homme. Mais depuis qu'elle avait rompu avec Henri, à cause de la distance et des chemins trop différents qu'ils allaient prendre, elle n'en avait eu que très peu, préférant se concentrer sur ses études. Elle s'en voulait d'ailleurs un peu de laisser de côté sa thèse, encore une fois. Mais depuis qu'elle avait accepté un premier rendez-vous, les autres n'avaient cessé de s'enchainer, elle ne pouvait se résoudre à lui dire non. Elle n'avait d'ailleurs pas vraiment envie de refuser. Il était le parfait gentleman avec elle, et il ne cessait de la surprendre à chaque fois qu'ils se revoyaient. Et elle aimait être en sa compagnie, elle se sentait à sa place avec lui. Oui, Benjamin Cooper était tout à fait charmant.

La première fois qu'elle l'avait vu, elle n'avait pu s'empêcher de remarquer à quel point il était mignon, voire même sexy. Elle avait rougi de cette pensée, alors qu'il était présent pour la lecture du testament de son grand-père récemment décédé. Daisy avait d'ailleurs été touchée par son expression, car il semblait si triste... Mais elle avait décidé de rester professionnelle, voulant faire ses preuves en tant qu'apprentie dans le cabinet. C'était la première fois qu'on lui confiait une tâche si importante, et elle ne voulait pas passer pour une incompétente, surtout pas auprès de ses supérieurs. Elle lut donc le testament avec professionnalisme, montrant parfois une légère empathie pour la famille Cooper. Et lorsque le rendez-vous se termina, elle fut surprise d'entendre Benjamin, c'était son nom elle s'en souvenait, l'inviter à boire à verre. Elle leva la tête, rougissant. Puis elle se souvint qu'elle ne devait pas mélanger le travail et le privé, qu'il était même plutôt déplacé d'accepter un rendez-vous avec quelqu'un traversant une période difficile, et surtout elle se souvint que lors des présentations il lui avait dit faire parti de l'armée. Et elle ne pouvait se résoudre à sortir avec un militaire. Alors, elle balbutia un « Non ». Elle ne le revit plus pendant quelques jours, jusqu'à ce qu'il revienne sur son lieu de travail. De nouveau, il lui proposa d'aller boire un verre et là encore, elle refusa poliment mais fermement. Ce petit manège devint presque une habitude, et un jour elle le menaça, mais son sourire trahissait déjà un changement de sentiments : « Je vais finir par devoir appeler la police, Monsieur Cooper. » Mais ça avait été dit avec tant d’espièglerie, qu'il ne baissa pas les bras, et la fois suivante : elle accepta.

Elle retoucha son rouge à lèvre, espérant que ça ne fasse pas trop tape à l'oeil. Elle détestait trop en faire, mais en même temps elle avait l'impression de ne jamais être à la hauteur. Elle sursauta lorsqu'elle entendit frapper à la porte de son appartement, et attrapa son sac et sa veste. Daisy ouvrit et sourit lorsqu'elle le vit. Il était toujours aussi élégant, et elle était certaine que son rythme cardiaque s'était légèrement emballé. Il l'aida à enfiler son manteau, et elle se retrouva face à lui. « Bonsoir, » dit-elle doucement, elle se mit sur la pointe des pieds pour pouvoir poser ses lèvres sur sa joue. Sa bouche frôla sa peau quelques secondes de plus que d'habitude. Elle se recula et lui sourit de nouveau, car elle ne pouvait cacher à quel point elle était heureuse de le voir. Il y avait quelque chose chez lui qui la faisait se sentir bien. Il avait quelque chose de rassurant, de doux... Quelque chose qu'elle n'avait jamais vu chez aucun autre homme. Et lorsqu'elle passait du temps avec lui, c'était bien plus que des papillons qu'elle ressentait. Elle attrapa sa main, nouant ses doigts aux siens. « Alors qu'est-ce qu'on fait ce soir ? » demanda-t-elle avec un mélange de curiosité et d'excitation. Il rit, et elle pensa que c'était le son le plus agréable qu'elle ait pu entendre.


« Inside my heart is breaking, My make-up may be flaking But my smile still stays on. »


Avait-elle un jour était aussi triste ? Celui lui semblait impossible. C'était comme si elle avait perdu une partie d'elle-même. En fait, c'était le cas : elle avait perdu ce qu'elle chérissait le plus depuis quelques mois. Et aujourd'hui, elle n'était plus qu'une ombre. Daisy, d'un naturel plutôt joyeux, avait perdu son sourire, sa joie de vivre... Elle n'avait plus goût à rien. Même les bras de son fiancé ne suffisaient à apaiser sa peine. Elle détestait l'état dans lequel elle était, mais elle ne trouvait pas la force de s'en sortir. Depuis qu'elle était sortie de l'hôpital, ses journées se résumaient à errer dans son appartement, seulement vêtue d'un leggings et d'un tee-shirt de Benjamin. Elle restait dans le canapé à regarder la télévision (chose qu'elle ne faisait jamais) d'un air absent. Du coin de l'oeil, elle pouvait voir la porte de la chambre qui aurait dû être la sienne... Elle refusait de s'en approcher. Tout comme elle refusait de croire ce que ses proches lui disaient : elle avait de la chance d'être en vie. Mais ils ne comprenaient pas, pas même Benjamin. Ce n'était pas eux qui avaient eu ce lien si spécial, et ce n'était certainement pas eux qui avait causé sa perte. Elle ne se souvenait presque pas de l'accident, mais elle était certaine d'avoir été fautive. Elle aurait pu sauver la vie de son enfant à naître, elle le savait.

Les journées se ressemblaient donc toute tristement. Benjamin s'occupait d'elle du mieux qu'il pouvait, souvent il tentait de lui remonter le moral. Parfois, elle souriait, mais il se fanait vite pour laisser place à un air triste, coupable. Parfois, elle l'embrassait comme avant, parce qu'il lui manquait terriblement, mais dès qu'elle sentait ses mains se poser sur son corps, le désir s’évanouissait en même temps que la douleur se réveillait dans son abdomen. Il n'avait rien fait pour mériter tout cela, et elle craignait qu'il finisse par haïr la femme avec qui il vivait... Mais il était toujours là, et bien qu'elle ne savait comment lui montrer, elle était reconnaissante. Elle voyait aussi certain de ses amis, et alors elle tentait de sourire, ne pouvant plus supporter leurs regards emplis de pitié.

Et puis un jour, on frappa à la porte. Et ce fut en traînant des pieds, les yeux rougis par une nouvelle crise de larmes, qu'elle alla ouvrir. Elle fut choquée de trouver sa mère, celle à qui elle n'avait pas adressé la parole en presque dix ans, se tenir sur le pas de sa porte. Elle la détailla du regard : Martha avait pris quelques rides, mais elle était toujours aussi élégante. Daisy la salua sèchement : « Qu'est-ce que tu fais ici ? » Elle n'avait pas besoin de ça, pas après tout ce qu'elle avait enduré. Martha tendit une main, prête à consoler sa fille, mais à mi-chemin son bras retomba contre son corps. « Ton père... » Daisy tiqua à ces mots, se souvenant encore de sa mère appelant Arthur par Papa. Elle parlait de lui comme s'il était un étranger. « Il m'a expliqué pour ton... » Elle semblait gênée. Il y avait si longtemps qu'elle n'avait pas vu sa fille, malgré toutes ses tentatives de communication, et elle était aujourd'hui devant une femme qu'elle ne connaissait pas. Les mots étaient difficiles à trouver. « Daisy, je suis tellement désolée, pour tout. Et j'aimerais pouvoir faire quelque chose pour toi... Et ton fiancé. » La gorge nouée, Daisy secoua la tête de gauche à droite. Elle avait réussi à s'en sortir pendant dix ans sans les conseils de sa mère, elle ne voulait pas flancher maintenant. Elle ne voulait pas qu'elle pense que tout était pardonné parce qu'elle revenait maintenant, quand elle avait le plus besoin du réconfort de sa famille. Et les larmes se mirent alors à couler, Daisy tenta de balbutier quelques mots à travers ses sanglots, mais il lui sembla plus simple de lâcher prise et elle accepta l'étreinte de celle qu'elle n'avait jamais cru revoir un jour.


« I love you for a hundred thousand reasons, But most of all I love you 'cause you're you. »


Elle attrapa le col de sa chemise et tira légèrement dessus pour l'approcher d'elle. Leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser fiévreux. Elle ne pensait plus à rien à part lui et au fait qu'elle était sans doute la femme la plus chanceuse sur terre. Daisy se sépara de lui, reprenant son souffle en souriant. Ils étaient enfin seuls. Juste lui et elle, enfin mariés. La journée avait été longue et riche en émotion, mais elle avait surtout été parfaite, tellement qu'elle lui semblait encore être un rêve. Après ce qu'ils avaient vécu, elle avait douté longtemps sur le futur et surtout leur couple. Mais Benjamin avait su la rassurer, il avait su lui redonner espoir et surtout envie de penser de nouveau à un avenir. Il lui avait donné un but, il l'avait sortie des ténèbres qui l'enveloppaient depuis son accident. Il avait réussi à lui ouvrir les yeux sur ce qu'elle avait et aurait toujours : lui. Et elle l'aimait. Oh, elle l'aimait tellement, à un point où elle en oubliait toutes ses craintes, même celles de le perdre. Et en cette journée, celle où ils avaient célébrer leur amour devant leurs familles et amis, elle était certaine qu'ils seraient heureux.

Daisy se souviendrait toujours des mots qu'il lui avait dit, de son baiser alors qu'ils venaient d'être déclarés mari et femme. Elle n'oublierait pas non plus les quelques minutes qu'ils avaient eu pour eux seuls juste après la cérémonie, avant de rejoindre leurs invités pour célébrer l'événement. Elle avait pleuré, elle avait ri, elle avait sûrement même bu un peu trop de champagne. Les personnes qui comptaient le plus pour elle étaient présentes : son père l'avait conduite, ému, jusqu'à l'autel, son meilleur ami l'avait soutenue dans cette organisation folle d'un mariage préparé en si peu de temps, et même sa mère avait été invitée. Cette dernière s'était faite discrète, mais Daisy était heureuse de la savoir présente. Elle avait dansé pour la première fois avec son époux, se trompant souvent dans les pas et finissant dans ses bras en rigolant. Et elle l'avait embrassé de nombreuses fois, se souciant peur des regards des gens autour d'eux. Rien n'aurait pu gâcher cette journée, et elle voulait croire que cela continuerait encore longtemps. La soirée avait pris fin, quelques personnes leur avaient déjà dit au revoir, et ils décidèrent de laisser les derniers danseurs profiter de la piste. Ils s'étaient éclipsés discrètement pour rentrer chez eux. Il l'avait portée pour passer la porte d'entrée, et elle avait ri. Daisy était heureuse, et elle ne s'en cachait pas.

Elle se lova contre lui, encore émerveillée par leur mariage et surtout par lui. « Tu vas devoir me pincer, » dit-elle en attrapant sa main gauche pour y regarder son alliance. « Et pourquoi ça ? » répondit-il, levant un sourcil, apparemment intrigué par la demande de sa femme. Elle sourit : « Juste pour être certaine que je ne rêve pas. » Elle laissa sa main s'échapper de la sienne, et la sentit bientôt contre sa taille. Elle frissonna de plaisir, cette sensation lui avait tant manqué qu'elle se demandait comment elle avait pu craindre ce geste à un moment. Mais elle ne devait plus y penser, car maintenant tout ce qui importait était leur futur. « J'ai une bien meilleure idée, plutôt que de pincer ma femme adorée, » ajouta-t-il en faisant glisser sa bouche sur sa gorge. Elle renversa sa tête en arrière, le souffle coupé. Elle pouvait sentir qu'il commençait à défaire les boutons de sa robe blanche, alors elle décida de faire la même chose avec se chemise. Maladroitement, elle commença à la déboutonner, distraite par ses baisers. Elle se redressa, sa robe à demi-enlevée, pour mieux le voir, ce visage si parfait qu'elle connaissait désormais sur le bout des doigts. « J'aime beaucoup cette idée, oui. » Une de ses mains glissa contre son torse, tendit que l'autre se posa derrière son cou. « Et je t'aime encore plus, Benjamin Cooper. » Elle le regarda dans les yeux. Il sourit, ses doigts caressaient frénétiquement sa peau. « Je t'aime aussi, Daisy Cooper. »


« Giving love is a reason for living , But a few things can be tough , Love isn't easy but it sure is hard enough »


Il arrivait à Daisy de douter, comme toute personne normale. D'un esprit rationnelle, elle doutait et pesait le pour et le contre assez souvent, elle avait besoin de tout examiner avant de prendre la bonne décision. Pour Benjamin, elle avait délaissé tout ça et avait fini par accepter de passer sa vie avec un homme de l'armée. Elle avait écouté son cœur. Elle ne regrettait absolument pas ce choix, car il avait été certainement le meilleur de sa vie, mais parfois le doute revenait. Jamais, elle ne doutait de leurs sentiments, mais plus de la place de son métier dans sa vie. Elle craignait qu'il finisse par choisir sa vocation, plutôt qu'elle. Souvent elle doutait qu'il revienne à la maison, bien qu'il lui fasse toujours la promesse de rentrer. Et lui seul pouvait mettre fin à ses inquiétudes, il trouvait toujours les mots pour la rassurer qu'ils soient de vive voix ou par écrit, sur une lettre ou dans un mail envoyés à l'autre bout du pays ou du monde.

Benjamin était de nouveau en mission, c'était la première depuis leur mariage, et comme toujours Daisy lui avait dit au revoir le cœur lourd de chagrin et d'inquiétude. Ils s'étaient longuement embrassés, et ils s'étaient lâchés à contre cœur pour qu'il puisse rejoindre le reste du régiment. Et depuis, elle guettait chacun de ses messages, chacune de ses lettres... Ils lui réchauffaient le cœur à chaque fois qu'il lui écrivait qu'il allait bien, qu'il comptait les jours avant de pouvoir le revoir et surtout qu'il l'aimait plus que tout. Daisy prenait alors le temps de lui répondre, lui racontant comment allaient leurs proches et à son tour elle lui disait qu'elle l'aimait et qu'il lui manquait terriblement. Mais depuis quelques jours, elle était de nouveau inquiète, le doute s'infiltrant lentement et sournoisement dans chacune des ses pensés. Daisy avait un secret qu'elle taisait, et elle voulait qu'il soit le premier à l'apprendre, sauf qu'il ne lui avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours. Et bien qu'il ne fut pas rare qu'il n'ait pas de réseau pour lui envoyer de messages ; elle ne pouvait s'empêcher de craindre le pire...


code gif & titre : .soulmates

_________________
are you shining just for me?
city of stars ✻ are you shining just for me? city of stars, there's so much that i can't see. who knows? i felt it from the first embrace i shared with you. that now our dreams, they've finally come true.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t72-daisy-a-cooper-when-everything-i-do-is-wrong-you-give-me-hope-and-consolation
 
daisy a. cooper - when everything i do is wrong, you give me hope and consolation.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Abby Cooper is here o/
» Maxime Cooper [VALIDE]
» Lea Cooper
» Nate M. Davis - Ryan Cooper
» Arrivée d'un nouvel élève : Daniel COOPER - SD

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
We Will Never Fall :: Never Fall's Office :: Introduce yourself :: They pass !-
Sauter vers: