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 Raleigh - I have loved you all along

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Alyssa Blackwell

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MessageSujet: Raleigh - I have loved you all along   Sam 12 Mai - 18:32

-On va à l'aquarium, on va à l'aquarium, on va à l'aquarium...

Maxwell ne cessait de chantonner cette phrase, encore et encore depuis qu'ils étaient partis de l'appartement. Si Alyssa aimait les longues journées de pluie à ne rien faire, ce n'était pas le cas de ses deux enfants, qui s'ennuyaient rapidement. Christopher allait avoir quinze ans à la fin de l'année et sa mère ne l'avait pas vu grandir. Tous les jeunes de son âge devraient être avec leurs copains, à faire sans doute les mêmes bêtises qu'elle avait fait à son âge et pourtant il était là, sur le siège passager du SUV, les yeux rivés sur son portable. L'ennui couvrait son visage et il se risquait à lancer des regards haineux à sa génitrice, qui l'ignorait parfaitement. Comme beaucoup d'adolescent, le jeune garçon était récalcitrant à l'idée de sortir de sa chambre pour une balade en famille. Mais la blonde ne manquait pas d'ingéniosité pour le forcer à passer du temps avec elle. Si il les accompagnait à l'aquarium et se montrer aimable tout le long de l'après midi, il pourrait aller à cette fête d'anniversaire pour laquelle il la harcelait depuis des semaines. C'était du donnant-donnant.

La voiture entra dans une place et la mère de famille n'eut pas le temps de défaire sa ceinture que Maxwell sautillait déjà à l'extérieur, scandant qu'il allait voir des requins et devenir leur maître. Elle songea qu'il fallait rapidement réparer la sécurité enfant, avant qu'il ne décide de se jeter de la voiture sur l'autoroute. Trainant des pieds, Christopher passa devant, baragouinant que son père ne l'aurait jamais forcé à venir à cette sortie « débile ». Alyssa n'y prêtait plus vraiment attention, tendant la main au benjamin qui l'entraînait déjà à l'intérieur. L'éclairage était bien sombre à l'intérieur et une fois le guichet passé, la famille incomplète s'enfonça dans le labyrinthe marin. Des requins, quelques otaries à l'extérieur, beaucoup de poissons au nom inconnu. Son aîné dénia lever les yeux de son téléphone en apercevant une fille de son âge, avant de se replonger dans son écran, au plus grand désespoir de sa mère. Ce n'est que vers la fin de la visite, alors que Maxwell se penchait pour toucher une étoile de mer dans un bassin, que Christopher sembla s'interesser au monde extérieur. Il aida son frère à effleurer un poisson, appelant même sa mère pour venir voir ce « truc de ouf ». Et c'est bras dessus, bras dessous qu'ils sortirent de l'aquarium, dans la bonne humeur.

-Prends moi en photo sur le gros dauphin !, hurla Maxwell en courant vers la statue.
-C'est un orque, Max, corrigea alors son frère.

Levant les yeux au ciel, elle s'exécuta, son fils jouant au mannequin pendant quelques minutes avant de sautiller, demandant à aller manger une glace. L'aîné semblait tout à coup enthousiaste à l'idée de prolonger cette sortie alors Alyssa donna son accord, en montant dans la voiture. La marche arrière passée, elle appuya un dixième de seconde sur l'accélérateur avant de se rendre compte qu'il y avait un problème. Retirant sa ceinture et descendant dans la voiture, elle poussa un profond soupir en donnant un coup de pied dans le pneu à plat.

-Putain.
-Maman, putain c'est pas un gros mot ?
-Si mon chéri. Désolée.

Elle s'agenouilla devant la roue arrière, cherchant comment celle ci avait pu se dégonfler. Ses yeux clairs regardèrent ensuite le bitume du parking, jonché de morceaux de verre épais qu'elle n'avait pas vu à son arrivée. La trentenaire se releva, ouvrant le coffre à la recherche de la roue de secours. Roue de secours qu'elle avait retiré du coffre quelques semaines plus tôt, pour dépanner quelqu'un sur le bord de la route. Un nouveau juron lui échappa, aussitôt repris et répété par le cadet. Le parking était désert, la dépanneuse allait lui coûter un bras. Sortant son téléphone portable de sa poche, elle envoya un message à son ex-mari.

Text : Bonjour Raleigh. Je suis coincée sur le parking de l'aquarium avec les enfants, j'ai un pneu crevé et pas de roue de secours. Tu pourrais me dépanner ? Merci.

Si la situation était déjà assez délicate, Maxwell ne rendait pas les choses plus faciles en se plaignant qu'il faisait trop chaud, puis qu'il avait faim, puis qu'il avait soif. N'en pouvant plus, elle tendit quelques dollars à son grand frère, l'invitant à aller amener son frère à la boutique souvenir. Enfin seule, elle s'assit sur le bord du coffre, pensant que ça ne pouvait pas être pire. Puis la pluie reprit. Merde.
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Raleigh Howe
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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Dim 13 Mai - 13:15

Un long soupir s’échappait d’entre ses lèvres lorsque ses yeux se posaient à nouveau sur la pluie battante contre la fenêtre du salon. Si longtemps il avait espéré revoir la pluie lorsqu’il était en opération au milieu des déserts arides moyen-orientaux. Aujourd’hui, le militaire n’aspirait qu’à voir le soleil briller au dessus de Virginia Beach. Le cul vissé au fond du canapé, les pieds allongés sur la table basse du salon et une cannette de soda dans la main. Il soupirait à nouveau détournant son regard sur son écran de télévision. Tout était si calme dans la maison, Sara était très certainement dans une pièce entrain de peindre une nouvelle toile blanche. Le petit bonhomme qui lui servait de neveu était selon lui entrain de dormir à poings fermés dans sa chambre pour la sieste de l’après-midi. Si longtemps il avait aspiré au calme après avoir entendu les déflagrations et coups de feux incessants. Les cris paniqués des locaux parlant dans une langue qu’il n’arrivait pas à comprendre et les aboiements féroces de ses camarades. Aujourd’hui ce calme, le capitaine l’avait obtenue mais il en avait payé le prix fort. Enfin, Raleigh était paisiblement enfoncer dans son canapé regardant une rencontre sportive majeure dans un pays étranger. Les pieds enfoncés eux aussi lourdement sur la table dans une position véritablement confortable. Une canette de soda à l’orange dans la main avec pour seul accompagnement la voix des commentateurs qui s’élevait des hauts parleurs de l’écran de télévision. A quel prix ? Il portait la canette à ses lèvres avalant une grande gorgée fortement sucrée.

Ces moments qu’il s’imaginait lorsqu’il se retrouvait à l’autre du pays, ils possédaient tous un point commun malgré les différentes mises en scène. A ses côtés se trouvaient l’un de ses fils, un fils a qui il expliquerait en même temps les règles et la philosophie accompagnant les arts martiaux mixtes. Dans ses rêves, ses imaginations, ses tableaux parfaits. Sa femme se trouvait à seulement quelques mètres de là, vacante à ses occupations laissant simplement un sourire rayonner sur son visage en voyant son mari combler à merveille son rôle de père. Raleigh, il avait toujours voulu devenir ce père dont ses enfants seraient fiers. Le genre de père que l’on met au dessus de ses super héros préférés au plus jeune âge. Il voulait être un mari exemplaire mais il n’y arrivait pas, il n’y arrivait plus. A quoi bon ? A quoi bon s’attacher à des futilités comme celles-çi ? Ils ne comprendraient jamais ce qu’il avait vécu et ils n’avaient pas à vivre avec cette culpabilité. Ce fardeau était le sien, non celui de sa famille. Elle portait déjà un lourd fardeau de vivre cette vie de militaire qu’il avait imposé. Sa femme, ses fils, ils n’avaient pas à vivre avec la mort de dizaines d’hommes sur la conscience. Ils n’avaient pas à partager ce nom qu’il avait souillé en ne prenant pas les bonnes décisions. A quoi bon ? Aujourd’hui, plus rien ni personne n’avait d’importance à ses yeux. Lui était encore vivant errant lourdement avec son âme brisée parmi les tombes de ces héros disparus à ses côtés.
A nouveau un soupir s’extirpait d’entre ses lèvres. Nonchalamment il se redressait posant lourdement ses pieds au sol. Le cul de la canette en aluminium claquait sur la table quelques secondes avant qu’il ne s’empare de son téléphone. Sa main droite bandée par dessus les blessures qu’il s’était infligé plusieurs jours auparavant en percutant avec violence son poing dans un mur. Alyssa. Le nom qui s’affichait sur son téléphone ne lui procurait plus aucune sensation. Il y a encore huit mois, Raleigh aurait bondi sur son téléphone dans l’inquiétude de lire un message de danger mais aujourd’hui tout était différent. La blonde elle était importante dans sa vie mais il n’arrivait plus à décrire ses sentiments envers elle. En réalité, il n’arrivait plus à décrire ses émotions et sentiments envers n’importe quel être humain. Aujourd’hui, Raleigh restait impassible déverrouillant son écran pour lire le sms qu’elle lui envoyait. « Bonjour Raleigh. Je suis coincée sur le parking de l’aquarium avec les enfants, j’ai un pneu crevé et pas de roue de secours. Tu pourrais me dépanner ? Merci. »

Rien ne l’étonnait réellement dans ce message qu’il venait de recevoir. Il avait presque envie de ce dire que tout ceci était les petites péripéties qui arrivaient à des familles. Un pneu crevé, une mère seule sur un parking avec les enfants à l’intérieur du véhicule et très certainement un petit bonhomme impatient voir intenable car surexcité. Impassible, il observait Buck qui mâchouillait paisiblement son os dans un coin de la pièce. Son chien était très certainement le seul être vivant vers qui il se tournait pour réellement communiquer avec plaisir depuis les évènements s’étant déroulés lors de sa dernière mission. Haussant les épaules, il répondait dans la foulée marmonnant quelques mots dans sa barbe. « J’arrive. » Enfonçant son téléphone dans la poche de son treillis, il avalait la restant de sa canette d’une seule traite prenant la direction du garage. Elle était chanceuse qu’à l’époque de ses premiers déploiements, Raleigh était un homme prévoyant et inquiet pour sa petite famille. Les yeux rivés dans le fond du garage en désordre il apercevait une jante et un pneu de secours pour le véhicule de son ex femme.
Quelques instants plus tard, il était sur la route en direction de l’aquarium pour retrouver sa famille en péril. Les rangers fermement attachés aux pieds, le treillis sur le cul et un simple sweater noir de l’US Navy sur le dos. Il observait Buck curieux dans son rétroviseur intérieur. Les pattes lourdement posées sur la banquette arrière, la queue remuant avec joie et les oreilles dressés. Le chien observait la route qui défilait à l’arrière du pick-up Ford. Pour la première fois depuis le début de la journée, un sourire se dessinait au coin des lèvres de Raleigh qui reportait son attention sur la route. Clignotant à gauche, changement de vitesse et pied sur le frein. Il entrait sur le parking de l’aquarium observant son ex-femme à plusieurs dizaines de mètre de là. Dans une étrange légèreté pour un véhicule de ce gabarit, il s’arrêtait à côté du SUV de sa femme. Sa femme ? Son ex femme.

Le chien s’élançait à toute vitesse en direction de sa maîtresse à l’extérieur du véhicule, sous la pluie battante, sans réellement prête attention à son ex compagne le militaire ouvrait le haillon de son truck pour en sortir la roue neuve. Une roue qu’il déposait lourdement à côté du pneu endommagé avant qu’il ne s’empare de ses outils. Les mains déjà affairées à changer le pneu de sa femme sous la pluie, une cigarette au bec, il lançait sans un regard vers elle d’une voix enrouée. Le militaire prononçait enfin ses premiers mots de la journée depuis son réveil.

- Tu passeras à la maison que je te remette une roue de secours.

Quelques mouvements plus tard, la nouvelle roue était installée sur le véhicule de sa femme et il balançait le pneu crevé à l’arrière de son véhicule sans jamais oser croiser son regard. Honte. Le militaire avait honte de croiser le regard de son ex compagne, il ne voulait pas qu’elle perçoive la culpabilité qui le ronge depuis déjà si longtemps. Il avait peur qu’à nouveau la colère qui sommeille au fond de ses yeux ne fasse fuir sa blonde et ses enfants. Les yeux rivés vers les deux garçons qui revenaient de la boutique de souvenir en courant. Tout père qui n’avait pas vu ses enfants depuis plusieurs jours devrait avoir un sourire radieux, se baisser prêt à accueillir ses gosses dans ses bras. Au contraire, lui, il restait impassible. Le visage fermé écoutant simplement ses enfants courir dans sa direction, le plus grand ne courait pas pour sauter dans les bras de son père. Il essayait d’attraper le plus jeune qui s’élançait insouciant hurlant sur lui qu’il allait le faire se faire enguenillé une nouvelle fois par les parents car il ne lui donnait pas la main.

- Papa, papa, papa, papa, regarde je suis le maître des reqqqquuiiinnnnsss
- J’tai déjà dit que t’es pas le maître des requins. C’est pas possible, Max !
- Bah si c’est possible, hein pas vrai papa ? Toi t’es bien le maître de Buck
- Maaaxxx… Buck… est...un… CHIEN !

Les yeux rivés sur le jouet de requin blanc que lui tendait son plus jeune, Raleigh ébouriffait simplement les cheveux sa petite tête blonde. Son plus grand observait son père de haut en bas, un œil intrigué et presque colérique dans le regard avant de lui offrir un grand sourire venant se blottir contre lui spontanément lui lâchant un « bonjour papa. ». Sans réellement réfléchir, Raleigh embrassait le font de son plus grand qui se reculait soulevant le petit Maxwell pour venir l’installer à nouveau dans la voiture.

- Papa, tu viens avec nous manger une glace ? Pis Buck il peut manger de la glace ? Ils font de la glace aux croquettes ?
- Non. Papa. Il a pas envie… Il a plus envie de rien de toute façon, Max.

La voix de Christopher était passée de la colère à la rébellion et à la déception en une seule phrase. Les yeux rivés sur son plus grand qui s’installait à nouveau à l’intérieur du véhicule replongeant son regard sur l’écran de son téléphone.

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Alyssa Blackwell

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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Dim 13 Mai - 20:35

Il avait répondu rapidement, comme à chaque fois qu'elle ou les enfants avaient besoin de quelque chose. Mais, comme toujours, il n'afficherait aucune expression, aucun sentiment, elle le savait, ne se faisait plus d'illusion. Pendant un temps, elle avait pensé que le divorce le ferait réagir, lui donnerait peut être une raison de faire des efforts. Mais, comme tout, cela lui était passé au dessus. Le plus dur ce n'est pas les cris, la colère, les disputes. Le plus dur était l'indifférence avec laquelle il traitait les membres de sa propre famille. Alors elle s'était habituée, même si au fond, cela faisait mal, très mal. A l'abri de la pluie, sous le coffre ouvert, elle observa la voiture se garer. Buck fut bien plus rapide que son maître et Alyssa le laissa volontiers tacher son jean avec ses pattes trempées. Gratouillant l'animal, elle observa son ex-mari sortir la roue et le matériel de l'arrière de son pick-up. Aucun salut, aucun regard, aucune parole. Comme d'habitude. La pluie s'était calmée et ne tombaient maintenant du ciel que quelques fines gouttelettes, permettant à la directrice de sortir de sa cachette pour l'observer faire. Elle n'aimait pas vraiment lui demander de l'aide, n'aimait pas le faire participer à une certaine vie de famille qu'il ne voulait plus vivre depuis longtemps. Les retours et les départs n'avaient fait que creuser un peu plus le fossé entre Alyssa et ses enfants d'un côté, Raleigh de l'autre. Elle acquiesça d'un mouvement de tête, un petit « d'accord » passant malgré elle la barrière de ses lèvres. Elle était mal à l'aise en sa présence, chose étrange peut être mais bien réelle. S'il n'était plus l'homme qu'elle avait connu, elle ne savait plus sur quel pied danser. Sûrement était il plein de haine et de rancoeur à son égard, même s'il ne le montrait pas. Sûrement une part de lui la détester, d'être partie avec les enfants alors qu'il n'était pas au pays. Et une part d'elle même se détester aussi, de le voir s'enfoncer un peu plus dans cette spirale infernale. Elle avait fini par s'accroupir près de lui, pour voir un peu comme il s'y prenait. De la sorte, elle n'aurait pas besoin de l'appeler si cet incident devait se répéter.

La culpabilité la rongeait un peu plus à chaque fois qu'il évitait son regard. N'y tenant plus, comme à chacune de leur rencontre, elle ouvrait la bouche, cherchant à établir de nouveau le contact. Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge et quelques secondes plus tard, les enfants refaisaient leur apparition, avec ce qui semblait être une peluche et un paquet de bonbons. Si Christopher tentait de contenir son frère, Alyssa levait déjà les yeux au ciel. Ce petit bonhomme semblait si excité à l'idée de voir son père qu'elle ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas attendre Christopher qui, comme d'habitude, traînait des pieds. Attendrie, elle observa un instant ses retrouvailles. Les petites attentions de Raleigh n'étaient peut être rien ,aux yeux du monde, mais aux yeux de son ex femme, cette simple étreinte était la plus grande preuve d'affection dont il était capable. Elle s'apprêtait à remonter derrière le volant quand Maxwell proposa à son père de les accompagner. Elle s'attendait à un refus catégorique mais Christopher fut bien plus rapide, lançant sa réplique cinglante telle une gifle à son père.

-Christopher !, le reprit sa mère.
-Mais quoi Christopher ? C'est vrai ! Tu vois bien que ça le fait chier d'être ici avec nous. On ne va pas lui infliger de manger en notre compagnie, à monsieur Howe.
-Chier c'est un gros mot !, cria Maxwell à l'arrière. Et c'est qui Monsieur Howe ? Il est de notre famille ?

Dans les mauvais jours, Chris avait pris pour habitude, chez sa mère du moins, d'appeler son père « Monsieur Howe » et non « papa ». Comme s'il cherchait à mettre une certaine distance avec l'homme qu'il était devenu. Et si cela déchirait le cœur d'Alyssa à chaque fois, elle n'imaginait pas celui de Raleigh à cet instant précis. Si elle s'était écoutée, elle se serait roulée en boule sous son SUV. Et pourtant, elle claqua la portière conducteur avant d'en faire le tour, arrachant le portable des mains de son aîné par la fenêtre ouverte. Privé de téléphone pendant une semaine. La blonde n'avait pas pour habitude de punir, avant le divorce du moins. Mais, à fleur de peau, elle ne savait comment gérer la haine de son fils face à ce divorce qu'il avait mal vécu. Ô, souvent, il en voulait à sa mère d'être parti alors que son père était absent. Parfois, Raleigh devait avoir les oreilles qui sifflaient quand son fils pensait être moins important que le chien qui a cet instant ne comprenait pas tous les cris autour de lui. Se tournant dos à ses enfants, elle planta ses dents dans son poing, retenant l'envie de hurler sur eux. De hurler sur le monde entier. L'après midi s'était bien passée pourtant et tout avait été fichu en l'air pour une simple glace en compagnie de leur père. Elle ne pouvait pas blâmer le plus jeune de vouloir partager un moment avec son géniteur en dehors des week-ends qui lui étaient réservés. Tout comme elle ne pouvait pas en vouloir à Raleigh de ne pas être d'humeur. Le portable de l'adolescent dans une main, elle passa l'autre dans ses épais cheveux avant de regarder le militaire, cherchant à capter son regard.

-Tu viens manger une glace avec nous.

Ce n'était plus une question, mais une affirmation. Semaine après  semaine, cette famille semblait partir en fumée. Et si Raleigh avait la chance de sembler indifférent à cela, ce n'était pas le cas de l'ancienne institutrice. Faisant le tour de la voiture, elle ouvrit la portière conducteur, lui lançant un dernier regard. Un regard non pas colérique, ni haineux. Mais un regard suppliant. Ne gâche pas tout Raleigh. C'était tout ce qu'elle pouvait encore lui demander. Si leur mariage avait été foutu en l'air, elle ne voulait pas que la relation du militaire et de ses enfants vole elle aussi en éclats. Faisant marche arrière, elle freina à hauteur de son ex mari, pour lui signifier qu'il allait en bord de plage. Malgré le temps, quelques restaurants étaient déjà ouverts et c'était sur les côtes de Virginia Beach que l'on servait les meilleurs glaces du pays. La trentenaire s'évertua à ne pas rouler trop vite, cherchant toutes les dix secondes le pick up dans son rétroviseur. Elle le perdit, au bout de quelques rues, ce qui ne manqua pas d'échapper à l'attention de Maxwell.

-Papa est plus derrière nous.
-Il va nous rejoindre là bas, il a du prendre une autre route.
-Il ne viendra pas, conclut l'aîné. Il avait pas envie maman. Tu peux pas le forcer.

Elle donna un coup dans le volant, déclenchant le klaxon qui lui valut une insulte de la part de la personne juste devant. Quelques minutes plus tard, elle se garait sur le parking de la plage, laissant les enfants sortir avant elle. Quand elle fut à l'extérieur, les nuages troués laissaient maintenant passer quelques rayons de soleil et elle resta près de cinq minutes à côté du véhicule, tenant la main de Maxwell. Elle regardait la route, espérant que le pick up apparaisse d'une minute à l'autre.
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Raleigh Howe
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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Dim 13 Mai - 22:27

Dans la voix de son aîné le militaire avait ressenti les profondes émotions de son fils. Le regard perdu sur son fils la tête baissée sur l’écran de son téléphone portable, Raleigh ne prêtait que très peu d’attention à la colère qui avait prédominer les émotions dans la phrase de son fils. Sa mère, Alyssa, elle reprit directement son garçon. La directrice d’école avait toujours accordé une importance capitale au respect dans l’éducation de ses enfants. Raleigh en était fier, profondément fier, sa femme avait réussi à transmettre les valeurs essentielles et importantes qui animait le militaire malgré qu’il n’ai que très rarement vu grandir ses fils. Les traits de son visage se déformaient soudainement lorsque son fils répliquait immédiatement à sa mère. « Monsieur Howe. ». Raleigh inspirait profondément ébouriffant une dernière les fois les cheveux de son petit Max lorsqu’il rattrapait les grossières erreurs de langage de son grand frère. Sa nuque se raidissait petit à petit, son rythme cardiaque s’accélérant doucement dans sa poitrine une énième fois lorsqu’il aperçu le regard plein de dédain de son aîné dans le rétroviseur. Les poings crispés par la colère refusant de se laisser guider par ces émotions négatives. Raleigh était prêt à s’appuyer sur la fenêtre ouverte du SUV afin de reprendre sa place de père dans la hiérarchie. Son regard était soudainement devenu dur mais son ex-femme agissait une nouvelle fois avant que le patriarche ne puisse intervenir dans ce différent l’opposant avec sa progéniture. Raleigh, il n’allait pas intervenir. Alyssa était aujourd’hui la seule figure parentale juste et droite restante aux garçons. Il enfonçait simplement les mains dans ses poches, se penchant au dessus de la fenêtre ouverte plongeant son regard froid et autoritaire dans les yeux du plus âgé. Inspirant profondément, il désignait simplement son petit frère à l’arrière d’un signe de la tête mais son intonation restait droite, ferme et presque militaire. Le capitaine de l’US Navy reprenait du service quelque instant face à l’adolescent.

- Soit un exemple pour ton petit frère. T’es son modèle.

Le brun se redressait doucement rappelant Buck par un simple bruit. A plusieurs mètres de là, l’animal s’était allongé au sol plaquant sa tête entre ses pattes. Les oreilles baissées observant la scène avec des petits couinements de tristesse. Il arrivait cependant guilleret vers son maître frappant son énorme tête avec une sorte de compassion contre la jambe de celui-ci. Sa main abîmée gratouillant légèrement le pelage de l’animal avant qu’elle ne cherche a capter son regard. Sans attendre une seule seconde, Raleigh se retournait écoutant la voix de son ex femme. « Tu viens manger une glace avec nous. ». Impassible, Raleigh n’exprimait aucune émotion a présent qu’il avait réussi à contenir sa colère. Il n’avait aucune envie de passer un moment en compagnie de sa famille. A présent, après la scène qui venait de se produire, les mots de son fils résonnaient en écho dans son esprit. Le militaire ne ressentait que le besoin de s’éloigner. Un besoin effroyable de disparaître de la vie de cet enfant qu’il rendait colérique, froid et rancunier. Il avait réussi sa mission, détruire sa famille a force de servir sa patrie. Détruire sa famille après avoir survécu et laisser mourir sa deuxième famille.
Au plus profond de lui, Raleigh enviait ses camarades morts ce tragique vingt huit juin. Ils n’assistaient pas à cette scène. Ils ne verraient jamais le regard amer de leurs enfants se poser dans leurs yeux. Ils ne ressentiraient jamais la culpabilité d’être le dernier homme debout. Cette culpabilité d’avoir laisser les autres mourir pour sauver sa propre vie. Cette fausse culpabilité car dans le fond, Raleigh le savait pertinemment. Ses camarades étaient morts après avoir pris la décision de vouloir servir leurs idéaux. Ils étaient morts en héros sacrifiant leurs vies pour leurs croyances. Ils étaient tombés aux combats en décidant de se battre jusqu’au dernier, pourquoi, bordel de merde, pourquoi lui était-il le dernier homme debout ? C’était lui qui voulait sonner la retraite pour sauver ces hommes, sauver cette putain de pays et cette putain de famille ! Sa respiration s’était accélérait au fur et a mesure qu’il avançait vers son véhicule. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine et l’envie d’envoyer un grand coup de ranger dans la portière de son Ford lui trottait en tête mais ses enfants. Ils étaient toujours là, il sentait leurs regards sur lui qui s’éloignait de leurs vies une nouvelle fois sans dire un mot. Sans en prendre un dans ses bras, sans en embrasser un. Il sentait la déception au dessus de ses épaules. La tristesse et l’angoisse du plus jeune de ne jamais revoir son père. Au contraire, il pouvait sentir la colère et la rancune qui se dégageait de son aîné.

Dans sa tête, la phrase de Christopher résonnait toujours même plusieurs minutes après lorsqu’il était derrière son volant. La main crispée sur le volant observant brièvement la tête de son animal de compagnie à ses côtés. Le chien était clairement intrigué par l’état d’esprit de son maître. Il pouvait le lire dans ses yeux. A l’arrêt sur le bord de la route qui menait à la plage, il s’enfonçait dans le siège de son véhicule posant lourdement son coude contre la fenêtre ouverte. Le regard vide d’expression se perdant à l’horizon sur l’un des parkings de la plage. Son énorme poing recouvert de bande percutait avec violence le volant de son véhicule avant qu’il n’enclenche la première. Une flopé de noms d’oiseaux s’extirpant d’entre ses lèvres, il marmonnait des choses incompréhensibles, une folie passagère d’une discussion avec son animal de compagnie. Buck, lui, il se dressait a nouveau contre la fenêtre à moitié ouverte du pick-up, passant le museau à l’extérieur et balançant gaiement sa queue au moment où il aperçu sa maîtresse sur le parking.
Seulement quelques instants plus tard, il apparu a quelques mètres de son ex-femme et de son fils. Le visage fermé de toute expression se contentant simplement de laisser derrière lui un nuage de fumée provoquer par la cigarette perchée entre ses lèvres. Une nouvelle fois, n’en faisant qu’à sa tête, le petit Max courait dans la direction de son père mais cette fois il ne se jetait pas dans ses bras. Non. Il attrapait Buck par le cou faisant un énorme câlin à l’animal qui lui léchait joyeusement le visage dans les éclats de rire du bambin. Le tableau, il était si parfait vu de l’extérieur et les nombreux regards qui se tournaient dans leur direction n’en démordaient pas sur l’idée du parfait couple militaire. Les mains profondément enfouies dans les poches de son treillis, Raleigh n’avaient toujours pas réellement ouvert la discussion avec son ex-femme. Qu’allait-il lui dire ? La colère générale enfouie en lui n’allaient-elle pas risquer d’éclater sur elle ? Voulait-il réellement continuer à voir cette femme dont il était éperdument amoureux s’éloigner ? Sans un signe de tête envers Alyssa, sans un mot envers la mère de ses enfants. Il avançait vers le SUV. Il n’avait pas besoin de mots pour lui faire comprendre qu’il allait discuter avec Christopher.

Les bras croisés sur sa poitrine, la capuche de son sweat sur la tête et le cul enfoncer dans le siège du SUV. Christopher restait immobile de colère dans le véhicule, n’affichant aucune réaction lorsque son père apparu à la fenêtre du véhicule, il ne daignât simplement que détourner le regard dans le direction opposé. Sans vraiment comprendre pourquoi il faisait cela, Raleigh en fit de même s’appuyant contre l’espace séparant les deux portières. Un nouveau nuage de fumée s’extirpant de ses poumons regardant dans la direction opposée à son fils.

- T’es venu parce que maman te l’as demandé ou t’es venu pour nous, Capitaine Howe ?
- J’te réponds si tu m’appelles Papa.
- Alooooorrrss… T’es v’nu parc’que ‘man t’a d’mander ou pour nous… PAPA.

L’adolescent défiait son père insistant avec force sur certains des mots qu’il prononçait dans sa phrase. Raleigh ne pouvait lui en vouloir, il comprenait la rancune que pouvait entretenir son fils envers son père. Il l’avait vu partir si souvent au front, il avait principalement grandi sans sa présence et n’avait jamais échanger une relation privilégié avec lui comme certains de ses camarades de classe. Inspirant profondément redressant la tête vers le ciel se parsemant de rayons de lumières, Raleigh lâchait un soupir. Pour la première fois depuis longtemps, il s’osait à exprimer une émotion devant ses enfants et sa femme. Il se risquerait à exprimer sa pensée à son aîné. Raleigh le sentait, il avait besoin d’un père dans sa réponse et non d’un mur. Il ne voulait pas voir le capitaine howe le réprimander de donner l’exemple. Il avait besoin d’entendre son père. Son cœur se serrait dans sa poitrine. Le militaire ne voulait plus jouer ce rôle de modèle, il ne voulait plus être cette figure de proue et mais encore moins être cette ombre dans la vie de ses enfants. Inspirant lentement mais profondément, il laissait chuter la fin de sa cigarette au sol et pour la première fois…
Raleigh croisait le regard de sa femme, pour la première fois depuis bien longtemps, il cherchait de l’aide dans ses yeux. Il l’appelait à l’aide, il voulait des réponses à ses questions et un soutien moral. L’espace d’une fraction de seconde, la vie avait repris son cours d’il y a plusieurs années tel un fantôme une passé. Une fraction de seconde avant qu’une main ne passe sur son visage enfouissant finalement celui-ci dans ses paumes. Les yeux clos respirant profondément avant de s’éloigner de la porte.

- Chris. Je suis venu passer un moment avec vous… Parce que je suis votre père... Et que maman, même si elle est forte, elle a besoin de repos et sourire parfois…

Aussi brutalement que son élan d’affection était apparu, son visage se fermait redevenant impassible au possible. Inexpressif, il se retournait tout de même vers son fils qui remontait la vitre du SUV avant d’en sortir pour se jeter contre son père. Il le ceinturait avec force enfonçant sa tête contre son torse marmonnant qu’il s’excusait d’avoir dit une chose méchante. Une main caressait doucement ses cheveux tandis que l’autre serrait avec tendresse son fils contre lui. Si son visage restait inexpressif et son regard se perdait sur un jeune couple qui passait par là. Ses gestes étaient néanmoins d’une grande signification, en tout cas, il en eu l’impression lorsqu’il aperçu le jeune militaire lâcher la main de sa compagne pour saluer avec respect le capitaine en passant à son niveau.

- Maman ? Maman ? Pourquoi Chris il pleure ?
- J’pleure pas Max
- Si tu pleures ! Regarde même Buck il l’a vu
- Je…ne…pleure… pas… Max

Pour la première fois depuis bien longtemps, Raleigh laissait un sourire se dessinait sur son visage. Un sourire qu’aucun membre de sa famille ne put apercevoir avant qu’il ne laisse son fils essuyer ses larmes dans le sweat de son père pour faire bonne figure face à son petit frère. Raleigh n’avait toujours pas décroché un mot a son ex-femme avant qu’il ne se rapproche d’eux laissant son grand s’éloigner de lui dans un geste d’un adolescent trop fier pour se laisser voir comme ceci en public.

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Alyssa Blackwell

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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Dim 13 Mai - 23:33

Christopher n'était pas un mauvais garçon. Il ne répondait jamais, faisait correctement ses devoirs. Comme beaucoup d'adolescent, il savait être dans ses mauvais jours, surtout quand cela concernait son père. Il avait pour lui la plus grande admiration mais aussi une colère profonde, qu'il ne savait exprimer que par l'agressivité. Si dans la voiture, la mère de famille n'avait pas continué la dispute, ils savaient tous les deux qu'ils auraient une longue conversation ce soir, à la place de la soirée d'anniversaire où il devait aller. La trentenaire était une maman « cool », on pouvait le dire. Plutôt souple sur les règles à la maison, elle savait pourtant sévir sur les sujets graves. Raleigh était un sujet grave. De nombreux couples déchirés profitaient que les enfants soient chez l'un ou l'autre pour taper sur le tuteur absent. Contrairement à cette majorité, la blonde mettait un point d'honneur à ce que le capitaine soit respecté, que ce soit dans son propre foyer ou dans celui de son ex-femme. S'ils étaient trop jeunes pour comprendre réellement la situation, les différents facteurs rentrant en jeu dans le comportement de leur père, Max et Chris savaient qu'il ne fallait jamais parler mal de leur père, que ce soit en la présence de celui ci ou en celle de leur mère. Poussée par le respect mais aussi par l'amour qu'elle portait encore à son ex mari, elle ne pouvait supporter d'entendre des réflexions souvent infondées d'enfants en souffrance. Car oui, malgré les apparences, ils souffraient. Si Christopher transformait sa peine en haine, Maxwell restait le plus fragile. Le soir, quand sa mère vérifiait les monstres sous le lit, il insistait lourdement pour que ce soit son père qui vienne les déloger avec sa grosse voix. Son père, son super héros. Le Capitaine Howe était le héros des histoires qu'il s'inventait, sauvant le monde à longueur de journée. Mais quand l'absence se faisait sentir, c'était bien trop souvent dans les bras de sa mère qu'il devait trouver le réconfort, faute de mieux.

L'espace d'un instant, alors que la route était déserte, Alyssa fit de nouveau son deuil. Raleigh ne viendrait pas et Christopher refusait de sortir de la voiture, muré dans le silence. Sentant la détresse générale, le benjamin n'arrêtait pas de demander où était son père, quand est ce qu'il arriverait et s'il pouvait choisir le parfum de la glace de Buck. S'agenouillant face à Maxwell, la mère de famille cherchait les mots juste pour expliquer à son petit garçon que son père ne viendrait pas. Mais à peine eut elle ouvert la bouche que le petit hurlait que Buck lui tirait la langue et, se retournant, elle vit effectivement le pick up passer, le chien à la fenêtre. Un poids énorme se retira soudain de ses épaules alors qu'elle remerciait intérieurement son ex mari de l'effort qu'il venait de faire. Max partit en courant serrer le chien dans ses bras alors que son ex mari avançait d'un pas décidé vers la voiture. S'il avait pris l'habitude de l'ignorer, elle vivait toujours aussi mal ce manque de considération. Si l'amour faisait mal, elle en était la preuve vivante en voyant l'homme de sa vie la traiter comme une vulgaire décoration au milieu de son environnement. Elle n'intervint pas, pour la première fois depuis longtemps. Elle laissait son ancien compagnon reprendre son autorité, la place de père qu'il avait délaissé depuis trop longtemps. Cette place qui lui revenait de droit et qui restait désespérément inoccupée alors que les enfants en avaient besoin. Si Christopher n'avait pas décolérer, Raleigh lui s'était attendri. Son regard croisa le sien, durant quelques secondes à peine et pourtant, Alyssa s'en retrouva complètement submergée par l'émotion. Transportée à des années lumières de ce parking, elle se revoyait un instant heureuse, des années plus tôt. Elle se revoyait dans les bras de Raleigh, le vrai Raleigh. Et si elle cherchait à l'encourager du regard, le suppliant des yeux de continuer sur sa lancée, son cœur se déchira une nouvelle fois quand il s'adressa de nouveau à son fils. C'était sûrement le premier geste d'affection qu'il est donné depuis longtemps : de la considération. Et c'était tout ce que leur fils demandait. D'être entendu. D'être écouté. Que l'on cesse de l'ignorer.

Les larmes aux yeux, la mère de famille détourna un instant le visage vers la mer, pour calmer les émotions qui la gagnaient. Ne pas pleurer, pas devant les enfants. Elle était le seul pilier de leur existence et elle n'avait plus le droit de flancher, puis depuis que Raleigh n'était plus assez solide. Pleurer, c'était la défaite. C'était avouer que tout allait mal ici. Pleurer, c'était jeter l'éponge. Alors, inspirant un grand coup l'air marin, elle renversa le visage en arrière pour faire disparaître ses larmes avant de se retourner vers son fils, qui serrait toujours sa peluche de requin. Avec son plus beau sourire, elle tenta de le chatouiller alors qu'il tentait de se soustraire à ses mains, riant et criant.

-On va la manger cette glace ? Ou c'est toi que je vais manger !

Le petit garçon partit en courant, rattrapant son grand frère qui était déjà dans le sable. Alyssa leur cria alors de se donner la main, avant de jeter un bref coup d'oeil à son ex mari. Elle se dirigea vers le bungalow qu'était le restaurant, calant son pas sur celui du militaire, les bras croisés sur sa poitrine. Les mots lui manquaient et pourtant, elle trouva quelque chose à dire, peut être pour la première fois depuis longtemps.

-Chris pensait pas ce qu'il a dit. Il est juste un peu remué par cette histoire de divorce, c'est un ado, ça se comprend. Tu penses que je devrais lever sa punition ?

Une question anodine, qui pourtant signifiait beaucoup. Indirectement, elle cherchait à entraîner Raleigh dans une vie de famille, où ses décisions étaient importantes, où il était écouté. Il avait son mot à dire sur toute l'éducation de leurs enfants et, s'il avait laissé Alyssa gérer ses derniers mois, elle pensait que c'était à lui que revenait le droit de lever cette punition. C'était avec lui que Christopher s'était montré impoli. Un coup de vent lui envoya ses cheveux en plein devant son visage, la forçant à les arranger d'une main pour y voir quelque chose et ne pas tomber dans le sable. Ses yeux se perdirent un peu plus dans l'immensité bleue qui s'étendait à perte de vue. Ils en avaient passé du temps sur cette plage, avant. Des journées en famille, de longues balades en amoureux. Des moments que l'on ne pouvait oublier. Trop forts. Trop récents. Trop beaux pour quitter des esprits meurtris. Si durant un divorce, on ne voyait que les mauvais côtés d'une relation, après la séparation, ne nous restaient que les bons souvenirs. Ceux qui vous fendaient le cœur. Ceux qui vous faisaient hurler dans votre oreiller. Ceux qui vous faisaient pleurer seule, dans votre bureau, à la pause déjeuner. Des souvenirs de la vie parfaite que vous aviez menée un moment, sans vraiment vous en rendre compte avant de la perdre à tout jamais.

-Tu crois que nous sommes de bons parents ?

Sans s'en rendre compte, la blonde s'était figée, les yeux dans les vagues qui s'échouaient sur le sable. C'est la voix de Maxwell, à l'entrée du restaurant, qui la tira de ses pensées, criant à ses parents de se dépêcher car il mourrait de faim.

-Oublie ça. Viens Buck, on va manger une glace.

Le chien comprit visiblement qu'il s'agissait de nourriture, puisqu'il partit à vive allure rejoindre les garçons, quelques mètres plus loin. La mère de famille poussa la porte, demandant au serveur s'ils pouvaient se mettre à l'extérieur. Par chance, la pluie avait découragé la plupart des gens et le restaurant était quasiment vide. Sous un parasol qui ne servait à rien ce jour là, ils purent s'attabler à l'abri de l'eau qui était tombé précédemment. Face à son ex-mari, elle n'osait plus le regardait, de peur de se heurter de nouveau à un mur d'indifférence. Elle distribua les cartes aux enfants, les défendant de commander l'énorme coupe de crème glacée. « Sinon vous n'aurez plus faim ce soir  et vous aurez mal au ventre ». Le compromis fut trouvé : ils la prenaient pour se la partager tous les deux. Si elle était sceptique quand à la notion de partage avec ces deux monstres, elle les laissa pourtant choisir, ne voulant pas les priver de quelque chose alors qu'ils avaient la chance d'être avec leur père. Si la présence de leur père les enchantait, cela avait le don de couper l'appétit de la blonde, qui rêvait d'aller cuver son chagrin dans un coin. Elle demanda un simple café, laissant Raleigh choisir avant de remercier le serveur d'un sourire.

-Maman maman ! On peut aller ramasser des coquillages ? Pour ma collection !

Maxwell s'était lancé dans une collection de coquillages, amassant des dizaines de coquilles dans une boîte à chaussures sous son lit. Si nettoyer le sable qu'il semait derrière lui était une corvée, Alyssa était heureuse qu'il se passionne pour quelque chose d'aussi beau que l'océan. Elle émit quand même une réserve.

-Demande à ton père s'il est d'accord pour que tu y ailles avec Christopher.
-Papa, si j'y vais, tu partiras pas sans me dire au revoir, hein ? Tu jures ?

La blonde passa une main sur son visage dans un soupir. Un enfant de sept ans craignait que son père ne s'enfuit sans un bisous. Qu'est ce qu'ils avaient bien pu rater pour en finir là ?
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Raleigh Howe
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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Lun 14 Mai - 20:00

Une fois n’était pas coutume pour le militaire, le brun se plongeait a nouveau dans le silence observant ses fils s’éloigner de plusieurs mètres. Un impact lourd contre sa cuisse lui indiquait par la suite d’un simple regard que Buck apportait un énorme bâton sans grande surprise. Le morceau de bois humide était pourri par l’eau salée mais il ferait le grand bonheur du jeune chien qui ressentait très certainement le besoin de s’élancer dans une course folle. Sans réellement réfléchir, instinctivement, Raleigh arrachait le jouet improvisé de l’animal et lançait celui-ci de toute sa force. Les mains enfoncées profondément dans les poches de son treillis, ses énormes rangers s’enfonçant a peine dans le sable sous ses pieds, le tatoué avançait lentement. Le vent qui soufflait par delà l’océan soulevait les grains de sable sur la plage à ses narines. Le militaire passait une énorme main abîmée dans sa barbe, ses doigts grattant légèrement et discrètement les cicatrices qu’il dissimulait aux yeux de ses proches. Inspirant profondément sentant le sable venir se déposer au coin de ses lèvres. Son cœur s’emballait, le monde devenant trouble sur les côtés de ses champs de vision et sa nuque devenait lentement raide. « Chris pensait pas ce qu’il a dit. Il est juste un peu remué par cette histoire de divorce, c’est un ado, ça se comprend. Tu penses que je devrais lever sa punition ? » Les mots de son ex-femme lui paraissait déjà si lointain dans le vent qui soufflait à ses oreilles. Raleigh ne voulait pas entendre cette phrase, il s’y refusait. Responsabilités.
Fermant les yeux détournant le visage vers l’océan, le militaire essayait de concentrer ses sensations sur l’odeur d’iode apportée par l’écume. Il était au bord de l’océan en compagnie de ses enfants. Le sable sous ses pieds était celui des côtés des Etats-Unis. A chaque instant, les bourrasques de vents qui soufflaient dans ses oreilles sonnaient comme des rafales de fusils automatiques. Sous son sweater à capuche, sa respiration se saccadait progressivement mais il luttait frottant discrètement son oreille contre son épaule. Il pouvait déjà entendre leurs voix et soudainement le monde autour de lui sombrait progressivement dans l’obscurité. Une voix immature montait à ses oreilles, la voix d’un enfant hurlant une phrase qu’il n’arrivait à comprendre dans une langue inconnue. Son ombre obscure, il la voyait se dresser devant l’océan tandis qu’il cherchait à fuir du regard cette vision macabre. Eux, les disparus, ils lui apparaissaient dans les bourrasques de vents qui soulevaient le sable. Ils étaient là sur cette plage planant comme une aura malsaine au dessus de sa famille. L’idée de s’enfuir à vive allure lui effleurait l’esprit, siffler son chien et sauter dans son pick-up pour s’éloigner aussi loin que possible de cet endroit. Qui sait ? Il s’arrêterait sûrement chez un revendeur d’alcool sur la route. Il s’enverrait sûrement la bouteille dans le gosier en seulement quelques dizaines de minutes avant d’errer au hasard dans les rues de la ville, la capuche sur la tête et une nouvelle munition sous le coude en cas de besoin. Les yeux rivés sur l’animal qui revenait avec son bâton entre les crocs, se figeant devant lui avec ses oreilles baissées et son air intrigué dans les yeux. Buck était un compagnon fidèle pour le militaire souffrant.
Lentement, Raleigh revenait à la réalité en compagnie de ses enfants ainsi que de son ex-compagne. Les yeux rivés vers l’océan a perte de vue enfonçant lourdement ses coudes et avant bras sur la table le visage du militaire était vide de toute expression. Avait-il seulement un jour réussi à être un bon père ? Un exemple à suivre pour l’un de ses fils ? Pouvait-il seulement en vouloir à Christopher de nourrir une rancœur envers lui, après tout, il l’avait lâchement abandonné au profit de son pays lors des années les plus importantes de son existence. Combien de match de baseball avait-il raté lorsqu’il se trouvait à l’autre bout du globe ? Qui l’accompagnait aux journées spécial père fils organiser dans ses écoles ? Combien de fois s’était-il écroulé mort d’inquiétude de ne jamais revoir son père, plonger dans les bras de sa mère lorsqu’il entendait et comprenait qu’à l’autre bout de la terre la guerre faisait réellement rage ? Raleigh inspirait profondément sentant ses yeux rougir en écoutant la voix de son petit Maxwell. « Papa, si j’y vais, tu partiras pas sans me dire au revoir, hein ? Tu jures ? ». Délicatement, il détournait un peu plus le regard se figeant dans une impassibilité la plus complète sous les yeux de ses fils.

Son fils, Max, il ne l’avait même pas vu grandir depuis sa naissance. La première fois que le père et le fils on eu un véritable contact physique, le cadet était venu au monde depuis déjà huit mois. Il était déjà devenu un grand bonhomme fort regardant l’homme barbu qui le prenait dans ses bras avec énormément de question dans le regard pour un bébé. Qui était cet homme qui l’embrassait avec autant de tendresse ? Dans l’urgence de la situation, il n’avait même pas eu la chance d’assister au premier anniversaire de son fils. Son pays, ses hommes, ils avaient a nouveau eu besoin de lui au cœur d’un pays étranger en proie à la violence. Méritait-il aujourd’hui que son fils ne cesse de vouloir passer du temps avec cet homme qui l’avait si souvent et lâchement abandonner depuis si longtemps ? Refusant de jouer avec lui lorsqu’il rentrait au pays, se réfugiant dans son garage sur sa bécane ou au comptoir d’un bar pour se saouler lors de ses deux derniers déploiements. Son petit bonhomme, si fort, si courageux et insouciant qui ne voyait en son père qu’un héros allant combattre les méchants. Les méchants ? Qui étaient réellement les méchants dans cette putain de guerre ?
Ceux qu’il combattait avec d’autres braves américains ou était-il lui-même le méchant de cette histoire ? L’homme qui laissait ses compagnons mourir au combat alors que lui rentrait paisiblement avec sa famille au bord de l’océan mangeant une glace… UNE PUTAIN DE GLACE ! Son poing se serrait avec violence laissant apparaître ses veines en l’espace de quelques secondes, fort heureusement, le serveur était déjà revenu avec les commandes distrayant suffisamment le regard et l’attention de ses enfants pour qu’ils n’attendent pas une réponse immédiate de sa part. Raleigh passait une main dans sa barbe s’adossant lourdement dans le fond de sa chaise. Les yeux rivés sur l’énorme glace qu’avait rapporter le serveur pour ses fils, le café pour sa femme et sa bière qu’il servait sous ses yeux. Un simple geste rapide, discret, il sortait un billet d’une de ses poches déposant celui-ci dans la poche de la chemise du serveur soufflant simplement au serveur d’une voix enrouée de garder la monnaie. Les yeux rivés sur sa bière, il enfonçait a nouveau ses avant bras sur la table se penchant vers l’avant pour observer ses enfants. Doucement, il rapprochait la glace de lui pour la laisser hors de portée de ses enfants.

- On va faire un pacte… Si Chris s’occupe correctement de son petit frère sans se chamailler avec lui pour partager la glace, et que Max écoute son grand frère sans se disputer avec lui en partageant la glace. Tu récupères ton téléphone et toi tu vas chercher tes coquillages… Deal, les garçons ?

Christopher affichait une moue peu convaincue mais acquiescer tout de même dans un grognement, au contraire de son petit frère qui lui agitait frénétiquement la tête de haut en bas, tenant déjà sa cuillère a deux mains comme un saint graal. Sans faire durer plus longtemps la torture, Raleigh glissait l’énorme bol entre ses fils se laissant revenir lourdement sur le dossier de la chaise. Il n’avait pas adressé un seul regard à son ex femme depuis ce très court instant il y a de nombreuses minutes. A ses côtés, il pouvait sentir sa présence. Son parfum enivrait ses narines d’une odeur qu’il ne connaissait que trop bien et qui aurait fait battre son cœur tel les tambours d’une armée il y a encore plusieurs mois. La lourde tête de Buck venait se déposer sur sa cuisse couinant lui aussi après de la nourriture que lui refusait catégoriquement son maître. Ses doigts s’entremêlant doucement dans les poils de son meilleur ami, gratouillant légèrement avec compassion l’arrière de son oreille.

- Pourquoi ils ne font pas des glaces aux croquettes pour Buck ? C’est bizarre quand même parce que regarde, si nous on mange de la glace avec du chocolat et de la chantilly. Ils peuvent prendre des croquettes et mettre de la glace dedans pour que Buck il mange lui aussi de la glace avec moi. C’est injuste que Buck il puisse pas en manger, pas vrai maman ? Hein papa que c’est injuste ?

Maxwell s’était lancé dans une réflexion sur l’injustice des parfums de glace au plus grand désarroi de son grand frère qui roulait des yeux enfonçant sa joue dans sa main. Les yeux rivés sur le visage fermé de son père, il l’analysait du regard mangeant sa glace sans véritable appétit tout le long du discours de son petit frère. Raleigh s’osait à croiser le regard de son fils qui le soutenait instantanément avec un grand sourire relevant la tête de sa main. Raleigh écoutait la mère de ses enfants répondre à son cadet, soudainement, naturellement, un sourire léger se dessinait au coin de ses lèvres tandis qu’il reposait son verre sur la table. Sa main abîmée passait sur son visage tandis qu’il observait paisiblement les badauds qui prenaient lentement possession de la plage près que la pluie a définitivement disparue des champs de visions. A présent, le soleil brillait haut dans le ciel encore légèrement parsemé de nuages mais bien vite son attention se reportât sur ses enfants qui étrangement s’étaient tenu a carreaux lors de la dégustation plus ou moins express de cette immense gourmandise sucrée.

- Papa, papa, j’peux aller avec Chris chercher des coquillages ?
- Seulement si tu dis merci et fais un gros bisou à maman pour la glace. Prend Buck avec toi.
- Allez ! Viens Chris ! Viens Buck !

Le petit garnement se levait surexcité de sa chaise laissant Raleigh détourner son attention sur la tête de son chien lourdement posée sur sa cuisse. Il continuait doucement de lui gratouiller l’oreille soufflant à l’animal de veiller sur Chris & Max. Instantanément, catoonesquement, l’animal se redressait comme au garde à vous, les oreilles droite au dessus de sa tête et agitant sa queue en signe d’approbation. Quelques instants plus tard, il s’élançait à la suite des garçons dans des aboiements joueurs courant en long, large et travers entre les deux frères. Inconsciemment, son bras lourdement poser sur celui de sa chaise venait effleurait celui de son ex femme. Inconsciemment, il détournait le regard vers elle l’observant de haut en bas fuyant toujours ses yeux. Il la connaissait si bien qu’il voyait derrière le masque qu’elle portait face au publique. Dans sa position, ses geste, sa tenue et même son physique. Il ressentait sa tristesse mouvementée par la joie de ce moment. Son interrogation, son inquiétude. Il était capable de comprendre ce qui lui passait par la tête mais lui était incapable d’exprimer la moindre émotion. Insensible, impassible, froid. Sa main effleurait celle de la magnifique blonde à ses côtés avant qu’il ne l’éloigne lentement.
Ses yeux se rivaient dans le fond de ceux de la belle Alyssa pendant quelques instants mais son regard n’exprimait rien. Il restait neutre malgré la pointe de remerciement qui faisait son apparition au fond de ses pupilles. Raleigh remerciait son ex femme de lui offrir la possibilité de rester le père de ses enfants malgré le divorce, il la remerciait d’être si forte pour eux malgré la difficulté des évènements. Soudainement, se perdant dans le fil de ses pensées après avoir replonger son regard dans celui de celle pour qui il n’arrivait plus à exprimer le moindre sentiment, la culpabilité reprenait le dessus dans son regard. La tristesse, une profonde tristesse et surtout le pardon. Un pardon qu’il n’avait pas encore réussi à s’accorder… finalement il laissait entendre d’une voix faible, presque perdue dans ses pensées.

- J’voulais qu’on s’replie… Qu’ils rentrent tous chez eux auprès de leurs enfants… et leurs femmes… Que tout se passe autrement… Pour eux… pour nous…

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Alyssa Blackwell

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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Ven 18 Mai - 0:52

Des mois. Des mois qu'ils étaient divorcés et pourtant, elle avait l'impression que c'était la veille. La veille qu'on lui avait demandé si elle souhaitait garder son nom d'épouse ou reprendre celui de jeune fille. Elle s'était si longtemps appelée Howe qu'elle en avait oublié sa signature originelle. Mais ça faisait trop mal. Tout faisait trop mal. Chaque mot, chaque souvenir, même dans la plus petite chose, tout faisait mal. Alors Alyssa Howe était redevenue Alyssa Blackwell. Parce qu'ainsi, elle avait moins mal. Ainsi, elle n'était plus que la mère de deux beaux enfants et non plus l'épouse brisée en quête de son mari perdu. Ainsi, elle pouvait oublier, presque. Oublier que dans le passé, elle avait été une femme épanouie et heureuse. Une femme qu'elle n'était plus désormais. La femme à l'intérieur d'Alyssa était morte quand son mari n'était pas revenu de là bas, ce lieu lointain qui brisait des familles. Seuls survivaient son âme de mère et le corps vide de son époux. Il l'avait perdu et elle l'avait perdu également, malgré l'amour qui les avait lié, qui les liait toujours. Brisés. Ils étaient brisés. Chacun à leur manière. Trop pour pouvoir surmonter cela ensemble. Elle en avait pleuré, beaucoup. Enormément. Elle s'était délestée de litres de larmes depuis que l'alliance avait quitté son doigt. Mais pas une seule devant les trois hommes de sa vie. Jamais. La blonde était forte. Peut être trop pour que son corps ne réussisse à suivre la cadence. De nombreuses fois, trop nombreuses pour qu'elle n'en soit pas honteuse, elle s'était retrouvée dans sa salle de bain, au beau milieu de la nuit, assise à même le sol. Et, la tête appuyée contre le rebord de sa baignoire, elle remplissait lentement un verre de vin, finissant souvent par s'enfiler la bouteille. Une bouteille de vin, ce n'était rien, physiquement parlant. Et pourtant, cette propre vision d'elle même, au bout du rouleau, finissait de la faire vomir à chaque fois. Une femme à laquelle ses enfants avaient reproché le divorce. Une femme que son époux n'aimait plus depuis bien longtemps. Une femme qui n'en était plus une. Alors ces mêmes soirs, elle pleurait, en silence. Elle étouffait ses sanglots contre une serviette de bain, ses cris de détresse restant coincés dans sa gorge. Spectacle pitoyable qui ne réussissait toujours pas à apaiser son cœur meurtri. La belle Allysa devenait, à la nuit tombée, quand personne ne pouvait la voir, la pire des loques. Si sa propre mère lui avait conseillé de sortir, pour rencontrer quelqu'un, elle n'avait jamais pu s'y résoudre. Une seule fois, la belle Alyssa avait tenté de faire une rencontre. Quelques semaines seulement après son divorce, alors que ses enfants étaient chez leur père, elle était sortie dans un bar, avec une amie. Assise au comptoir, elle avait vu cette homme s'approchait d'elle. Et aussitôt qu'il avait ouvert la bouche, elle avait cessé de l'écouter, de le regarder. Parce qu'il n'était pas Raleigh. Parce qu'il n'avait pas sa douceur, son vécu. Parce qu'il ne pouvait pas être aussi drôle, ou aussi beau. Ce jour là, elle avait su qu'elle avait enterré sa vie de femme en même temps que son mariage. Parce qu'elle comparerait toujours les autres à son ex époux et parce que personne sur cette putain de planète ne pouvait lui arriver à la cheville. Alors elle avait su qu'elle finirait seule. Lui ou rien d'autre. Elle l'avait toujours su.

Cette sortie à la plage était la première depuis bien longtemps. La première où Raleigh était présent, autant physiquement que mentalement. Si Maxwell semblait tout aussi excité par la présence de son père que par les coquillages, Christopher semblait encore dépité du silence qui régnait entre le paternel et le reste de la famille. Leur mère sentait toutes ces choses. Toutes ces choses qu'ils lui avaient confié, alors qu'ils s'écroulaient en larmes dans ses bras, hurlant après leur père. Distraitement, la blonde glissa un sourire à son aîné. « Ca va aller », mimèrent ses lèvres alors que Chris regardait son père du coin de l'oeil. Et comme si le message avait été entendu, Raleigh finit par prendre la parole. Les fois où il parlait devenait si rares que tous les Howe et la seule Blackwell se taisaient à chaque fois, comme pour boire tout ce qui pouvait sortir de sa bouche. Les coudes sur la table, le menton posé sur ses mains, la mère de famille esquissa un sourire en regardant les deux petits anges qu'elle avait avec elle. Elle ne trouvait rien à redire à ce que son ex mari proposait et intérieurement, elle le félicitait du pas qu'il venait de faire vers ses enfants. Marché conclu et ils engloutirent leur glace à une vitesse qui dépassait tout ce qu'elle avait vu auparavant. De véritables affamés.

-Calmez vous, on va croire que je ne vous nourris pas à la maison !
-On meurt de faim, tu fais trop de légumes maman, expliqua l'aîné entre deux bouchées.
-Et pas assez de nuggets !, renchérit le plus jeune.

Alyssa leva les yeux au ciel et aussitôt la glace finie, Max demanda la permission à son père pour se lever de table. Elle sourit en prenant un bref instant son fils dans ses bras, lui rendant le bisous que Raleigh lui avait demander de lui faire. Son petit bonhomme lui souffla un merci pour sa crème glacée avant de s'élancer dans le sable. Elle agita la main en sa direction alors qu'il s'éloignait déjà en courant, appelant son grand frère. Au fond de sa chaise, la maman couvait sa progéniture des yeux, avec un léger sourire. Ils étaient sa force. Ils étaient la seule raison pour laquelle elle souriait encore, malgré les coups bas de la vie. Ses pensées joyeuses furent rappelées à l'ordre par le bras de son ancien époux qui effleurait le sien, par son regard sur elle. Ce seul contact depuis temps de temps. Ce regard qui brûlait toujours sa peau. Ce regard qu'elle voulait croiser et pourtant qu'elle redoutait. Le temps s'arrêta, suspendu pour laisser la trentenaire profiter de ce qui autrefois avait été une habitude. Avant tout ça. Avant le mal. Avant la déchirure. Si sa main effleura bientôt la sienne, provoquant une crise de panique intérieure, il la retira bien trop tôt, bien trop vite. Ses doigts auraient aimé retenir les siens et pourtant, elle savait qu'elle n'avait plus le droit. Qu'elle avait perdu ce pouvoir en signant ces fichus papiers qu'elle aurait du brûler. Ses grands yeux se posèrent enfin dans le regard froid, le regard dur de Raleigh. Ils ne disaient rien, ils n'avaient jamais eu besoin de parler. Et puis de toute façon, il ne parlait plus depuis longtemps, avait cessé de lui dire ce qu'il avait sur le cœur. La voix de l'homme de sa vie finit par se faire entendre de nouveau, trop faible pour qu'elle soit certaine qu'il lui parle vraiment. Des pensées à voix haute qui brisaient le cœur de la blonde, impuissante face aux souvenirs du barbu. Elle ne pouvait rien faire, mise à part poser la main sur la sienne, pour la serrer cette fois. Pour qu'il se rende compte qu'il n'était plus là bas, mais ici, avec elle, avec eux. Pour qu'il sorte de ces souvenirs nocifs. Pour qu'il revienne dans la réalité.

-Tu n'aurais rien pu faire contre tout ça Raleigh. Tu n'es pas responsable de ce qui est arrivé là bas. Tu n'as pas appuyé sur la détente, tu n'as forcé personne à participer à cette opération. Tu es innocent. S'il te plait, regarde moi.

De ses doigts fins, elle voulait lui faire tourner la tête, pour qu'il plonge encore ses yeux dans les siens. Pour qu'il y voit la sincérité, peut être la pointe d'amour qui perçait au fond de ses yeux, ravivée par le contact de leurs mains.

-Tu n'y es pour rien.

Ses mots n'avaient que peu d'impact, elle le savait. Elle savait qu'elle ne pouvait pas comprendre également. Que des « Tu n'y es pour rien » étaient inutiles. Le monde entier avait du lui répéter des centaines de fois. Elle savait qu'elle n'était pas qualifier pour réparer ce mal-être profond. Elle savait qu'elle n'arrangerait rien par son contact, ou son sourire qui se voulait rassurant. Elle savait tout cela et pourtant, elle essayait quand même. Car elle ne pouvait pas croire qu'elle ne pouvait plus rendre Raleigh heureux. Et c'était sûrement ce qui faisait le plus mal. Savoir que la personne que l'on aime ne serait plus jamais heureuse, même avec nous. Même avec tous les efforts possibles. Oui, c'était le pire, sans aucun doute.

Elle aura voulu lui ouvrir les bras, qu'il s'y blottisse. Elle aurait aimé qu'il pleure, peut être, pour vider ce trop plein qu'il gardait depuis bien trop longtemps. Elle aurait aimé qu'il se livre plus tôt. Elle aurait aimé tellement de chance qu'elle n'en arrivait plus à apprécier le reste. Elle ne savait pas le consoler, ne savait plus comment s'y prendre pour ne pas le braquer. Alors, elle garda le silence, de peur d'avoir une parole blessante, maladroite. Le bruit des vagues qui s'échouaient sur le sable, l'odeur du sel, les grains de sable heurtant sa joue à chaque bourrasque, elle se refusait toujours à lâcher sa main, la serrant aussi fort qu'elle le pouvait. Elle aurait voulu avoir de l'importance. Avoir assez d'importance pour réussir à le faire sortir de cette maladie. Pour réussir à l'aider. Elle n'était plus que l'ex femme inutile. Rien de plus. Et en écho avec les rouleaux salés, elle allait se briser en rencontrant le mur qu'était Raleigh Howe.

-Si ça te fait du bien, tu peux me parler. Me parler de ce qui s'est passé là bas. Si tu ne veux plus en parler ou que je me taise, dis le moi. Dis moi simplement ce qui pourrait te soulager.

Avec un soupir, elle baissa la tête, désarmée face à la situation. Lui seul pouvait ouvrir une porte. Lui seul pouvait débloquer cette situation et elle n'était qu'en attente d'un signe. Qu'en attente de lui.
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Raleigh Howe
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MessageSujet: Re: Raleigh - I have loved you all along   Lun 21 Mai - 11:54

A mi chemin entre réalité et souvenirs, son âme n’avait de cesser d’errer silencieusement au grès des vagues qui heurtaient avec violence le rivage à plusieurs centaines de mètres. Raleigh, lui, était à présent déconnecté de la réalité. L’expression vide de ses yeux ne cachait aucunement son état d’esprit au moment où la main de son ex-femme se déposait sur la sienne. Instinctivement, Raleigh ôtait sa main l’enfonçant dans la poche de son sweat à capuche. Il refusait de reprendre ce rôle de père de famille, la souffrance qu’il avait ressentie à son réveil du coma après avoir appris les conséquences de cette mission, jamais il ne voulait la ressentir a nouveau. L’amour avait disparu de ses états d’âmes depuis déjà si longtemps qu’il en oubliait sa sensation. Qu’il s’agisse de ses proches ou de sa propre personne, jamais, au grand jamais, il n’accepterait un jour de ressentir à nouveau ce sentiment si fort et destructeur. Aujourd’hui, il se refusait a ressentir ces sentiments, seul sa petite sœur bénéficiait de ce qui restait encore intact au fond de son âme. S’il ne s’était jamais disputer avec elle, elle serait très certainement encore sur ses jambes aujourd’hui, jamais elle n’aurait repris son véhicule remplie de colère. Jamais elle n’aurait eu ce putain d’accident. Les yeux rivés vers l’océan, Raleigh reniflait doucement enfonçant un peu plus les mains dans les poches de son sweat à capuche. A nouveau, pour ne pas changer, il se renfermait sur lui-même. Il s’effaçait aussi bien physiquement que mentalement dans la journée de sa famille. « Tu n’aurais rien pu faire contre tout ça Raleigh » A l’intérieur de sa poche, son poing se crispait de frustration. « Tu n’es pas responsable de ce qui est arrivé là bas. » Il pouvait déjà sentir sa nuque se raidir s’enfonçant plus profondément dans son siège. Incapable de dire un seul mot n’écoutant que les paroles de son ex femme déjà si lointaine à son esprit. « Tu n’a pas appuyé sur la détente, tu n’as forcé personne à participer à cette opération. Tu es innocent. S’il te plait, regarde moi. » Les yeux rougis par la colère, il ne détournait aucunement la tête en direction de la blonde. Au contraire, il éloignait même son regard de sa position afin d’être certain de ne pas plonger une nouvelle fois dans ses yeux. Ses yeux qui l’avaient si souvent fait sombrer, son regard qu’il aimait par-dessus tout mais qui avait ce pouvoir de le rendre si faible. Il n’en avait plus le droit, il n’en avait aucunement le droit. La faiblesse avait eu raison de ses hommes. Elle avait eu raison de sa vie et sa vie de famille. Elle avait raison de lui.
Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait senti la bouche du canon de son arme de poing contre sa tempe. Combien de fois avait-il eu les larmes aux yeux et le doigt prêt à presser la détente ? A combien de reprise n’avait-il eu jamais le courage de mettre un terme à sa vie pour rejoindre ceux qu’il avait lâchement abandonner ? Ceux qu’il n’avait pas réussi à convaincre de ne pas se sacrifier pour leur putain de pays qui n’avait eu en retour pour eux que de leur offrir un putain de pierre tombale blanche ! Un putain de drapeau soigneusement plier dans les bras de leurs femmes pleurant la perte de leur compagnon ! Une putain de médaille dans les mains d’un gamin qui ne reverrais jamais son putain de père mort pour son putain de pays ! Mort pour ses putains de convictions ! Mort à cause de son putain de commander incapable de prendre une putain de décision ! Ils n’étaient jamais revenu chez eux a cause d’un putain de soldat incapable de poser ses putains de couille et ordonner une putain de retraite ! Non ! NON ! Raleigh pouvait sentir ses muscles commencer à trembler de rage tandis que sa nuque s’animait dans des spasmes étranges afin d’essayer de contenir sa colère. Le new-yorkais de naissance n’était plus le même homme, la joie et la sympathie avait disparus de son esprit depuis déjà trop longtemps. Son monde était soudainement devenu si noir lorsqu’il avait aperçu les tours jumelles s’effondraient sous ses yeux, lui, policier de la ville incapable déjà à l’époque de protéger ses habitants. S’il avait repris un peu de lumière avec la naissance de ses enfants, le mariage avec celle qu’il avait toujours aimer d’un amour sincère et profond. Que ses différentes missions avaient eu pour effet d’aider des peuples à voir la lumière au bout du tunnel. Aujourd’hui, il n’y avait plus qu’obscurité et douleur dans son sillage. Sa jambe commençait à doucement s’agiter d’agacement et son regard devenait soudainement plus dur, violent et colérique avant qu’il ne s’empare de sa boisson. La main si crispée qu’elle en laissait ressortir les veines de son bras tatoué. « Tu n’y es pour rien. »

Miracle ! La vie devenait soudainement plus joyeuse grâce à cette simple phrase, ses camarades morts sous ses yeux revenaient à la vie, là, ils arriveraient à leur table d’ici plusieurs minutes en compagnie de leurs familles. Une véritable happy ending digne d’une série télévisée. Raleigh montrait son cynisme en réponse par un simple soupir secouant la tête de gauche a droite, négativement, il lui montrait son désaccord sans prendre de pincettes. Une chose qu’il n’aurait au grand jamais osée faire par le passé. Lui qui était toujours si attentionné, délicat et tendre avec cette femme. Il portait le verre de bière à ses lèvres avalant l’intégralité de son contenu en une seule gorgée claquant avec violence le cul de celui-ci sur la table. Son cœur battait la chamade, le point de rupture, ce putain de point de non retour. Elle l’avait malencontreusement atteint, ou plutôt, il l’avait malencontreusement laissé l’atteindre dans ses émotions. Dans un énorme grognement, un juron venu de nulle part, il se levait envoyant valser sa chaise d’un énorme coup de pied à l’autre bout de la terrasse. Il n’en avait que faire du regard des passants, l’avis des propriétaires du lieu et le regard de sa femme sur son geste. L’intégralité de son corps tremblait, serrant le poing sur son visage enfonçant les paumes de ses mains sur ses yeux. Raleigh grognait, murmurait, bougonnait dans sa barbe. Ses pensées étaient exprimées à voix haute se répétant sans cesse de se contrôler. Il entendait ses enfants qui revenaient avec leurs coquillages, essayant de se maîtriser s’arrachant à moitié les cheveux dans une grande inspiration.
- Chris… Il… Il.. Il fait quoi papa ?
- Viens, Max.
- Mais Chris… Papa…
- Putain, viens Max !
Il ne le voyait pas mais il se doutait que Christopher attrapait le bras de son petit frère pour l’éloigner au maximum de cette scène. L’aîné, il avait déjà trop souvent assisté à ce genre de chose pour savoir en l’espace de quelques instants que son père allait exploser d’un moment ou l’autre. Le soir dans son lit, il avait sûrement entendu les portes claquées dans le garage en dessous de sa chambre. Les cris de rage de son père qui martelait sans répit un énorme sac de frappe. Les engueulades avec sa mère ainsi que les coups dans les murs auxquels il avait très certainement assisté silencieusement à l’abri d’un montant de porte. Chris, il avait toujours eu ce côté protecteur envers son petit frère depuis que son père n’était plus l’homme souriant avec lequel il échangeait des balles de baseball dans le jardin. Souvent, trop souvent, Raleigh l’avait aperçu boucher les oreilles de son petit frère lorsqu’il avait compris que ses parents commençaient à se disputer. Son grand, il ne l’avouerait jamais mais dans le fond, il prenait très au sérieux son rôle de grand frère. Raleigh lui envoyait se retourner la table de la terrasse d’un coup de pied rageur se retournant vers une autre table retournant celle-ci de ses mains s’écroulant a genou dans un grand fracas. Son poing déjà abîmé plusieurs jours auparavant venant frapper avec violence le sol a plusieurs reprises laissant une nouvelle fois le sang jaillir de ses blessures s’écroulant finalement dos a une rambarde de bois. La tête enfoncée dans ses mains ensanglantées hurlant de détresse.

- C’EST JAMAIS DE MA PUTAIN DE FAUTE A VOUS ECOUTER ! TOI, SARA, MES SUPERIEURS ET CETTE PUTAIN DE PLANETE… TU SAIS QUOI.. NON. NON TU SAIS PAS PARCEQUE JUSTEMENT J’AI PAS PRESSER CETTE PUTAIN DE DETENTE ! OUAIS JL’AI PAS FAIT ! J’AI PAS ENVOYER CETTE PUTAIN DE FUSEE DE DETRESSE !

Raleigh se redressait subitement manquant d’arracher le col de son sweater en laissant apparaître ses cicatrices, stigmates de cette explosion qui ne lui avait malheureusement pas enlever la vie.

- C’EST CA LE SENS DE L’HUMOUR DE CETTE PUTAIN DE VIE ?! LAISSER CREVER MON MEILLEUR AMI SOUS MES PUTAINS D’YEUX ET ME REVEILLER A LA MAISON AVEC SEULEMENT CA ?! HEIN ?! VOIR TES FRERES TOMBER SOUS LES BALLES ET TOI ESSAYER DE LES SAUVER EN VAIN ? HEIN ?! J’LAI PAS SAUVER CE PUTAIN DE MOME… COMME SHEERAN. GRIGGS. PETTERSON. GATES…. TOI T’APPROCHE PAS… C’EST MA FEMME ET CA TE REGARDE PAS… FERME TA PUTAIN DE GUEULE… BOUGE… J’AI DI TU M’APPROCHES PAS GROS CON !

Soudainement, il se retournait en direction d’un client qui essayait de s’interposer. Ses mains se saisissant de son col pour venir le plaquer contre le mur de l’établissement. Les yeux emplis par la colère plongeant son regard avec intensité dans le sien. Il n’attendait qu’un seul geste de sa part pour venir lui exploser le visage de son poing tendu en direction de son visage. La respiration haletante resserrant un peu plus son étreinte sur le col de l’homme a chacun de ses mouvements pour se défaire de son agresseur. Raleigh, il le défait du regard, il le mettait au défi d’essayer de s’extirper de ses griffes. Malsainement, il ressentait ce besoin de violence au plus profond de lui, ce besoin de faire quelque chose de mauvais qui pourraient lui nuire. Incapable de se maîtriser. Au loin, il pouvait entendre les pleurs de son fils Max qui était à la lutte avec son grand frère. Voilà la triste scène qu’il offrait à ses enfants, voilà la triste existence qu’il menait depuis son retour au pays et le déclenchement de cette maladie. Ses yeux se détournaient vers son ex-femme. Son poing tremblant prêt à s’affaisser en plein visage de la personne. Sa voix se radouci succombant aux émotions malgré son étreinte qui se faisait plus brutale autour du col de l’homme, manquant de l’étrangler inconscient a chaque instant depuis plusieurs secondes.

- J’veux juste que ma putain de guerre se termine…

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