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 Tell me where to now ? [Toby] (flashback)

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Rick Miller

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MessageSujet: Tell me where to now ? [Toby] (flashback)   Sam 7 Juil - 18:20

Tell me where to now ?



December, 2017

Les paupières frémissent. Les oreilles bourdonnent à tel point qu'il n'entend pour le moment que de bruits sourds, aucun son net. Et, tout doucement au fil des secondes, alors qu'il reprend progressivement conscience de son corps, l'oreille droite se fait plus apte à entendre alors que le bourdonnement dans l'oreille gauche continue de n'être qu'un bourdonnement incessant et désagréable. Et le premier bruit qui lui parvient du côté droit est un hurlement. Il ne reconnaît pas la voix sur le moment. Il sait que c'est une voix d'homme mais c'est tout. Et bientôt d'autres hurlements se joignent à ce hurlement. Alors il rouvre les yeux Rick, et ce n'est que poussière et brouillard au premier abord. Rien que ça durant les premiers instants. Il n'a pas encore totalement conscience de son corps dans son entiereté. Il ne se pose pour le moment aucune question, il faut déjà qu'il parvienne à remettre les choses dans l'ordre et à se souvenir ce qu'il s'est passé. Ses yeux parviennent à voir au-delà du brouillard et de la poussière. Il reconnaît Samuels. C'est lui qui hurle. Sans doute parce qu'il a mal. Lui aussi il a mal. Il le réalise soudainement, brutalement. Pas de hurlement de sa part, un grognement plaintif tout au plus alors qu'il détourne son regard de Samuels pour se redresser un peu et regarder d'où vient la douleur. Non : les douleurs. Les yeux se posent d'abord sur son flan gauche où il voit une tige métalique plantée. Elle a dû briser des côtes au passage car il a extrêmement mal. Il distingue du sang mais l'idée de retirer la tige ne lui traverse même pas l'esprit. Il est conscient que si hémorragie il y a, retirer la tige c'est prendre le risque de l'aggraver. Et même si les mouvements sont douloureux, ce n'est finalement pas ça qui lui fait le plus mal non. C'est sa jambe gauche. Pendant l'espace d'une seconde il a peur de regarder au-delà de cette blessure à son flan gauche. Il a peur de regarder sa jambe et de ne pas la voir. Qu'elle ait été arrachée. Il a peur oui alors il se rallonge dans la poussière et dans la terre quelques instants, le temps de trouver le courage parce qu'il lui en faut vraiment. Au cœur de sa respiration anarchique et douloureuse, il parvient à prendre une profonde inspiration par le nez avec de souffler par la bouche et de se redresser un peu, juste assez pour pouvoir apercevoir sa jambe. Et il se laisse tout de suite retomber de nouveau en arrière, sa respiration s'accélérant un peu plus encore. Sa jambe est toujours là et cela devrait être un soulagement mais il a vu l'état dans lequel elle est. Il a vu. Et il le sent. Les larmes lui montent, de douleur, d'horreur aussi puis il jette un coup d'oeil circulaire. Il aperçoit des silhouettes qui déambulent, il voit des gens hurler, pleurer, accroupi sur des silhouettes qui elles ne sont jamais plus que des cadavres. Ses hommes il ne les voit pas. Il ne voit que Samuels qui continue de hurler. Son fusil est juste à côté et il s'en saisit avenc de prendre appui sur ses coudes pour se traîner ensuite en arrière non sans gémir de douleur entre ses dents en bougeant de cette façon. Il sait qu'il ne doit pas trop bouger mais il doit s'asseoir. Alors, à l'aide de ses coudes, il se traîne jusqu'au premier mur et il est à plusieurs mètres ce mur. C'est peu et pourtant à lui, cela lui semble tellement loin. Au prix d'un nouvel effort et de douleurs abominables dans son flan gauche il parvient à se hisser et à s'asseoir contre le mur après s'être débarrassé de son arme et de son sac qu'il pose à côté de lui. Il porte sa main près de la tige en métal et tente de prendre de profondes inspirations pour se calmer. C'est compliqué. C'est difficile. Mais il garde son calme.

Il est formé pour ça.

Il observe alors avec plus d'attention sa jambe  et les larmes lui remontent aux yeux. Il a beau se contrôler et ne pas perdre son calme il voit les blessures. Il voit son fémur qui a arraché la peau de sa cuisse. Il voit les brûlures et le tissu de son pantalon collé aux brûlures. Tissu imbibé de sang à bien des endroits alors il se penche un peu en avant, et retire le tissu dans un hurlement. Cette fois, il ne peut pas s'en empêcher. Il sait qu'il doit le faire, qu'il doit retirer le tissu pour éviter qu'il ne colle à sa peau carbonisée et arrachée à bien des enfroits mais oui, c'est monstrueusement douloureux. Il le fait malgré tout. Il le fait. Il attrape ensuite une bouteille d'eau en plastique dans son sac et verse de l'eau sur sa jambe, là encore dans un hurlement. Mais c'est encore une fois nécessaire. Il reprend ensuite appui contre le mur et porte sa main à sa radio accrochée à son gilet par-balles. Et il lance un appel à qui pourra bien l'entendre. Il faut que les siens arrivent et qu'ils arrivent.

Très vite.

|-|

« Je suis le Docteur Baumann. Je suis l'un des chirurgiens qui s'est occupé de vous.
- L'un des chirurgiens ?
- Un neurologue et un chirurgien plastique ont également participé à l'opération. Je suis chirurgien orthopédique. »

Rick hoche brièvement la tête. Très brièvement. Il détourne son regard du médecin allemand et pose ses yeux sur le mur gris de l'hôpital militaire qui l'a accueilli. Les premiers soins ont été faits sur place, puis il a été transporté dans un hôpital et quand il a été stabilisé, il a été rappatrié dans un hôpital militaire en allemagne. Pas le choix. Impossible de le rappatrier directement sur le sol américain, les blessures étaient bien trop graves pour cela. Pourtant il n'aspire qu'à cela Rick. Rentrer. Rentrer chez lui et tout faire pour se remettre sur pieds. Déjà oui mais le devoir n'attend pas. Et il espère pouvoir l'accomplir encore son devoir. D'autres n'auront pas cette chance. Samuels le pourra peut-être, de ce qu'on lui a dit, il a été sévèrement touché. Les trois autres officiers qu'il avait sous ses ordres eux ne le pourront pas. Tués sur le coup. Parce que même s'ils ont été prudents comme ils l'étaient toujours, ils ne pouvaient pas prévoir l'explosion de cette voiture. Non, ils ne le pouvaient pas. Lui, Rick, ne le pouvait pas. Il s'accroche à ce fait pour ne pas se faire accabler par une culpabilité qui n'aurait pas lieu d'être et pour pouvoir aussi faire honneur à ceux qui ont perdu la vie.

« Sergent Chef Miller ? »

La voix du chirurgien se rappelle à lui et il reporte son regard sur le Docteur Baumann. Il serre les dents Rick. Il a mal. Très mal. Mais il a refusé la morphine.

« Je voudrais vous parler de votre chirurgie. »

Encore un bref hochement de la tête de la part de Rick qui, il ne peut se le cacher, redoute cette conversation. Il craint le pire bien qu'il espère le meilleur.

« J'ai pu réduire votre fracture et replacer votre fémur. Si vous ne présentez aucune complication post opératoire, la guérison de la fracture devrait être totale.
- Bien. »

Oui, c'est bien ça. Pourtant le chirurgien n'affiche pas un air particulièrement réjouissant. Il est neutre mais une neutralité qui tire sur la gravité.

« Je comprends pourquoi le chirurgien plastique, c'est à cause de mes brûlures mais pourquoi un neurochirurgien ? »

La question s'échappe de sa bouche avant même que le Docteur Baumann ait pu poursuivre. Oui, il a bien compris le pourquoi de la présence du chirurgien plastique puisqu'on lui a expliqué, avant qu'il ne soit rappatrié en allemagne, que sa jambe avait subi des brûlures de troisième et quatrième degrés par endroits. Donc forcément, le chirurgien plastique s'est occupé de cela pendant l'opération, ils en ont profité et Rick en a été reconnaissant à son réveil car, même si la douleur est difficile à supporter, les premiers soins qui sont les pires dans de telles brûlures ont été faits alors qu'il était inconscient. Le Docteur Baumann attrape une chaise et vient s'asseoir près de Rick, et ça lui colle un frisson désagréable à Rick. Parce que ce n'est pas bon signe. Il sait que ce n'est pas bon signe.

« Parce que certaines brûlures ont atteint un quatrième degré sévère et que vos muscles, tendons et nerfs ont été touchés.
- D'accord... »

Il est pris d'une nausée qu'il réprime comme il peut.

« Mais les brûlures ne sont pas les seules responsables. »

Rick fronce les sourcils et le Docteur Baumann soupire avant de reprendre.

« Votre jambe a subi de graves dommages. De nombreux morceaux de chair ont été arrachés dans l'explosion et malheureusement, ces blessures-là n'étaient pas surperficielles.
- Ce qui veut dire ?
- Que certains de vos muscles, tendons et nerfs sont à ce jour irréparables. »

A ce jour... Les larmes lui montent aux yeux. Il crispe la mâchoire.

« Ils le seront un jour ? Est-ce que je pourrai récupérer totalement l'usage de ma jambe ?
- Je n'ai pas la réponse.
- Je veux pas de ça. Je veux pas de mensonges. Dites-moi. »

Le chirurgien marque un pause. Et il comprend Rick mais il a besoin de l'entendre.

« Le neurochirurgien pense qu'il sera possible d'effectuer quelques greffes pour essayer de vous permettre de retrouver autant de capacités que possible mais vous ne retrouverez jamais la totalité de l'usage de votre jambe. Je suis désolé. »

Pas autant que lui.
Pas autant que lui...

|-|

« Je vais appeler l'hôpital et dire que je ne vais pas bosser.
- Non, dis pas de bêtises. »

Rick a le regard plongé dans celui de Riley qui lui tient la main. Il est rentré depuis quelques heures et elle ne l'a pas lâché un instant. Il faut dire qu'elle a eu une sacrée trouille quand il l'a appelé de l'hôpital pour lui dire qu'il était sur le sol américain et qu'il avait été blessé. Le pire ça a été quand elle est arrivée, qu'elle a vu sa jambes. Elle a compris tout de suite, il n'a pas eu besoin de lui expliquer ce que ces blessures entraînaient pour lui : la fin de sa carrière sur le terrain. Il ne sait pas trop ce qu'il va devenir. Là, il ne sait pas et les médecins lui ont dit que de toutes les façons, pour le moment, il doit se concentrer sur sa guérison. Et il en a pour un moment. Plusieurs semaines à l'hôpital pour de nouvelles opérations et pour les soins avant de pouvoir espérer se remettre debout. Il ne sait même pas dans quelle mesure il pourra marcher. Non, il ne sait rien.

« Je veux pas te laisser seul.
- Toby va arriver bientôt. Je l'ai appelé aussi. Tu vas pas commencer à mettre ta vie entre parenthèses à cause de moi.
- Tu comptes plus que mon boulot.
- Je le sais ça. Je le sais. Mais ça sert à rien que tu restes ici. Va bosser et t'auras qu'à revenir me voir après, d'accord ? »

Elle a du mal à partir mais elle le fait et ça l'arrange au fond parce qu'une fois qu'elle s'en va, il peut craquer Rick. Devant elle il n'a pas osé. Il n'a pas osé parce qu'elle a pleuré en arrivant et elle a eu du mal à s'arrêter et il ne veut pas qu'elle s'inquiète encore plus alors il a gardé pour lui. Il a gardé et maintenant... Maintenant tout ça sort. Tout ça explose. Les larmes coulent, il étouffe ses sanglots dans sa main et ça dure un moment. En fait, ça dure jusqu'à ce que la porte s'ouvre sur Toby. Et ça continue de plus belle quand Rick croise le regard de son frère de cœur. Il est heureux de le voir. Il est heureux d'être encore en vie et de pouvoir le voir. Mais il est dévasté Rick.

Dévasté.



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MessageSujet: Re: Tell me where to now ? [Toby] (flashback)   Jeu 12 Juil - 20:53

Tell me where to now ?



December, 2017

C’était une belle journée.

Toby s’était réveillé dans les bras de son amant, et ils avaient trainé toute la matinée au lit; à se taquiner, à faire l’amour et à rire comme des enfants à des blagues idiotes. Leur amour retrouvé semblait leur donner un nouveau souffle; et surtout c’est comme si Toby pouvait respirer de nouveau après avoir été en apné trop longtemps. Et quelque part, c’était ce qu’il s’était passé. Avoir eu à prétendre qu’il allait bien pendant des mois dans un environnement qu’il méprisait encore davantage maintenant qu’il le donnait pour entièrement responsable de sa rupture avec Jamie (après tout tout allait bien avant qu’il n’ait la merveilleuse idée de s’engager pour se rapprocher de son amant) ça l’avait épuisé et lui avait demandé beaucoup trop d’efforts, d’angoisses, et de nuits passées à ne pas dormir. Et puis, soyons honnêtes, il était beaucoup plus facile de blâmer l’armée plutôt que de se blâmer lui même. Parce qu’au fond de lui, il le savait pertinemment : qu’il ne pouvait s’en prendre qu’à lui même. C’est lui qui avait rompu, pas Jamie. Et il l’avait regretté tous les jours jusqu’à ce que la vie soit pour une fois de son côté et qu’ils se réconcilient. Mais il avait fallu que Jamie manque de perdre la vie pour ça, et ça Toby avait du mal à se le pardonner. C’est pour cette raison que désormais ils tâchaient de ne plus rien se cacher et tout mettre à plat dès que quelque chose n’allait pas; et que Toby  tâchait de profiter de chaque moment qu’il passait avec Jamie le plus possible. C’était bien cliché comme pensée, mais Jamie avait tendance à le rendre bien trop niais bien qu’il ne l’assume aucunement si on essayait de le mettre devant le fait accompli. Et puis Jamie était parti pour repasser chez lui avant de se rendre à la base pour son rendez vous avec Sara pendant que Toby profitait encore de son jour de congé amplement mérité selon lui. Il avait bien proposé une ou deux fois à Jamie de l’accompagner mais il avait bien vite compris que c’était quelque chose que Jamie devait faire seul, et il le comprenait même s’il se sentait impuissant.

Et puis il avait reçu l’appel, qui lui avait retourné les tripes même s’il était resté calme en apparence : ça ne servait à rien de manifester sa panique évidente quant à l’état de son ami. Car c’était celui qu’il considérait comme un frère à l’autre bout du fil; pour lui dire qu’il était de retour au bercail. Ce qui aurait dû être une sacré bonne nouvelle puisque Toby était fatigué de se faire des films catastrophes tous les quatre matins. Seulement voilà, Rick l’appelait pour lui dire qu’il avait été blessé. Et qu’il était à l’hôpital. Blessé. A l’hôpital. Toby n’avait pas eu les détails à l’appareil, il n’avait pas pensé - ou plutôt pas voulu, par crainte, lâcheté sans doute - à à les demander, trop occupé aussi à lui dire qu’il arriverait aussitôt que possible. Il avait raccroché, un peu hébété. Interdit. Angoissé. Au téléphone, son ami lui avait semblé plutôt composé, mais Toby savait bien que ça ne voulait rien dire. Et si ça avait été mineur, il lui aurait dît. Pour qu’il omette des détails, Toby avait bien saisi que c’était sérieux. Il en avait mal au bide d’angoisse même s’il avait tâché de rester calme. Au moins, Rick avait été capable de l’appeler, et calmement. Il ne devait donc pas être en danger mortel, n’est ce pas?


Dans les couloirs de l’hôpital, Toby grimace. Il déteste les hôpitaux de tout son être, et leur odeur de mort. A vomir. Malgré ça, il avale les mètres avec rapidité, tâchant d’ignorer le noeud dans son estomac qui grossit de plus en plus à mesure que les secondes passent. Il a entendu un moment avant de venir, sachant que Riley serait déjà là et ne souhaitant pas briser une réunion fraternelle qui doit être difficile. Ce n’est pas sa place.

Il toque légèrement à la porte de la chambre qu’on lui a indiqué avec appréhension avant de l’entrouvrir, s’immobilisant alors une fraction de seconde devant la scène se déroulant devant ses yeux, qui lui brise le coeur. Il ne faut pas être devin pour comprendre ce qu’il se passe, mais plus que l’état de la jambe de son ami - qui le révolte et le submerge d’une haine sans nom - ce sont les sanglots étouffés de Rick qui le bouleverse. Il ne réfléchit pas Toby, franchissant les quelques mètres qui les séparent avant de poser au sol ce qu’il a amené avec lui afin de pouvoir récupérer son ami dont les pleurs ne semblent pas se tarir - pas de fierté mal placée entre eux. Ils sont au dessus de ça. “Hey, hey…” Il déteste voir son ami comme ça. “C’est ça, relâche tout.” Et puis il se tait Toby, se contentant d’être là pour lui. Il n’y a pas de pitié dans sa voix ou ses gestes, seulement une profonde affection et un soutien qu’il espère indéfectibles. Il n’y a de toute façon rien à dire. Parfois une présence vaut mille fois plus que de simples paroles.

Ils restent un long moment ainsi avant qu’il ne sent Rick se calmer, et quelques minutes, s’éloigner légèrement. Il lui tend un mouchoir. “Je suis content de te voir.” Il commence par ça. C’est ce qu’il y a de plus vrai. Je suis soulagé de te voir en vie. Mais c’est sans doute pas ce que son ami veut entendre. Puis, maladroitement, parce qu'il a jamais été doué avec les mots Toby... “... Qu’est ce qu’il s’est passé?” Tout. Comment ça a pu arrivé?! Qui est le fils de pute qui est responsable de ça? …… Est ce que tu vas pouvoir remarcher un jour?

Rectification: c’était une bonne journée de merde.


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this place was a shelter


Though I'm weak and beaten down; I'll slip away into the sound. The ghost of you is close to me. I'm inside out, you're underneath.

I'm a goner. Somebody catch my breath             
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