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 Mercy Wayland - “Conceal, don't feel, don't let them know. Well, now they know...”

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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Mercy Wayland - “Conceal, don't feel, don't let them know. Well, now they know...”   Lun 17 Avr - 21:34



M. “Mercy” Wayland
“Don’t let them in, don’t let them see, be the good girl you always have to be.”

Nom : Wayland, le nom de ton père ainsi que d’une longue lignée de militaire avant lui et toi. Un patronyme plutôt bien connu dans l’armée de Terre, une des raisons, sans doute, pour laquelle tu as rejoint la Navy. Prénom(s) : Mercedes, comme les voitures oui, mais tu as rapidement préféré te faire surnommer Mercy, un surnom qui a pris un côté humoristique après que tu aies rejoint l’armée. No mercy for the enemies. Séraphe ton second prénom, un prénom que tu n’as jamais utilisé, tu l’as toujours trouvé trop lourd à porter, trop angélique, trop lisse, trop “parfait”. Très peu de personne, d’ailleurs, sait que tu possèdes un second prénom. En fait en dehors de ton cercle familial, personne n’est au courant. Âge : Tu as fêté tes vingt-huit ans en janvier, une année de plus qui te rapproche des terribles trente ans. Date & lieu de naissance : Tu as poussé ton premier cri une nuit de janvier dix-neuf cent quatre-vingt-neuf à San Francisco. État civil : Aux yeux de l’état tu es célibataire, dans ton cœur… c’est bien différent. Ton cœur est mort et c’est toi qui l’as tué il y a une dizaine d’année. Et malgré le vide que cela a créé en toi, si tu devais recommencer, tu le referais, sans hésitation. Orientation sexuelle : Tu prends le plaisir où il se trouve peu importe le sexe de la personne, ton cœur en revanche n’appartient encore et toujours qu’à une seule et unique personne. Métiers/études : Lieutenant chez les Navy SEALs, même si tu ne vois pas vraiment ton engagement dans l’armée comme un travail, tu y as trouvé une seconde famille en leur sein. Groupe : Sea Scénario, PVs ou inventé ? Tout droit sorti de mon cerveau dérangé Avatar : Keira fucking Knightley Crédits : Luiyna



Caractère Tu es le stéréotype de la Navy Seal par excellence et ce bien avant même de t’engager. Tu as un profond respect pour l’autorité tant que celle-ci est juste. Dans le cas contraire tu n’obéiras pas aveuglément et risque même fort de t’y opposer avec véhémence. De plus tu as toujours eu un esprit d’équipe et tu ne laisseras jamais personne derrière, “On part ensemble, on rentre ensemble” pourrait être ta devise, ou “Semper Fi” comme disent les marines. Tu as également un sens très aigu du devoir : l’honnêteté, la franchise et la loyauté sont des principes très importants pour toi. Tu es de ces gens qui feront toujours passer leur famille et leurs proches avant tous, mêmes eux-mêmes.
Anecdotes, tics, manies Depuis la mort de ton père, tu as pris la mauvaise habitude de fumer. Experte en krav maga, il n’est pas rare que tu aies le dessus sur des hommes plus fort que toi physiquement parlant. Adepte des combats au corps à corps, tu préfères souvent les armes blanches aux armes à feu. Tu as beaucoup de mal à te détendre et te laisser aller, tu prends souvent tout trop sérieusement. Depuis aussi loin que tu t’en souviennes, tu t’es toujours faite appeler Mercy, qui signifie pitié, alors que tu en fais rarement preuve. C’est d’ailleurs devenu une blague auprès de tes camarades Navy. Tu adores jouer du piano, dont tu joues plutôt bien, et pousser la chansonnette. Contrairement à ce qu’on pourrait croire parfois, surtout quand tu te fais une coupe très courte, tu n’as rien d’un garçon manqué. Hormis la cigarette, le chocolat et le café sont tes deux drogues favorites. Tu ne peux commencer la journée sans l’un et l’autre. Tu viens d’une famille nombreuse où ton frère aîné et toi, avez souvent dû vous charger des plus jeunes. Tu n’as été amoureuse qu’une seule fois dans ta vie malgré tes nombreuses aventures. Et tu ne penses pas pouvoir aimer à nouveau.

Derrière l'écran
Pseudo / prénom : Luiyna, un pseudo qui me colle tellement à la peau que parfois à m’appelle comme ça IRL aussi What a Face Âge : Ça se fait pas de demander l’âge d’une lady ! Fréquence de connexion : Trop souvent pour ma vie sociale, majoritairement la nuit, la journée je dors. Oué, comme les vampires. Comment tu as connu le forum ? C’est une licorne qui m’a amenée sur son dos. Un dernier petit mot ? Fondue savoyarde.


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M. Mercy Wayland

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MessageSujet: Re: Mercy Wayland - “Conceal, don't feel, don't let them know. Well, now they know...”   Lun 17 Avr - 21:34



Tell me your story

Baby MercyTu as poussé ton premier cri une nuit froide de janvier dix-neuf cent quatre-vingt-neuf, le cinq janvier, de ce que l’on t’a raconté cette nuit fût quasiment glaciale. Tu n’étais pas bien grosse, une véritable crevette, chétive, frêle et terriblement pâle, il faut dire que tu avais pointé le bout de ton nez deux mois avant terme. Que ce soit les médecins ou les infirmières, personne ne te laissait beaucoup de chance de survie. D’autant plus que cet hiver s’était avéré particulièrement froid avec des températures polaires qui entraînaient de nombreuses coupures d’électricité, sans compter un personnel en sous-effectif qui rendait la gestion des prématurés plus délicat encore. Mais malgré tout cela ton père n’a jamais douté de tes chances de survies, il était sûr que tu vivrais, il avait même dit : « Ma fille est une battante, elle va survivre, avec ou sans notre aide. ».
Dans la famille on était militaire de génération en génération et il n’y avait pas fait exception. Il avait réussi à obtenir une permission de six mois, exprès pour rester auprès de sa femme, ta mère, et de toi après ta naissance. Alors c’est ce qu’il fit, restant avec toi jour après jour te murmurant des encouragements, te soufflant de te battre, de vivre et de prouver à tout le monde que malgré ce qu’ils en pensaient, toi aussi tu avais ta place dans ce monde. Grâce à son soutien et ta détermination tu as battu tous les pronostics, prenant du poids et des couleurs jour après jour jusqu’à ce que les médecins finissent par autoriser tes parents à t’amener chez toi où tu fus présentée à ton grand-frère, de quatre ans ton aîné : Lukas.


twins WaylandTrois ans après toi naissaient Liam & Louis -tes parents avaient choisi de prénommer tous les garçons de la famille avec l’initial L. On surnomma très vite tes frères comme les “jumeaux terribles”. Autant tu n’avais jamais été une enfant difficile, plutôt sage, bonne élève et obéissante, tu t’étais révélée presque comme l’enfant parfaite, autant les deux garçons… étaient de véritables tornades. Pas méchants pour deux sous, mais vraiment intenables. Il n’y avait bien que votre père pour réussir à les faire obéir. Il faut dire qu’avec lui, il valait mieux filer droit. Il n’était pas tyrannique, bien loin de là, il était même un père aimant, très démonstratif contrairement à ce que l’on pourrait penser d’un militaire de carrière. Non, il fallait juste connaître les limites et il savait très bien vous faire comprendre quand vous l’aviez franchie sans même avoir besoin de hausser le ton.

Deux ans après les jumeaux, vint au monde Mia -eh oui, les garçons en L et les filles en M- la princesse, la petite dernière de la famille qui fût chouchoutée et presque couvée par tout le monde. Si elle était moins hyperactive que les jumeaux, elle n’en était pas moins une enfant vive et n’était pas en reste face aux jumeaux. Il n’était pas rare d’ailleurs qu’elle soit l’instigatrice des pires bêtises se servant des muscles de ses aînés et jouant de ses doux yeux de biches pour manipuler tout le monde.


Ado MercyLukas et toi étiez toujours un peu en retrait face à ses trois petites tornades qui apportaient énormément de vie et de joie dans la maison, surtout lorsque votre père partait… L’innocence de la jeunesse est une chose magnifique. Mais toi et Lukas vous saviez, vous vous voyiez votre mère fondre en larmes chaque fois que votre paternel passait le pas de la porte pour se rendre en mission. Vous ne la haïssiez pas, vous compreniez la douleur, mais vous lui en vouliez pour ça, lui en vouliez de cette façon qu’elle avait de se laisser aller. Dans ces moments elle n’était plus votre mère, elle n’était plus qu’une épouse venant de dire adieu à son mari, comme si c’était la dernière fois. Toi et ton frère avez dû grandir vite, trop vite, pour protéger vos cadets de cette souffrance. Peu à peu vous avez fini par devenir les figures parentales chaque fois que votre père devait s’absenter.
À cause de la carrière de votre père, vous déménagiez assez souvent, suivant les différentes mutations du chef de famille. Chaque fois, il fallait tout recommencer, se faire de nouveaux amis, s’approprier de nouveaux lieux, une nouvelle école, de nouveaux professeurs… Mais tant que vous étiez ensemble, tout irait bien. Souvent, vous viviez non loin de la base, dans les quartiers où vivaient la plupart des familles de militaires, ce qui d’une certaine manière vous aidait à vous intégrer. Malgré tout ça vous avez tous eu une enfance et même une adolescence heureuse, vous avez été aimés et choyés par vos parents. L’apothéose de ta vie fut sans doute l’année de tes dix-sept ans, jamais tu n’as eu été plus heureuse que durant cette période, et une partie de toi est persuadée que tu ne le seras jamais plus.


Mercy/Aiden meetLukas avait réussi à te traîner avec lui à une soirée dans un bar de la ville, tu n’aurais pas dû pouvoir y aller évidemment, tu n’étais pas majeure, mais le propriétaire était un ami de la famille et il fermait les yeux tant que tu ne te faisais pas remarquer. « Je ne veux pas danser Lukas, laisse-moi tranquille. » marmonnais-tu, une moue bougonne accrochée à ta bouche. « Menteuse ! Je sais que tu adores ça ! Ça ne va pas te tuer de profiter un peu de la soirée, tu sais que ce n’est pas à toi d’être la plus responsable de la maison. » te morigéna ton aîné. Tu roulais des yeux, il savait aussi bien que toi que si vous ne le faisiez pas ce n’est pas votre mère qui le ferait. « Il faut bien puisque maman n’est pas capable de l’être quand papa n’est pas là. » lui faisais-tu d’ailleurs remarquer dans un grognement. « Oui eh bien justement, il est rentré, offre-toi une pause. Tu n’as que dix-sept ans Mercy, tu dois en profiter. » te répliqua-t-il dans un sourire tout en venant t’ébouriffer les cheveux. « Aller viens, j’vais te présenter mes amis » ajouta-t-il en te tirant par la main. « Je te présente Aiden, et… » et tu ne sauras jamais ce qu’il avait dit ensuite, on dut te répéter le prénom des autres amis d’ailleurs, car déjà tu ne l’écoutais plus.
Tu n’avais jamais vraiment été une adepte des contes de fées ni du love at first sight et encore moins de l’unique grand amour. Et pourtant, en croisant le regard de cet Aiden, quelque chose s’est passé. Et ce fut réciproque. Il tentait de se remettre d’une rupture, il pensait qu’elle était l’amour de sa vie quand il n’était, pour elle, qu’une passade. Ce soir, comme toi, il s’était fait traîné par ses amis pour lui change les idées. Il n’avait eu qu’une envie : boire un coup pour faire bonne figure puis rentrer. Mais tout ça changea quand il plongea ses yeux dans les tiens.
Ton frère, comme tous vos amis, ne s’était rendu compte de rien. « Je vous présente ma petite sœur, Mercedes. » terminait-il tranquillement. «  Mercy. » avais-tu corrigé machinalement. « Me ferais-tu l’honneur de m’accorder cette danse ? » t’avait alors demandé Aiden en te tendant la main sans te quitter des yeux. Tu jetais un regard à ton frère qui, lui, regardait son ami d’un air stupéfait. Néanmoins il hocha légèrement la tête, approuvant silencieusement. C’est ainsi que tout avait commencé, avec un regard et une danse.


Mercy smocking cryingCe n’est que quelque semaines plus tard que ta vie devait basculer. C’était l’été, vous jouiez tous au basket dans le jardin lorsqu’une jeep approcha de la maison. Vous aviez d’abord pensé que c’était votre père qui rentrait de mission alors vous vous étiez tous précipités à sa rencontre, mais ce n’est pas lui qui descendit de voiture… Lukas et toi avez compris presque instantanément que quelque chose clochait et avez ordonné aux jumeaux et à la benjamine de rentrer et de dire à votre mère de sortir. Ce jour-là quelque chose s’est brisé en toi, personne n’en a jamais rien vu bien sûr, mais tu n’as plus jamais été la même. Tu as dressé des murs entre toi et tes émotions. Tu n’avais jamais montré ta peine quand ton père partait, t’efforçant de rester forte pour le reste de la fratrie puisque ta mère en était incapable. Tu restais de marbre, ne montrant jamais rien, laissant certains penser parfois que tu n’avais même pas de cœur. Mais après ce jour-là se fut bien pire encore.
Alors que votre mère s’effondrait en pleurs sur le sol, tu ne versas pas une seule larme. « Relève-la, et emmène-la dans sa chambre. Il ne faut pas que Mia et les jumeaux la voient dans cet état. Je vais m’occuper d’eux. » avais-tu indiqué à ton aîné qui s’était exécuté sans la moindre protestation. Étant l’aîné il aurait dû devenir le roc de la famille, mais ce fut toi qui le devint, prenant tous le poids des responsabilités sur tes épaules, en apparence si frêle. Bien entendu Lukas ne te laissait pas tout faire seule, loin de là ! Il t’aidait du mieux qu’il le pouvait, mais au final il suivait beaucoup tes instructions…
Votre mère, quant à elle, devint quasiment inexistante à la maison, allant jusqu’à abandonner son travail. Vous n’aviez jamais été pauvres, du moins pas jusqu’alors. Mais sans votre père, malgré sa pension versée par l’armée, et à présent sans le salaire de votre mère, les fins de mois difficiles devinrent de plus en plus fréquentes et ce moins d’un an après la mort de M. Wayland.


Mercy jobLukas commença à enchaîner les petits boulots comme manutentionnaire, chauffeur, n’importe quoi qui puisse permettre d’améliorer votre vie et surtout de garder la maison. C’était le plus important pour vous, être ensemble et avoir un toit au-dessus de la tête. Tout comme ton frère, toi aussi tu trouvas des petits boulots par-ci, par-là, de babysitting surtout, du gardiennage, du ménage et aussi “mascotte publicitaire” deux ou trois fois. Ce n’était pas tous les jours facile, vous n’étiez que des enfants au fond, mais vous deviez déjà agir en adultes, sans le soutien d’Aiden tu ne sais pas si tu aurais tenu aussi longtemps. Pourtant votre relation avait aussi des inconvénients. La famille Landley en l’occurrence… Ses parents ne voyaient pas du tout votre amour d’un bon œil, ils ont même tenté de faire pression sur toi pour que tu le quittes. Ils t’ont même proposé de l’argent, te payer des études, participer aux frais pour entretenir ta famille… tout cela était tentant, très tentant vu vos difficultés financières, mais non. Tu as résisté, il était le seul vrai bonheur qui te restait et puis votre amour avait bien trop de valeur à tes yeux pour te laisser acheter. Pendant trois ans tu leur as tenu tête, n’en touchant pas un mot à Aiden, tu ne voulais pas le blesser.
Mais toute bonne chose a une fin… Tu as fini par prendre la décision la plus difficile que tu n’aies jamais eu à prendre. Les petits boulots que ton frère et toi faisiez avaient fini par ne plus être suffisant. Vous vouliez que les jumeaux et Mia puissent aller dans les meilleures écoles, vous vouliez leur offrir un avenir. Pour ça tu savais qu’il n’y avait qu’une chose à faire, quelque chose que tu n’avais jamais envisagé et que tu avais espéré, aussi longtemps que possible, ne jamais faire : t’engager dans l’armée. C’est ce que tu fis, le jour de tes vingt ans. Cependant, contrairement à ton père et la longue tradition familiale, tu ne choisis pas l’Air Force, mais la Marine. Et non seulement ça, mais surtout les Navy SEALs, sans doute l’une des branches les plus difficile avec le plus grand nombre d’abandons. Sans doute essayais-tu de prouver quelque chose à quelqu’un… Tu t’engageas donc à la base de Kings Bay en Georgie, une ville assez éloignée de Savannah, la dernière ville où votre famille s’était installée avant le décès de votre père et où vous viviez encore, et donc suffisamment loin de ta mère. Tu fus cependant transférée à Virginia Beach pour l’entraînement puisque tu voulais entrer chez les SEALs.


Mercy/Aiden broke upSi le simple fait de t’engager chez les SEALs, avant même de commencer l’entraînement, avait été quelque chose de difficile ce n’était rien comparé à ce que tu t’apprêtais à faire. Tu n’avais rien dit à personne avant de t’engager, tu ne voulais pas que quiconque essaye de t’en dissuader. Tu avais même attendu jusqu’au dernier moment avant le début de ton entraînement pour te décider à en parler. Mais ce n’était pas la réaction de ta famille qui t’effrayait le plus, tu savais qu’ils comprendraient que tu faisais ça pour eux…
Tu lui avais donné rendez-vous dans votre bar, celui où vous vous étiez rencontrés trois ans plus tôt, où vous aviez dansé ensemble, scellant presque vos destins -si l’on croyait à ce genre de chose. Une manière de boucler la boucle en quelque sorte. « Bonjour mon ange. » te salua-t-il d’un sourire en venant t’embrasser, lui qui n’avait pas encore conscience de la raison pour laquelle tu avais voulu le voir, sans la moindre petite idée de ce que tu t’apprêtes à annoncer. Tu t’écartes rapidement de lui, lui faisant arquer un sourcil, il devinait déjà que quelque chose se passait. «  Aiden… Je… Je pars. » murmurais-tu alors, d’une voix faible, comme si tu n’étais toi-même pas sûre que c’était ce que tu voulais. Mais le voyant près à répondre tu t’empressais de reprendre la parole, tu savais que si tu le laissais parler, tu n’y arriverais jamais. « Nous deux ça ne peut pas continuer. Je me suis engagée, je pars dès demain pour le début de ma formation. » assénais-tu d’une voix un peu plus assurée, laissant entrevoir qu’il s’agissait d’un discours maintes fois répété. « On a essayé, et je garderais toujours ses années avec toi comme les meilleures de ma vie et les chérirais jusqu’à ma mort, mais tu mérites mieux que la vie que je peux t’offrir. On n’est pas du même monde, il est temps que nous sortions de notre parfaite petite bulle et que nous ouvrions les yeux… » Alors que les mots sortaient, tu pensais aux parents d’Aiden, eux qui t’avaient tant de fois demandé de mettre un terme à votre relation. Ils avaient finalement obtenu ce qu’ils voulaient tant. Certains de tes mots étaient d’ailleurs les leurs… Tu ne les pensais pas vraiment, mais tu les prononçais tout de même pour ajouter du poids à ta déclaration. « Ma famille a besoin de moi, et être avec un militaire… quand on est civil ce n’est pas une vie, j’ai vu ma mère souffrir, mourir un peu plus chaque fois que mon père partait en mission. Je ne peux pas nous faire ça. Je suis désolée Aiden, mais c’est fini. » avais-tu terminé des larmes au bord des yeux et la gorge serrée. « Ne fais pas ça Mercy, ne nous fais pas ça… » avait-il commencé, reprenant tes mots, mais cette décision cela fait des semaines que tu y pensais, avant même de signer tu avais réfléchit à l’avenir de votre relation. « Je l’ai déjà fait Aiden. » soupirais-tu d’une voix déjà plein de regrets. « J’ai signé, je m’en vais. On est jeune, on a chacun toute une vie à découvrir et malheureusement elles viennent de prendre des chemins différents. C’est fini. » répétais-tu ne sachant plus vraiment si c’était lui ou toi que tu essayais de convaincre.
Tu t’étais fait la promesse de ne pas pleurer, pas devant lui en tout cas, alors ces larmes, tu les retins, tant bien que mal mais tu le fis. Tu t’étais juré de ne pas flancher, de tenir bon, pour ta famille, pour lui… Il ne méritait pas cette vie, il devait comprendre, te laisser partir, alors tu ne peux pas craquer devant lui. « Qu’est-ce que j’ai fait pour que tu me détestes à ce point ? » t’avait-il alors demandé, son ton était calme bien que triste. Il ne savait pas vraiment ce qu’il aurait pu faire, mais il était persuadé d’être le coupable, que c’était sa faute. Ta volonté vacilla légèrement, tu ne pouvais pas le laisser croire que tu le détestais, rien n’était plus faux. Tu ne pouvais pas partir en le laissant penser ça. Mais comment lui dire, sans t’effondrer… « Tu ne comprends pas… » commençais-tu, un sanglot au fond de la gorge. « C’est parce que je t’aime que je te quitte, c’est parce que je veux que tu sois heureux, même si ça doit signifier vivre une vie sans moi. Je t’aime Aiden, et je t’aimerais toujours. » C’était la pure vérité et tu lui avais déclamé avec toute la sincérité de ton cœur, tes larmes dévalant finalement tes joues.


comforting LukasPersonne ne s’était attendu à ce que tu réussisses vraiment parmi les SEALs, tu semblais si frêle physiquement. Mais tu t’étais imposée, tu t’étais faite ta place, parfois à coups de poings. Prouvant aux yeux de tous, comme à ta naissance, que tu étais une battante et que tu étais tout aussi légitime qu’eux ici. Ils avaient fini par devenir ta seconde famille. Le premier d’entre tous et le plus important étant sans doute Josh, ton mentor et ami. Dès le début il t’avait prise sous son aile même s’il ne t’a jamais fait de traitement de faveur, surtout pas aux entraînements où il était impitoyable avec tout le monde. « C’est pour votre bien ! » osait-il vous dire, toi tu le soupçonnais d’être un peu sadique sur les bords. Néanmoins tu as toujours été consciente que sans son entraînement rude bon nombre d’entre vous ne serait rentré aussi souvent.
De nombreuses fois aussi il t’a sorti de mauvais pas où tu te trouvais. Ayant grandi trop vite tu n’avais pas vraiment fait ta crise d’ado, alors tu l’as faite plus tard. Sans lui tu aurais probablement été renvoyée de l’armée, mais il t’a tirée des ennuis et t’a couverte auprès de vos supérieurs. Ce n’était pas trop difficile car ce n’était pas des délits si graves et tu étais toujours aussi irréprochable lorsque tu étais de service. C’était pendant tes permissions, quand tu n’avais plus rien sur quoi te concentrer que ton énergie débordait et tes idées pour la dépenser n’étaient jamais bonnes.
Pourtant tu aimais ce que tu faisais, servir ton pays, protéger ta famille à qui tu envoyais chaque mois une bonne partie de ta paye, ne gardant pour toi que le nécessaire. Tu avais eu l’impression de trouver ta place dans ce monde, à un endroit où tu n’aurais pourtant jamais imaginé te sentir chez toi. Cette armée qui t’avait déjà tant pris avait fini par te rendre heureuse et presque entière. Presque car ton cœur se languissait toujours de ton seul amour. Tu avais bien eu plusieurs aventures, peu important l’origine, le sexe, tant que vous passiez du bon temps. C’était tout ce qui t’important à présent. Tu n’arrivais plus à aimer, mais tu avais besoin de ce contact charnel avec un autre être humain pour te sentir vivre.


dying mom WaylandNéanmoins tu aurais dû te douter que cet apparent calme dans ta vie ne pouvait pas durer, que tout ça était beaucoup trop beau pour être vrai… Mais comment aurais-tu pu deviner ? Il y a quelques mois de cela à peine tu as reçu une lettre. Celle-ci provenait de Mia et des jumeaux -tu l’avais appris après, mais Lukas avait reçu une lettre similaire.  

05 Janvier 2017
Mercy,

Je ne sais pas quand tu recevras cette lettre, mais à la maison ça ne va plus…
Maman est très malade, on lui a diagnostiqué un cancer il y a quelques jours… Les médecins ne lui donnent pas plus de quelques mois.
On a vraiment besoin de toi, on ne sait pas quoi faire, il faut que tu rentres. S’il te plait, reviens vite.

On t’aime.

Mia
Liam
Louis


Tu étais entre deux missions à l’autre bout du monde et malgré ta relation conflictuelle -ou inexistante diraient certains- cette nouvelle te chamboula totalement. Tu eus une fois de plus l’impression de perdre totalement pied, étouffée par des émotions que tu ne contrôlais plus.
Comme à ton habitude c’est vers Josh que tu te tournas, d’une certaine manière il était devenu un substitut à Lukas, il était ton ancre, ton nouveau repère. Sans lui tu ne sais pas comment tu aurais fait pour garder la tête froide face à ces nombreux changements. Après ton entraînement tu n’étais pas restée à Virginia Beach, tu avais été affectée à une autre équipe ailleurs. Quelle importance de toute façon puisque tu passerais la majeure partie de ta vie ailleurs. Mais ta famille était restée à Virginia Beach. Tu tu te fis donc transférer à Little Creek où Josh était toujours d’ailleurs avant d’être mis au repos forcé quelques semaines seulement plus tard après une grave blessure en mission. À croire qu’un malheur n’arrivait jamais seul. Heureusement rien de fatal, tu ne sais pas comment tu aurais fait si tu avais dû le perdre lui aussi.

Après plusieurs mois, ta mère a fini par perdre son combat contre le cancer. Tu ne sais pas trop comment te sentir par rapport à ça. Tu es allée la voir à l’hôpital, après les nombreuses supplications du reste de ta famille… Tu lui as dit que tu lui pardonnais son comportement passé, mais tu n’es pas certaine que tu pensais ces mots… Tu sais que c’est ce dont elle avait besoin, que c’était ce qu’il fallait faire, alors pourquoi ton cœur est-il toujours aussi plein de rancœur, de regrets, de remords et de souffrance ? Peut-être n’as-tu pas vraiment fait la paix avec ton passé, peut-être qu’au fond il te manque encore quelque chose, ou plutôt… quelqu’un.



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