Rejoignez-nous sur le tchat Discord du forum ! Cliquez ici !

Partagez | 
 

 Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar


Hayley Samuels
NCIS

♆ Messages : 23
♆ Feat. : Emily Blunt
♆ Crédits : captain (Ava) + moi même (signa)
♆ Disponibilité RP : Lincoln • Hedelyn • Toi ?

MessageSujet: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Sam 8 Sep - 20:34

Les jours, les semaines, les mois qui défilent n’y change rien. Hayley demeure dans un état second, partiellement absente de sa propre vie. Les regrets, la nostalgie, la peine, tel un poids sur sa poitrine. Presque trois mois, désormais et pourtant, elle se sent incapable de réellement avancer. Le NCIS l’a forcé à voir un psychologue, à parler de tout ça, pour ne pas finir par exploser totalement en une violente crise de nerfs. La vérité, c’est qu’elle a fait tout ce qui est en son pouvoir pour continuer de travailler. Son véritable deuil, les funérailles, puis une cérémonie officielle quelques temps après, ont suffit. Elle ne voulait pas de journées seule chez elle, chez eux, avec les petits plats qu’on lui offrait gracieusement. Ses voisins, beaucoup, de la famille aussi. Parce que dans le voisinage, Peter et elle étaient le couple fard, admiré et agréable. Ceux qu’on suivaient du regard lors de leur jogging matinal, en souriant, courant au même rythme. Peter qui se proposait souvent pour aider les uns et les autres. Toujours très altruiste. La joie de vivre du couple, qui songeait de plus en plus à avoir un enfant, malgré les risques de leurs profession. L’envie de se stabiliser réellement.

Aujourd’hui, lorsqu’elle regarde autour d’elle, son environnement, Hayley ne voit que le vide. La maison, trop calme, sans la joie de vivre de Peter, lorsqu’il était sur le sol américain. Lorsqu’il était auprès d’elle. Elle ne voit que les petits travaux qu’il avait laissé, ça et là, qu’elle n’a toujours pas pu déplacer. Les photos qu’elle n’a pas caché ou encore les vêtements dans le dressing. Elle voit chacune de ses traces de vie et ce soir, en jogging sur le canapé, la tête enfouit dans ses mains, les coudes sur ses cuisses, elle sent l’angoisse monter en elle. Une nouvelle fois. Comme trop de soirées où elle rentre de l’agence, épuisée par une longue journée. Avant le drame, elle aimait rentrer chez elle, même lorsque Peter était à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, sa seule consolation est un peu de pizza froide et une bouteille de vin, qui souvent, se transforme en bouteille de vodka, jusqu’à ce qu’elle finisse par black out sur le canapé, s’endormant comme une masse. Il n’y a que ce sommeil là, durant lequel elle ne pense pas. Elle ne réfléchit pas. Elle ne regrette pas.

Mais ce soir, malgré la vodka flottant dans son haleine, elle comprend qu’elle n’arrivera pas à fuir cette énième crise d’angoisse qui la menace. Alors elle gagne sa chambre, enfile un legging de course, des chaussures, un débardeur et s’élance, à même l’heure tardive, à l’extérieur. En pleine nuit elle sait que personne ne sera là pour la juger, pour avoir pitié d’elle voir pour l’alpaguer. Écouteur sur les oreilles, elle fait résonner une musique rock assez violente, pour tout oublier. Chasser au loin ses démons.
Elle court. Toujours plus vite. Elle traverse un parc, une partie du quartier, elle fait des tours et des détours, concentrée sur son souffle. Oubliant la douleur de l’effort et ses pensées néfastes. Elle accélère. Elle accélère encore, au rythme de la musique, dans la dernière ligne droite la séparant d’un petit bout du parc non loin du quartier où elle vit. L’endroit où d’ordinaire elle termine sa course pour faire quelques étirements. C’est exactement ce qu’elle fait alors que la chanson la portant totalement ralentit pour se terminer. Terminant sa course, elle termine essoufflée dans le parc, calant ses mains sur ses hanches en haletant bruyamment. Malgré son excellente condition physique, elle sent la fumée des cigarettes et les excès d’alcool, qui la ronge de l’intérieur. De mauvais choix, elle le sait, mais ce sont ce genre de mauvais choix qui la portent, qui l’aident à se supporter, à oublier, pour se lever chaque matin. Elle sait, dans le fond, que sa culpabilité n’a pas lieu d’être. C’est également ce sur quoi insiste son psychologue, mais elle est bien trop butée pour écouter. Peut être aussi parce que jamais personne n’a daigné réellement répondre à ses questions, la laissant dans une fatale douleur, sans même connaître les derniers instants de feu son époux. Confidentiel, qu’on lui a dit. Ce confidentiel qui résonne dans sa tête alors qu’elle s’appuie à un banc pour s’étirer. Mais rapidement, la douleur revient, l’angoisse avec elle. Cette impression déplaisante d’oppresser, qui la fait chanceler. Haleter plus fort, plus vite, perdre pied jusqu’à finir étaler dans l’herbe , sur le dos, les genoux partiellement repliés, à fixer le ciel noir et les étoiles, ses mains venant se poser sur son visage, sur ses yeux. Souffrance.


uc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t978-it-doesn-t-matter-where-you-are-you-can-keep-my-regret-hayley
avatar


T. Lincoln Hayes
SEAL

♆ Messages : 134
♆ Feat. : john krasinski.
♆ Crédits : ironshy (ava); tumblr; old money (signature).

MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Sam 8 Sep - 20:52


Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!"
Hayley & Lincoln

L'entraînement avait appris à son corps à se contenter de peu de repos, d'être en éveil des heures durant sans devoir faiblir, de puiser dans ses ressources pour continuer d'être fonctionnel si la nourriture venait à manquer. Son entraînement l'avait préparé à pouvoir résister à à peu près tout, la torture, la coercition, la faim, la fatigue, la douleur. En théorie, ça l'a aussi préparé pour ce qui est arrivé, la perte de ses hommes mais ça ne change rien pour lui pourtant. La douleur il la sent, à chaque instant dès qu'il est conscient. La fatigue devient pesante, son corps réclame sa dose de mélatonine mais il refuse de lui en donner parce qu'il sait ce qui l'attend s'il ferme les yeux trop longtemps. S'il s'endort ils reviendront. Sauf s'il les noient dans suffisamment d'alcool pour les faire disparaître et il n'est pas vraiment du genre à faire ça. Il sait qu'une fois qu'il s'engagera sur cette pente, il sera difficile de remonter. C'est paradoxal ce qu'il ressent. D'un côté, il y a cette culpabilité qui le ronge, celle qui lui martèle sans cesse qu'il ne devrait plus être là lui aussi. Son psy lui dit que c'est normal, 'le complexe du survivant' que ça s'appelle. Il sait ce que ça veut dire, il n'est pas con mais ça ne l'empêche pas de se demander pourquoi lui s'en est sorti avec seulement une éraflure avec autant de balles qui ont fusées et pourquoi eux y sont restés. De l'autre, pour leur mémoire, il sait qu'il doit continuer, qu'il doit avancer et s'il le peut ou s'il en a l'occasion, les venger en envoyant ces salopards rejoindre leur créateur. Tant de choses contradictoires qui s'agitent en permanence dans sa tête.

Alors il sort, il erre, il arpente le bitume même en pleine nuit. Au moins il a moins de chance de croiser quelqu'un qu'il connaît comme ça, qui voudra savoir comment il va, s'assurer qu'il remonte la pente. Ça part d'une bonne intention, ça il le sait très bien, mais ça l'énerve qu'on puisse penser que si peu de temps suffise pour qu'il puisse se remettre d'une telle chose. Non il ne va pas bien, non il n'est pas sur le chemin de la guérison, il sourit parce qu'il sait qu'ainsi on va le laisser tranquille au moins. Comme si un sourire était la preuve irréfutable que sa santé mentale était encore intacte, blessée oui, mais encore présente. Ça le fait bien rire dans le fond, parce qu'il savait la réalité, les chiffres qu'on occultait encore de nos jours parce que le stigma, la différence de nos jours, ça faisait peur aux masses. Combien de suicides avaient pris de court certaines personnes, arguant que pourtant le suicidaire 'avait l'air d'aller bien, il souriait même, je ne comprends pas'. Sourire pour cacher sa détresse, son mal-être, quelque chose qui lui parlait bien ces derniers temps et auparavant déjà. On attend de vous que vous repreniez le cours de votre vie quoi qu'il arrive, parce que c'est ce que les personnes fortes font, et lui est censé l'être parce que c'est un SEAL, pas vrai ? On oublie toujours que même si oui ils sont une élite, qu'ils voient des choses que le commun des mortels ne peut que fantasmer grâce à des séries télés ou des films, ils n'en restent pas moins des êtres humains. Et lui en ce moment remet clairement en cause la sienne, d'humanité.

Il a marché longtemps, combien de temps il ne saurait même pas le dire, il n'a pas regardé sa montre en sortant, il ne la regarde pas maintenant non plus. Quelle différence ça ferait de savoir quelle heure il est et depuis quand il déambule, mains dans les poches, essayant de combattre sa fatigue pour ne pas avoir à revoir ces visages, d'entendre ces sons, de revivre ça encore une fois. Les somnifères n'y font rien, il sait qu'il pourrait se faire du fric en les revendant mais même s'il va mal, il n'en est pas au point de devenir un criminel. Puis qui sait, si vraiment un jour il n'en peut plus, ça pourrait servir. Bien qu'il ait aussi son arme s'il veut être certain de ne pas se rater. Mais comme dit, ça serait une sortie trop facile, ces gars lui cracheraient dessus s'ils savaient qu'il y pense. Putain ils lui manquent ces cons. On pourrait même dire ses cons à ce stade, vu qu'il passait souvent plus de temps avec eux que ces derniers avec leurs propres moitiés, pour ceux qui en avaient une. Un soupir las quitte ses lèvres alors qu'il entre dans le parc, histoire de continuer sa promenade nocturne. Pas âme qui vive de ce qu'il peut voir, normal en même temps, les gens normaux ou non intoxiqués ne viennent pas traîner dans ce genre d'endroits volontairement. Mais le silence ça lui convient bien, même si dans sa tête c'est tout l'opposé. Lincoln avance, en auto-pilote, un pied devant l'autre, encore, toujours. Mais les sens en éveil, question d'habitude, il entend un bruit suspect plus loin. Va-t-il prendre le risque d'aller voir ce qui se passe ? Bien évidemment, mais il ne s'attendait pas à tomber sur Hayley, ici, dans une telle posture. Lui aurait presque préféré trouver des petites frappes prêtes à le flinguer dans un accès de panique, tout sauf ça. Car il reconnaît là la douleur qu'il a en lui. Pourtant quelque chose en lui se débloque, l'instinct reprend le dessus et il approche doucement pour ne pas empirer les choses pour elle. « Hayley. » il l'appelle une première fois doucement, qu'elle prenne conscience de sa présence. « Hayley ! Hayley regarde-moi. » lance-t-il, cette fois avec plus de conviction dans la voix pour qu'elle sorte de sa bulle d'angoisse même si ça pouvait faire grandir la sienne. Il l'évitait depuis son retour il faut dire, pour des raisons évidentes. Qu'est-ce qu'il était censé lui dire qui pourrait la soulager ? Rien, et en plus il n'avait pas le droit de lui dire ce qui c'était réellement passé, le protocole et tout ça, vous savez.

by black arrow



≡ BEAUTIFUL DISASTER ≡

►When the storm rips you to pieces, you get to decide how to put yourself back together again; even if it means you'll have to share some of these pieces with someone else. ◄
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t844-tough-times-never-last-tough-people-do-lincoln
avatar


Hayley Samuels
NCIS

♆ Messages : 23
♆ Feat. : Emily Blunt
♆ Crédits : captain (Ava) + moi même (signa)
♆ Disponibilité RP : Lincoln • Hedelyn • Toi ?

MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Jeu 20 Sep - 19:56

Au milieu de la détresse, de la respiration difficile et des battements de coeur qui s’emportent, il y’a une voix, qui brise la nuit. Une voix connue. Pendant un instant, elle se demande si là encore, ce n’est pas un mirage, une hallucination, au milieu de sa peine. Les relents de sa vie passée, de sa vie où elle était encore mariée et heureuse. Quand Peter était encore là. Une voix qu’elle a longtemps cotoyé, plusieurs fois par an, à des repas ou des mondanités. Malgré les mois à s’isoler, malgré les mois à s’enfoncer, toujours plus profondément, toujours plus bas, elle la reconnait cette voix. Celle de Lincoln. Le chef d’équipe de Peter, mais plus largement son ami. Une fraternité entre les Marines, entre les SEAL. Un esprit d’équipe, une véritable cohésion. De celle dont d’autres épouses pouvaient être jalouses. Mais pas elle. Non, pas elle, parce que sa complicité avec Peter a toujours été plus forte que le reste. Plus forte que de la jalousie envers ses frères d’armes. Qu’elle connaissait, plus ou moins bien. Qui ont disparu, tout comme lui.

Elle est incapable d’ouvrir les yeux, pourtant. De dégager ses mains pour fixer de son regard le visage familier. La silhouette qu’elle devine comme s’approchant d’elle. Pourtant, la voix masculine gagne en intensité, s’exclame, lui somme de la regarder. Le regarder. Lui. Le seul survivant d’une mission dont on ne peut rien lui dire. Elle tente de calmer sa respiration, elle ne veut pas qu’il la voit comme ça. Elle ne veut pas qu’il constate à quel point elle est détruite. À quel point vivre est devenu une épreuve, une douleur, une torture. Elle fond en larmes, Hayley, aussitôt son angoisse maîtrisée. Elle fond en larme comme si elle était une adolescente avec son premier chagrin d’amour. Comme si elle était loin d’être la trentenaire accomplie qu’elle est aujourd’hui. Plus rien ne compte, plus rien n’a d’importance. La nuit l’enveloppe. Les enveloppe, même. La voix de Lincoln, qui résonne encore, alors qu’il s’approche, qu’il pose un genou à terre à côté d’elle. Elle ne parvient même pas à balbutier son prénom. Elle ne parvient même pas à lui adresser la parole. Il y a ses nerfs, poussés par quelques verres d’alcool, qui la noient complètement.

Pourtant, elle dégage ses mains de ses yeux. Ses yeux embués de larmes. Elle maîtrise ses spasmes alors qu’elle tourne le regard vers lui, incapable de calmer les larmes qui roule sur ses tempes jusqu’à ses cheveux, étant encore allongée sur le dos, sur l’herbe. « Vas… Vas t’en… » Elle est encore agité de la douleur de ses pleurs. Elle bégaye un peu, mais parvient à s’exprimer. Le voir, c’est lui rappeler à quel point la vie a été cruelle. À quel point elle peut s’en vouloir, pour tout ce qu’elle aurait dû faire. Pour tout ce qu’elle n’a pas fait. C’est lui mettre en plein visage ses échecs.
Alors elle se redresse, elle renifle, elle essuies ses joues et ses tempes, de ses doigts, finissant assise dans l’herbe. Elle n’ose pas croiser à nouveau son regard. Elle n’a pas de mouchoir, elle renifle encore. Elle sent l’alcool, elle le sait. S’ils restent trop proches, il le saura, lui aussi. Il percera à jour un de ses démons. La fraicheur de la nuit, la sueur de la course, rien de tout ça ne suffit à masquer les légers relents de vodka qui émanent d’elle. De celle qu’elle est devenue. Ou peut être, de la solitaire qu’elle a toujours été, dans le fond. Condamnée à finir de la sorte. Parfois, elle blâme le Très Haut. Elle blâme cette autorité divine en laquelle sa mère croit profondément. Elle demande au ciel pourquoi elle, pourquoi comme ça ?

« Rentre chez toi, Lincoln » Renchérit-elle, un peu froidement. Au fond, elle brule de lui balancer en plein visage sa colère, sa haine, sa hargne, sa douleur, aussi. De lui cracher tous ses ressentiments. Oui, cogner contre son torse, son visage, tout son être, avec force, avec véhémence. Mais non, elle se retient. Pour le moment. Il doit partir. La laisser là. La laisser se relever avec difficulté et tituber jusqu’à chez elle. Ombre d’elle même.


uc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t978-it-doesn-t-matter-where-you-are-you-can-keep-my-regret-hayley
avatar


T. Lincoln Hayes
SEAL

♆ Messages : 134
♆ Feat. : john krasinski.
♆ Crédits : ironshy (ava); tumblr; old money (signature).

MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Ven 21 Sep - 21:07


Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!"
Hayley & Lincoln

C'est difficile d'expliquer à quelqu'un d'extérieur ce que c'est que de faire partie des SEALs, déjà d'une part parce qu'en principe, leur entraînement est plus ou moins censé être un secret d'état mais surtout parce que pour réellement pouvoir comprendre, il fallait en faire partie, avoir vécu les mêmes choses au même moment. C'était un des fondements de leur identité, de leur ADN même. Simplement encore un peu plus poussé à l'extrême que dans le reste des forces armées si on peut dire. Ça commençait avant même d'officiellement rejoindre une équipe, pendant le stage d'entrée. On vous faisait comprendre qu'ensemble vous étiez plus forts, mais aussi plus faibles parce que le maillon faible donnait la cadence pour les autres. C'était donc un drôle de lien basé sur tout un tas de leçons parfois contradictoires et de sentiments qui l'étaient tout autant qu'ils entraient dans la bande et devenaient comme on dit, 'frères d'armes'. Mais maintenant Lincoln était orphelin, et non pas d'un mais de la quasi totalité de ces derniers. Seul lui et Der' avaient réussi à s'en tirer vivant de ce guet-apens qu'on leur avait tendu et il ne comprenait toujours pas comment ça avait pu se passer. Ça n'était pourtant pas faute de voir et revoir la scène se dérouler dans sa tête dès qu'il fermait l’œil plus de vingt secondes.

Un lion en cage, il en a bien l'air, même si ici, sa cage est plus métaphorique pour le coup puisque c'est son esprit. Il est libre de sortir, de faire ce qu'il veut puisqu'il n'a pas encore le droit de retourner sur le terrain, pas tant que son psy n'aura pas donné son aval. Ça le fait chier ça d'ailleurs et pas qu'un peu. Bien sûr il sait que c'est la procédure, que c'est pour éviter qu'il ne fasse une connerie en plein milieu d'une opération extérieure ou qu'il s'attire des emmerdes exprès pour que ça devienne physique et qu'il puisse exprimer sa douleur en cognant quelqu'un mais en attendant oui, d'être en quelque sorte mis à pied, ça le rend dingue. Il pourrait s'abrutir devant la télé, avec toutes les chaînes qu'il peut avoir, pas bien difficile de trouver un programme devant lequel il devrait pouvoir avoir assez d'intérêt pour mettre son cerveau sur pause quelques instants. Il pourrait aussi aller à la salle de sports pour s'entraîner et cogner un sac mais à tous les coups quelqu'un viendrait le voir pour discuter et lui n'en avait aucune envie. Un comble quand on sait combien Lincoln est sociable et affable en temps normal.

Mais plus rien ne lui semble normal justement à présent. Tout est compliqué, en apparence du moins et c'est ça qui l'énerve en plus. C'est de savoir qu'il pourrait ne pas être aussi affecté par tout ça, qu'il devrait remercier le destin ou dieu sait qui d'être encore en vie contrairement à ses hommes. Mais justement, lui prend plutôt ça comme un pied de nez sadique, de le forcer à continuer avec cette douleur qui le rongeait de l'intérieur. Et il ne voulait pas qu'on lui dise qu'il n'avait rien fait de mal, qu'il n'avait pas à se reprocher ce qui c'était passé ou encore qu'il ne devait pas se blâmer. Il voulait qu'on lui foute la paix mais ça ne l'avancerait à rien. Ça aussi il le savait, tout comme il savait qu'il devrait aller voir Frederik aussi, tôt ou tard, ou les moitiés de ses gars, dont faisait partie Hayley.

Il ne s'attendait vraiment pas à la trouver là, et certainement pas dans un tel état. Pas que ça le surprenne qu'elle le soit mais ça le confronte directement à sa propre douleur et forcément ça n'aide pas. Pourtant il va la voir quand même et essaye de la calmer au mieux. Il a déjà vu des crises similaires, un bleu qui pétait une pile confronté à la réalité du terrain et en un sens, c'était un peu ce qui se passait là avec Hayley. L'entendre devait remuer le couteau dans la plaie pour elle mais il ne pouvait décemment pas là laisser seule ici non plus. Il reste stoïque qu'elle parvient enfin à reprendre la parole pour lui dire de s'en aller mais quelque part, ça le blesse un peu (mais il n'a pas le droit de l'être dans le fond, alors il ne bronche pas). Il reste agenouillé près d'elle alors qu'elle semble s'apaiser un peu, assez en tout cas pour se redresser et calmer sa respiration. Il sent l'alcool oui, difficile de ne pas le sentir mais il n'en dit rien. Il s'en fiche même, si ce n'est qu'il a mal de la voir comme ça, par sa faute. Elle lui demande de rentrer, de la laisser seule et il indique d'un signe de la tête qu'il n'en fera rien. « Hors de question que je te laisse ici comme ça. » rétorqua-t-il simplement. Qu'elle le frappe si ça lui chantait, ça n'est pas comme s'il se défendrait ou ne penserait pas mériter qu'elle le fasse. Il n'avait pas pu sauver son mari, pas question qu'il en fasse de même avec elle aussi.

by black arrow



≡ BEAUTIFUL DISASTER ≡

►When the storm rips you to pieces, you get to decide how to put yourself back together again; even if it means you'll have to share some of these pieces with someone else. ◄
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t844-tough-times-never-last-tough-people-do-lincoln
avatar


Hayley Samuels
NCIS

♆ Messages : 23
♆ Feat. : Emily Blunt
♆ Crédits : captain (Ava) + moi même (signa)
♆ Disponibilité RP : Lincoln • Hedelyn • Toi ?

MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Lun 8 Oct - 12:00

Bien sur qu’il refuse, bien sur qu’il ne la laissera pas là, en proie à sa propre peine. Elle aurait dû s’en douter, mais elle a tout de même essayé. C’est plus facile de rejeter les autres que de les laisser embrasser vos peines et vos souffrances. Surtout Lincoln. Elle ne le juge pas spécialement responsable, parce qu’en vérité, elle ne sait pas ce qu’il s’est passé. La seule évidence qui s’impose à elle, c’est qu’il était là, qu’il sait et qu’il ne peut rien lui dire. Qu’il ne veut rien lui dire. Au diable le secret défense, au diable le confidentiel, n’y a t-il pas prescription lorsque la mort de l’être aimé entre en jeu ? Peter ne pourra plus jamais parler, ne pourra jamais trahir le secret de la mission lui ayant couté la vie, alors à quoi bon rester silencieux là dessus ?

« Pourquoi ? Pourquoi, Lincoln ? POURQUOI ! » Beugle t-elle, les joues encore humides de ses larmes, alors qu’elle finit par attraper son col, dans un élan de violence. Pourquoi a t-il fallut que Peter y laisse la vie ? Pourquoi faut-il qu’elle regrette encore aujourd’hui ? Bien sur, le temps est largement passé, elle a commencé à passer à autre chose, à tenter de reprendre sa vie en main, mais par moment, comme ce soir, la douleur lui revient en pleine figure. Du haut de sa solitude, de sa froideur. Toutes ces sensations et cette culpabilités qui lui font l’effet d’une violente gifle, pour lui rappeler à quel point elle a pu merder. Ce soir, cette nuit, n’est qu’une énième nuit de souffrance, comme elle en connait tant d’autre. Elle refuse d’aller voir un psychologue, de parler de ce qui ne va pas, d’admettre tout haut ce qui lui agite l’esprit. Le déni est bien plus simple, lorsqu’il ne vous torture pas. « Pourquoi est-ce que tu ne peux pas me dire ce qu’il s’est passé hein ?! » Renchérit-elle, toujours accrochée à son col, toujours en proie à son propre désespoir.

Elle sait que toute sa colère ne rime à rien, parce qu’il ne parlera pas pour autant. Parce qu’il a signé des accords, probablement. Elle en sait quelque chose, ayant une bonne partie de son métier lui aussi confidentiel. Pourtant, elle a la sensation que savoir lui apporterait un peu de paix. L’ignorance est pire. Parlait-il d’elle ? A t-il dit quelque chose avant de mourir ? Est-ce que Lincoln a au moins pu lui parler, à ce moment là ? Tant d’interrogations qui la maintiennent éveiller, bien des nuits, à se retourner complètement le cerveau. À s’épuiser jusqu’à sombrer, de fatigue. « Vas t’en Lincoln ! Je ne veux plus que tu m’approches tant que tu ne pourras pas me répondre honnêtement ! » Elle relâche son col, brandit un index accusateur et tente de se relever. Elle chancelle, autant à cause de l’alcool que de l’épuisement de sa course, associée à ses larmes, à sa peine palpable. Le Marines se redresse aussi, et elle s’accroche machinalement à son épaule pour ne pas s’écrouler sur le sol. Hayley renifle, se frotte le nez un instant pour tenter de retrouver un peu de contenance. En vain. Ses espoirs son vain, son comportement là pour sauver les meubles ne rime à rien. Dans le fond, elle s’en veut, qu’il l’ait vu ainsi, au comble de sa déchéance et de sa peine. Elle se sent pitoyable et honteuse, guidée par une profonde colère qui ne demande qu’à sortir. Frapper, cogner à s’en faire mal, juste pour se concentrer sur une autre douleur qui celle qui agite ses tripes et son esprit. La facilité de la fuite.


uc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t978-it-doesn-t-matter-where-you-are-you-can-keep-my-regret-hayley
avatar


T. Lincoln Hayes
SEAL

♆ Messages : 134
♆ Feat. : john krasinski.
♆ Crédits : ironshy (ava); tumblr; old money (signature).

MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Mer 10 Oct - 14:48


Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!"
Hayley & Lincoln

Il a laissé tomber ses hommes là-bas, tous autant qu'ils étaient, alors évidemment qu'il ne comptait pas en faire de même face à elle. Il n'y était pour rien dans tout ça, la faute à pas de chance, au hasard et au karma allez savoir. Lui même ne savait plus réellement à quoi il devait s'en prendre dans cette histoire, si ce n'est à sa pomme. C'était lui qui était censé les protéger, éviter qu'une telle chose n'arrive mais même avec tout la meilleure volonté du monde, il n'aurait pas pu changer l'issue de ce guet-apens qu'on leur avait tendu et dont seuls Der et lui s'en étaient miraculeusement sortis "indemnes". Bien sûr que c'était loin d'être réellement le cas, on ne revient pas après une telle tragédie tout en étant le même homme, et je ne parle pas ici de son intégrité physique mais bien psychologique. Il devait se coltiner ces séances chez le psy et tout ce qu'il voulait faire lui c'était de pouvoir retourner sur le terrain pour tenter d'oublier en continuant de sauver d'autres vies mais ça n'était pas comme ça que l'Armée tournait. De nos jours tout était fait pour éviter les incidents qui pourraient venir entacher l'image et la réputation de cette institution et même s'il le comprenait, ça l'emmerdait bien fort toutes ces procédures et ce qu'il considérait dans le fond comme une intrusion personnelle.

Alors oui, il reste là avec elle même s'il doit bien être la dernière personne sur Terre qu'elle ait envie de voir en ce moment. Pourquoi ? Oh cette question il se la pose sans arrêt depuis que c'est arrivé. Elle revient telle un leitmotiv jour et nuit dans son esprit. Pourquoi est-ce qu'il s'en est sorti ? Pourquoi n'ont-ils rien vu venir ? Pourquoi est-il encore là ? Pourquoi eux ? Il ne bouge pas quand elle saisit son col, il est même prêt à la laisser le frapper si ça peut la défouler, il s'en fout de la douleur de toute façon. La physique bien entendu, celle-là s'estompe avec le temps, le corps est fait comme ça. La douleur intérieure celle-là malheureusement, elle est bien plus insidieuse et plus tenace. Il sait les ravages que ces maux là peuvent engendrer si on les tait trop longtemps ou qu'on tente de les ignorer. Combien de compagnons d'armes il a déjà vu sombrer après un traumatisme sur le terrain ? Il a arrêté de compter depuis le temps et il espérait, bêtement, qu'il n'aurait pas à passer par là un jour et pourtant c'est bel et bien là qu'il en est rendu aujourd'hui. Il espère presque qu'elle va finir par s'en prendre à lui alors qu'elle reprend la parole pour lui demander pourquoi il ne lui dit rien. Il y a le sceau du secret bien entendu, qui entre en ligne de mire ici, ces infos là ne devaient pas être dévoilées car qui sait ce que ça pourrait avoir comme conséquences après si elle en parlait à d'autres si elle se trouvait à nouveau dans un tel état mais tombant sur quelqu'un qui pourrait en faire mauvaise usage ou un scandale. Lui aimerait pouvoir lui dire, croyez-le bien, il estimait que c'était la moindre des choses qu'elle sache ce qui c'était passé mais est-ce que ça lui apporterait un quelconque soulagement de savoir ? Il s'interrogeait, lui savait et ça ne l'aidait en rien, c'est le moins que l'on puisse dire.

A nouveau elle l'invective, le sommant de s'en aller et de la laisser tranquille tant qu'il ne pourra rien lui dire mais il ne bouge pas. Pas avant qu'elle ne se redresse après avoir relâché son col et manque de vaciller. Il tend ses mains pour la rattraper au besoin mais n'entre pas en contact direct avec elle, il ne voulait surtout pas envenimer les choses pour elle. Il la laisse cependant s'appuyer sur lui ensuite, parce qu'il se doute qu'elle n'a plus la force de se tenir debout par elle-même dans son état. Une pensée tendancieuse vu les circonstances, lui traverse l'esprit. Non, pas comme vous l'entendez en lisant ce mot non, mais plus parce qu'il sait qu'il ne devrait pas avoir ce genre de pensées à ce moment là et pour elle. Il ne peut pourtant que constater que même ainsi, il voit toujours dans son regard sa force, que la douleur n'arrive pas à lui faire perdre sa beauté. C'est complètement débile et déplacé comme réflexion mais en ce moment, son cerveau ne fait plus réellement grand-chose de logique alors bon. « Tu veux vraiment savoir ce qui c'est passé ? Tu penses que ça t'aidera? » demanda-t-il simplement à la jeune femme, soutenant son regard pour y lire sa réponse. Oui, il était prêt à désobéir si ça pouvait apporter ne serait-ce que la moindre once de soulagement pour elle. Quitte à ce qu'il se fasse virer par la suite mais il estimait qu'elle avait le droit de savoir comment son mari était mort, servant son pays certes, mais mort pour rien quand on y regardait bien.
by black arrow



≡ BEAUTIFUL DISASTER ≡

►When the storm rips you to pieces, you get to decide how to put yourself back together again; even if it means you'll have to share some of these pieces with someone else. ◄
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://never-fall.forumactif.org/t844-tough-times-never-last-tough-people-do-lincoln


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» une recette bonne et pas chere...le pain de viande
» LOU PAN GROUMAND (pain gourmand)
» Crise du Pain !!!!
» No pain in your future. [Pv Sip]
» La nature en sommeil... [pv Hypnos]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
We Will Never Fall :: Virginia Beach, our beloved city :: Northwest-
Sauter vers: