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 Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)

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Hayley Samuels
NCIS

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MessageSujet: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Sam 8 Sep - 20:34

Les jours, les semaines, les mois qui défilent n’y change rien. Hayley demeure dans un état second, partiellement absente de sa propre vie. Les regrets, la nostalgie, la peine, tel un poids sur sa poitrine. Presque trois mois, désormais et pourtant, elle se sent incapable de réellement avancer. Le NCIS l’a forcé à voir un psychologue, à parler de tout ça, pour ne pas finir par exploser totalement en une violente crise de nerfs. La vérité, c’est qu’elle a fait tout ce qui est en son pouvoir pour continuer de travailler. Son véritable deuil, les funérailles, puis une cérémonie officielle quelques temps après, ont suffit. Elle ne voulait pas de journées seule chez elle, chez eux, avec les petits plats qu’on lui offrait gracieusement. Ses voisins, beaucoup, de la famille aussi. Parce que dans le voisinage, Peter et elle étaient le couple fard, admiré et agréable. Ceux qu’on suivaient du regard lors de leur jogging matinal, en souriant, courant au même rythme. Peter qui se proposait souvent pour aider les uns et les autres. Toujours très altruiste. La joie de vivre du couple, qui songeait de plus en plus à avoir un enfant, malgré les risques de leurs profession. L’envie de se stabiliser réellement.

Aujourd’hui, lorsqu’elle regarde autour d’elle, son environnement, Hayley ne voit que le vide. La maison, trop calme, sans la joie de vivre de Peter, lorsqu’il était sur le sol américain. Lorsqu’il était auprès d’elle. Elle ne voit que les petits travaux qu’il avait laissé, ça et là, qu’elle n’a toujours pas pu déplacer. Les photos qu’elle n’a pas caché ou encore les vêtements dans le dressing. Elle voit chacune de ses traces de vie et ce soir, en jogging sur le canapé, la tête enfouit dans ses mains, les coudes sur ses cuisses, elle sent l’angoisse monter en elle. Une nouvelle fois. Comme trop de soirées où elle rentre de l’agence, épuisée par une longue journée. Avant le drame, elle aimait rentrer chez elle, même lorsque Peter était à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, sa seule consolation est un peu de pizza froide et une bouteille de vin, qui souvent, se transforme en bouteille de vodka, jusqu’à ce qu’elle finisse par black out sur le canapé, s’endormant comme une masse. Il n’y a que ce sommeil là, durant lequel elle ne pense pas. Elle ne réfléchit pas. Elle ne regrette pas.

Mais ce soir, malgré la vodka flottant dans son haleine, elle comprend qu’elle n’arrivera pas à fuir cette énième crise d’angoisse qui la menace. Alors elle gagne sa chambre, enfile un legging de course, des chaussures, un débardeur et s’élance, à même l’heure tardive, à l’extérieur. En pleine nuit elle sait que personne ne sera là pour la juger, pour avoir pitié d’elle voir pour l’alpaguer. Écouteur sur les oreilles, elle fait résonner une musique rock assez violente, pour tout oublier. Chasser au loin ses démons.
Elle court. Toujours plus vite. Elle traverse un parc, une partie du quartier, elle fait des tours et des détours, concentrée sur son souffle. Oubliant la douleur de l’effort et ses pensées néfastes. Elle accélère. Elle accélère encore, au rythme de la musique, dans la dernière ligne droite la séparant d’un petit bout du parc non loin du quartier où elle vit. L’endroit où d’ordinaire elle termine sa course pour faire quelques étirements. C’est exactement ce qu’elle fait alors que la chanson la portant totalement ralentit pour se terminer. Terminant sa course, elle termine essoufflée dans le parc, calant ses mains sur ses hanches en haletant bruyamment. Malgré son excellente condition physique, elle sent la fumée des cigarettes et les excès d’alcool, qui la ronge de l’intérieur. De mauvais choix, elle le sait, mais ce sont ce genre de mauvais choix qui la portent, qui l’aident à se supporter, à oublier, pour se lever chaque matin. Elle sait, dans le fond, que sa culpabilité n’a pas lieu d’être. C’est également ce sur quoi insiste son psychologue, mais elle est bien trop butée pour écouter. Peut être aussi parce que jamais personne n’a daigné réellement répondre à ses questions, la laissant dans une fatale douleur, sans même connaître les derniers instants de feu son époux. Confidentiel, qu’on lui a dit. Ce confidentiel qui résonne dans sa tête alors qu’elle s’appuie à un banc pour s’étirer. Mais rapidement, la douleur revient, l’angoisse avec elle. Cette impression déplaisante d’oppresser, qui la fait chanceler. Haleter plus fort, plus vite, perdre pied jusqu’à finir étaler dans l’herbe , sur le dos, les genoux partiellement repliés, à fixer le ciel noir et les étoiles, ses mains venant se poser sur son visage, sur ses yeux. Souffrance.


uc.
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T. Lincoln Hayes
SEAL

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MessageSujet: Re: Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!" (Linley)   Sam 8 Sep - 20:52


Pain's just nature's way of saying "Hey, you're alive!"
Hayley & Lincoln

L'entraînement avait appris à son corps à se contenter de peu de repos, d'être en éveil des heures durant sans devoir faiblir, de puiser dans ses ressources pour continuer d'être fonctionnel si la nourriture venait à manquer. Son entraînement l'avait préparé à pouvoir résister à à peu près tout, la torture, la coercition, la faim, la fatigue, la douleur. En théorie, ça l'a aussi préparé pour ce qui est arrivé, la perte de ses hommes mais ça ne change rien pour lui pourtant. La douleur il la sent, à chaque instant dès qu'il est conscient. La fatigue devient pesante, son corps réclame sa dose de mélatonine mais il refuse de lui en donner parce qu'il sait ce qui l'attend s'il ferme les yeux trop longtemps. S'il s'endort ils reviendront. Sauf s'il les noient dans suffisamment d'alcool pour les faire disparaître et il n'est pas vraiment du genre à faire ça. Il sait qu'une fois qu'il s'engagera sur cette pente, il sera difficile de remonter. C'est paradoxal ce qu'il ressent. D'un côté, il y a cette culpabilité qui le ronge, celle qui lui martèle sans cesse qu'il ne devrait plus être là lui aussi. Son psy lui dit que c'est normal, 'le complexe du survivant' que ça s'appelle. Il sait ce que ça veut dire, il n'est pas con mais ça ne l'empêche pas de se demander pourquoi lui s'en est sorti avec seulement une éraflure avec autant de balles qui ont fusées et pourquoi eux y sont restés. De l'autre, pour leur mémoire, il sait qu'il doit continuer, qu'il doit avancer et s'il le peut ou s'il en a l'occasion, les venger en envoyant ces salopards rejoindre leur créateur. Tant de choses contradictoires qui s'agitent en permanence dans sa tête.

Alors il sort, il erre, il arpente le bitume même en pleine nuit. Au moins il a moins de chance de croiser quelqu'un qu'il connaît comme ça, qui voudra savoir comment il va, s'assurer qu'il remonte la pente. Ça part d'une bonne intention, ça il le sait très bien, mais ça l'énerve qu'on puisse penser que si peu de temps suffise pour qu'il puisse se remettre d'une telle chose. Non il ne va pas bien, non il n'est pas sur le chemin de la guérison, il sourit parce qu'il sait qu'ainsi on va le laisser tranquille au moins. Comme si un sourire était la preuve irréfutable que sa santé mentale était encore intacte, blessée oui, mais encore présente. Ça le fait bien rire dans le fond, parce qu'il savait la réalité, les chiffres qu'on occultait encore de nos jours parce que le stigma, la différence de nos jours, ça faisait peur aux masses. Combien de suicides avaient pris de court certaines personnes, arguant que pourtant le suicidaire 'avait l'air d'aller bien, il souriait même, je ne comprends pas'. Sourire pour cacher sa détresse, son mal-être, quelque chose qui lui parlait bien ces derniers temps et auparavant déjà. On attend de vous que vous repreniez le cours de votre vie quoi qu'il arrive, parce que c'est ce que les personnes fortes font, et lui est censé l'être parce que c'est un SEAL, pas vrai ? On oublie toujours que même si oui ils sont une élite, qu'ils voient des choses que le commun des mortels ne peut que fantasmer grâce à des séries télés ou des films, ils n'en restent pas moins des êtres humains. Et lui en ce moment remet clairement en cause la sienne, d'humanité.

Il a marché longtemps, combien de temps il ne saurait même pas le dire, il n'a pas regardé sa montre en sortant, il ne la regarde pas maintenant non plus. Quelle différence ça ferait de savoir quelle heure il est et depuis quand il déambule, mains dans les poches, essayant de combattre sa fatigue pour ne pas avoir à revoir ces visages, d'entendre ces sons, de revivre ça encore une fois. Les somnifères n'y font rien, il sait qu'il pourrait se faire du fric en les revendant mais même s'il va mal, il n'en est pas au point de devenir un criminel. Puis qui sait, si vraiment un jour il n'en peut plus, ça pourrait servir. Bien qu'il ait aussi son arme s'il veut être certain de ne pas se rater. Mais comme dit, ça serait une sortie trop facile, ces gars lui cracheraient dessus s'ils savaient qu'il y pense. Putain ils lui manquent ces cons. On pourrait même dire ses cons à ce stade, vu qu'il passait souvent plus de temps avec eux que ces derniers avec leurs propres moitiés, pour ceux qui en avaient une. Un soupir las quitte ses lèvres alors qu'il entre dans le parc, histoire de continuer sa promenade nocturne. Pas âme qui vive de ce qu'il peut voir, normal en même temps, les gens normaux ou non intoxiqués ne viennent pas traîner dans ce genre d'endroits volontairement. Mais le silence ça lui convient bien, même si dans sa tête c'est tout l'opposé. Lincoln avance, en auto-pilote, un pied devant l'autre, encore, toujours. Mais les sens en éveil, question d'habitude, il entend un bruit suspect plus loin. Va-t-il prendre le risque d'aller voir ce qui se passe ? Bien évidemment, mais il ne s'attendait pas à tomber sur Hayley, ici, dans une telle posture. Lui aurait presque préféré trouver des petites frappes prêtes à le flinguer dans un accès de panique, tout sauf ça. Car il reconnaît là la douleur qu'il a en lui. Pourtant quelque chose en lui se débloque, l'instinct reprend le dessus et il approche doucement pour ne pas empirer les choses pour elle. « Hayley. » il l'appelle une première fois doucement, qu'elle prenne conscience de sa présence. « Hayley ! Hayley regarde-moi. » lance-t-il, cette fois avec plus de conviction dans la voix pour qu'elle sorte de sa bulle d'angoisse même si ça pouvait faire grandir la sienne. Il l'évitait depuis son retour il faut dire, pour des raisons évidentes. Qu'est-ce qu'il était censé lui dire qui pourrait la soulager ? Rien, et en plus il n'avait pas le droit de lui dire ce qui c'était réellement passé, le protocole et tout ça, vous savez.

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